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Le 15e festival Blues & Polar se déroulera du jeudi 24 au samedi 26 août 2017 à Manosque sur le thème de "La cuisine des mots". La chapelle de Toutes-Aures et le parc de La Rochette accueilleront les soirées du festival.


Articles de cette Rubrique


Lecture pour TOUS

Editions 2015 à 2013

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Edition 2011

Comité de lecture
Edition 2011
L’amour fou
En 2011 - L’amour fou

Ecrivains actuellement en cours de lecture :

- Alexia Barrier "Planète océan en solitaire.
- Patrick Bauwen "Seul à savoir" (éditions Albin Michel).
- Sam Bernett "Rock’n’roll circus" (éditions le Rocher).
- Karim et Daniel Berthet " Justice aux poings" (auto-édition)
- Fabienne Boulin-Burgeat : Le dormeur du Val (éditions Don Quichotte).
- Philippe Carrese : Une belle histoire d’amour (éditions Fleuve noir) 2003.
- Me Gilbert Collard : Le dictionnaire des erreurs judiciaires (éditions Plon).
- Henri Coupon "La juive noire" (éditions Aubéron).
- Nicole Delor : Dis moi de mentir préfacé par Marcel Ruffo (éditions Jacques-Marie Laffont).
- Antoine de Caunes : Dictionnaire amoureux du rock. (éditions Plon).
- Julien Delli Fiori : Ascenseur pour le jazz (éditions de La Martinière).
- Dominique Dyens "intuitions" (éditions Héloïse d’Ormesson)
- Dom Michel Pascal : A quoi servent les moines ? (éditions Bourin).
- René Frégni : La fiancée des corbeaux (éditions Gallimard) et L’été (éditions Denoël).
- Karine Giebel : Meurtres pour rédemption (éditions Fleuve noir).
- Franz-Olivier Giesbert : Un très grand amour (éditions Gallimard).
- Jacques Gélat : Le traducteur amoureux et Le plaisir du diable (éditions José Corti).
- Maurice Gouiran : Franco est mort jeudi (éditions Jigal).
- Hélène Ladier "Nouvelle lune" (premier roman).
- Patrick Lapeyre Prix Fémina 2010 : La vie est brève et le désir sans fin.
- Bernard Loyer : L’Hiverne.
- Frank Membribe : Rififi pour une sacrée guitare (éditions Rouge Safran) et "Coup de foehn" (éditions Krakoen).
- François Missen "Grands reporters" le coffret DVD des Prix Albert Londres (éditions Monyparnasse)
- Agnès Olive : La mort naturelle. (éditions Stock).
- Pierre Pelot : Maria (ditions Héloïse d’Ormesson).
- Jean-Claude Roméra : La neige était tiède.
- Claude Sérillon : Une femme coupable (épuisé)..

Interview du 2 février 2011 La Provence :

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En attendant la sélection définitive des ouvrages, le comité de lecture s’active ! vous trouverez ici nos impressions.

Le dormeur du Val – Fabienne Boulinb Burgeat (Ed. Don Quichotte)L’affaire Robert Boulin.

Drôle d’impression à la lecture de ce livre !
Magouilles politiques, corruption, mensonges, manipulation de la Justice…
Et tout cela mis à jour par Fabienne Boulin Burgeat, démontrant que tout a été fait pour que son père n’accède pas au poste auquel il semblait destiné.
Pas moins de 77 anomalies dans les procédures pénales.
Et tout cela avec, en filigrane, les hommes politiques « amis » de son père, Robert Boulin. Certains -et pas des moindres- sont toujours vivants. Ils nous ont gouverné il y a peu. D’autres sont morts, de leur belle mort.
Mais quand on remue un peu on trouve des gens ou des organismes de sécurité qui ont fait parler d’eux, notamment pendant la guerre d’Algérie.
Il ne faut pas oublier que Robert Boulin participait du système. Fabienne Boulin Burgeat a eu le courage de démonter l’affaire et de la livrer au public. On apprend beaucoup de choses sur les réseaux « d’amitié » politique et ce n’est pas du tout beau.

Marc DONATO.

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ça y est ! Le livre d’entretien "A quoi servent les moines ? réalisé par Charles Wright avec le moine bénédictin du Prieuré de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence) Dom Michel Pascal - qui sera un des invités du 9e festival Blues & Polar à Manosque, vient de sortir.
L’ouvrage sera disponible en librairie à partir du 15 avril.
Pour en avoir un avant-goût, vous pouvez vous rendre ici : http://aquoiserventlesmoines.blogspot.com


Dans son roman intitulé « La neige était tiède », Jean-Claude Roméra nous raconte l’enfer vécu par un couple qui se désagrège complètement après avoir perdu tragiquement ses deux enfants, ses deux amours.
L’ambiance pédagogique à la Pagnol se situe autour de Riez et les personnages sont tous des portraits colorés typiques des Alpes de Haute Provence (sans oublier les adeptes de la secte locale !).
Ce roman noir psychologique pourrait être un excellent polar mais l’histoire change de cap et la fin nous laisse un peu sur notre faim… Mais qui donc a tué le chien Truck ??

Aude Locher.

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Alexia Barrier est intrépide et motivée ; elle fait partie de ceux qui croît que tout individu peut contribuer à sauver le monde et c’est très bien ainsi. Mieux : son récit est pédagogique, initiatique ; elle espère créer des vocations. Nous ne pouvons que l’en féliciter et nous invitons les amoureux de la mer, des grands espaces et du dépassement de soi à partager son aventure dans « Planète océan en solitaire ».
Grand récit de vie, grand récit d’espoir, grand récit de solitude partagée avec autrui…

Aude Locher.

Bernard LOYER "L’Hiverne". Des cascades de phrases ,des torrents de mots, voila un roman qui nous promene dans ces superbes montagneS de 1820 à1848 ; allez à la rencontre de ces montagnards merveilleux ! que du bonheur à quand le prochain !!.
Lorette TISSIER.

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Hélène Ladier "Nouvelle lune" (premier roman).

On ne peut qu’encourager l’écriture mais laisser passer les fautes ça me désole.
Entre réel et imaginaire, passé et présent, j’ai eu du mal à finir le livre.
Burlesque, fantastique, polar, roman ??? Difficile de classer.
Ne correspond pas au thème de cette année.

Joëlle RENE.

Je n’ai pas aimé et ne suis pas allée plus loin qu’une vingtaine de pages.

Lorette TISSIER.

Si on aime les araignées on est servi ; si on en a la phobie on ne dépasse pas la vingtième page !
Si on connaît la psychiatrie, on peut savoir si c’est réel dans ce livre sinon c’est inquiétant !
L’imaginaire sordide et le réel se mêlent et on s’y perd.
(Quelques fautes d’orthographe à corriger).

Françoise MATON.

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Patrick Bauwen "Seul à savoir" (éditions Albin Michel).

Si vous pensez que polar rime avec ringard, c’est que vous n’avez pas encore rencontré Patrick Bauwen ! Dans son dernier roman, ‘Seul à savoir’, il vous entraine dans les méandres de Facebook, du service des urgences de l’Hôtel-Dieu à Paris à Laguna Beach en Californie. Son texte enlevé, bien documenté vous fait côtoyer aussi bien un parrain mexicain que le FBI ou le monde de la chirurgie orthopédique de demain.
Où est le fil conducteur de tout cela ? L’amour fou de Nathan pour Marion au-delà des frontières, au-delà des années, au-delà de la vie…
Patrick Bauwen nous entraîne là où on ne s’y attend pas, virevolte avec brio dans son polar haletant, romantique et plein de surprises.
A conseiller absolument !

Aude Locher.

Ce thriller nous emmène de rebondissements à n’en plus finir vers une folle histoire d’amour. Un roman fantastique !

Lorette TISSIER.

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La fiancée des corbeaux de René Frégni (éditions Gallimard) :

Pour ses débuts dans la grande maison qu’est Gallimard, René Frégni nous livre avec La fiancée des corbeaux, un roman d’une belle facture littéraire, comme une balade au fil du temps qui s’écoule, sans véritable intrigue, mais avec une magie du verbe et des mots qui nous emporte dans un flot d’émotion dès les premières pages.
Un roman qu’on n’arrive plus à quitter, qui sent bon le sud, Marseille et la Haute-Provence hors des clichés rebattus, avec la justesse d’âme de ceux qui savent ouvrir les yeux, humer l’air du Vieux-Port avant un match de l’OM, et l’humus d’un sous-bois du côté de Banon, mais aussi apprécier la finesse d’une pâte à pizza dans une pizzeria du Panier, ou la vigueur d’un aïoli du côté de Manosque… du moment qu’il y a en face de soi, un être d’amour ou de respect. Merveilles sucrées dans une vieille assiette creuse ou P38 dans la poche du veston Armani…
Des phrases qui s’égrènent à la Giono à l’image du flamboyant poème qu’est l’Automne, et où les personnages nous semblent familiers et proches.
Mais il y a parfois au creux d’une phrase, le mot de tous les dangers ; celui qui nous fait plonger dans la folie, la détresse, le souvenir lointain et douloureux, avant de rallier les jolis yeux bleus d’Isabelle. Des mots terriblement vrais que nous avons tous croisés, ou croiserons un jour, car ainsi va la vie, inexorablement.
Un roman terriblement humain qui fleure bon la terre d’ici et les vrais sentiments !

Jean-Pierre Tissier.

"La fiancée des corbeaux" : c’est un roman touchant plein de tendresse et d’amour. L’écriture est belle et son roman nous plonge dans cette haute Provence que nous aimons où tout est violence : le froid, le soleil, le ciel et même les sentiments parfois.... l’auteur se met à nu avec beaucoup d’élégance. C’est un beau moment de lecture.

Anne-Marie Koening.

« La fiancée des corbeaux » est le journal de vie contemplatif d’un écrivain manosquin. Le lecteur y est invité à partager les joies, les peines, les pensées et les fantasmes de l’auteur, René Frégni. Au fil des pages est décrit le chemin d’un homme, un peu voyeur, qui se retire de plus en plus du monde pour ne vivre qu’au temple des mots.

Aude Locher.

Maria de Pierre PELOT - Editions Héloïse d’Ormesson.

Dans les vosges, sur fond d’occupation nazie, Maria ; jeune institutrice ; va subir les sévices impliqués aux femmes de "collabo". Toute sa vie, elle gardera le silence jusqu’à ce qu’un journaliste lui permette de réveiller ce douloureux passé avec son lot de révélations.
Les apparences sont trompeuses !!!
Ce livre est assez prenant, bien écrit et sensible. Cependant, il m’a laissé un sentiment de déjà vu ou lu.
Maria : aurait pu convenir à un thème précédent de Blues & Polar.

Joëlle RENE.

Les amoureux des Vosges et du roman historique y trouveront leur compte… Les amoureux de la France profonde aussi.
Une histoire de plus sur la France occupée… Mais une histoire pas comme les autres sur ces femmes de la France pendant la dernière guerre.
Il le fallait car les pages de l’histoire des Vosges est un peu longuette.
Heureusement, le dénouement est à la hauteur.
L’héroïne - à plusieurs sens – se révèle au fil des pages : des dernières, surtout. Doit-on l’admirer ? la plaindre ? La blâmer ? Chacun appréciera.
Le style est parfois déroutant.

Marc DONATO.

Roman sympa, axé sur l’histoire des Vosges et plus marquée pendant l’occupation en 40 par les allemands.
N’est pas adapté au thème de "l’amour fou", mais plutôt : "se méfier des apparences".

Louis Buisson.

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Promets-mois de mentir de Nicole DELOR - Jean-Marie LAFFONT Editeur
Préface Marcel RUFFO

J’ai aimé et lu très vite cette belle et triste histoire de famille :

Camille, nouvelle voisine de Raphaël et de ses deux enfants, se lie d’amitié avec ce discret voisin. Pas d’épouse , disparue dit-on ! mais l’aurait-il tuée ? -Le mutisme de la petite Manon ? - Autant de questions qui poussent Camille à chercher des indices. Au fil des pages, l’auteure nous amène vers un aspect insoupçonné de l’amour fou d’un homme pour son épouse : il respecte sa volonté de protéger les enfants en leur cachant un douloureux secret.

Camille va tout faire pour qu’une ultime rencontre familiale ait lieu avec son lot d’émotions, d’amour, de tristesse.

Rien d’un polar, une quête de vérité et beaucoup d’amour.

Joëlle RENE.

« Vérités égarées » de Nicole Delor :

c’est l’histoire, sur fond de calanques, d’un homme et de sa jeune maîtresse de vingt ans, Laure. Adrien, notre héros, ne désire pas s’engager. Mais voilà, lorsque le cœur en a décidé autrement, la vie peut vous mener de gauche et de droite, vous faire épouser l’un ou avoir des enfants de l’autre mais, au final, un amour fou incrusté dans notre chair ne s’oublie jamais.
Un roman qui se lit très facilement et dont on attend, avec impatience, le dénouement…

Aude Locher.

Une femme coupable de Claude Sérillon - GRASSET

Lecture facile sans grand suspense.
Un homme amoureux fou d’un jeune femme lui demande de le tuer de peur de se voir délaissé. Celle-ci exécute ce meutre sans regret, ne tenant pas compte des règles de vie de ls société et bénéficiant de la couverture de notable pour ne pas être inquiétée par la justice.

Bernadette BUISSON.

Ce livre peut entrer dans le cadre de l’amour Fou ;
Claire cède au désir de son amant éperdu en le tuant, le laissant "crever" seul dans une rue sordide de Bangkok.
Pour elle ni amour ni haine : une sorte de contrat entre eux deux - Mourir d’aimer -
La froideur de Claire et son attitude ne laissent pas de glace : elle fait le voyage de Thailande en France et accompagne le corps jusqu’à sa dernière demeure, cotoie la famille du défunt, sans le moindre remords. Elle ne craint pas l’avenir et rien ne perturbe son quotidien.
Elle fascine les hommes qui la cotoient et ne la dénoncent pas.
J’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire qui ne m’a pas passionnée.

Joëlle RENE.

"Sad sunday" de Gilles VINCENT :

bon policier sur la vengeance.

Louis Buisson.

Chiens de sang de Karine GIEBEL - Editions Fleuve Noir.

Un scénario qui donne une impression de déjà vu, beaucoup de lieux communs et un style un peu trop moralisateur à mon goût pour un roman policier.

Françoise MATON.

Une belle histoire d’amour qui finit bien de Xavier Deutsch :

C’est l’histoire de trois amis de lycée inséparables qui se retrouvent dans la « vraie vie » contre vents et marées et qui nous entraînent dans une intrigue que nous avons parfois du mal à suivre mais dont ils sortiront encore plus proches qu’auparavant.
Xavier Deutsch nous narre parallèlement amours tordus, amour fou, déceptions, intrigues et vengeances qui ne se veulent que justice…
Son roman écrit dans une langue riche et précise est une partie de cartes entre milieux qui ne se mélangent pas et où le dénouement final nous laisse un peu perplexe car qui perd, qui gagne à un jeu de dupes ?

Aude Locher.

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La mort naturelle" d’Agnès Olive :
Editions STOCK.

La mort naturelle" est une histoire racontée dans un torrent de mots : un récit d’amitié, de flirts insignifiants et d’amour fou que Marie finira par trouver à contre-courant. Agnès Olive a de l’humour et elle nous entraîne facilement dans ce récit intimiste. Mais si son style décalé nous enthousiasme à priori, encore faut-il savoir ne point nous engloutir dans une avalanche de mots : mots qui s’entrechoquent, mots décalés, et perspectives parallèles qui n’en finissent pas de jaillir et qui pourraient bien finir par nous lasser ! Cela dit, ce texte original sait heureusement demeurer distrayant…

Aude Locher.

Avec un style proche de l’oral et de la déclamation verbale, tel un slam sur la folie de l’amour interdit (normal quand on craque pour le mari de sa meilleure amie) Agnès Olive nous entraine dans une aventure à deux écritures. Une initiale, faite de répétitions et de phrases longues comme des litanies, à la limite de laisser tomber le livre. Et une deuxième - drame survenu - plus posée, plus calme malgré une rage sous-jacente, avec des cris de cœur violents à l’image des histoires incertaines..
Un roman noir pour coup d’essai littéraire, après une longue pratique de l’entretien, et une très bonne connaissance du milieu journalistique. Une aventure à l’image de l’amour fou.

Jean-Pierre Tissier.

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Le traducteur amoureux de Jacques GELAT (Editions José Corti) :

L’amour fou des mots et de la langue française, tel est le credo savoureux du 5e livre de Jacques Gélat qui sait mêler - outre le suspense - l’humour, la connaissance du terroir en Val de Loire, et la gastronomie « made in France ». Avec pour leitmotiv, l’emportement de la passion, et les frissons qui parcourent l’échine et tiraillent le ventre, lorsqu’on est amoureux. Comme le plaisir gourmand de conjuguer les sentiments à l’envi en multipliant les possibilités du verbe…
Loin du polar qui nous titille chaque année, mais proche du blues et de l’amour fous qui nous animent en 2011, Jacques Gélat nous entraine entre tourments et spleen dans une histoire de traducteur débordé par sa propre passion du langage et des mots. On se laisse griser alors par l’histoire, en prenant du bonheur à déguster ce livre à la manière d’un dessert savoureux. Harmonieux et délicat !

Jean-Pierre Tissier.

"le traducteur amoureux" un génial moment de lecture...

c’est un récit vivant, rapide, précis et plein d’humour au suspens savamment mené. Aucun risque de s’ennuyer.
le narrateur est un traducteur consciencieux de romans japonais. Confronté à la souffrance à la suite de la trahison de sa femme puis à la rupture de son couple, il remplace un point virgule par une virgule, s’aperçoit de son erreur mais ne la corrige pas.....Tout son travail va s’en trouvé bouleversé et ce ne sera que le début de grands chambardements dans ses traductions et dans sa vie . La passion amoureuse se joue du traducteur qui de remords en félicités connaîtra un dénouement inattendu.
A lire absolument ce roman qui est surtout une belle histoire d’amour.

Anne-Marie Koening.

Jacques Gélat dans « Le traducteur amoureux » est un virtuose du verbe qui nous décrit avec précision toutes les interrogations propres à la traduction. Doit-on traduire mot à mot, encenser le sens, le style, améliorer le texte, l’alléger ?
Tant de dilemmes propres aux traducteurs qui, éthique oblige, sont censés reproduire fidèlement les écrits d’un auteur.
Dans ce roman, le traducteur qui, en embellissant le style de l’auteure, l’a rendue célèbre, finit par en tomber amoureux. Avouera-t-il son crime ? Le lui pardonnera-t-on ?
Entre Japon et Occident, ce roman donne l’impression d’un film contemplatif, tout en nuances, qui finit par boucler la boucle des mots perçus au-delà des mots…

Aude Locher.

Quand le pâté en coûte s’entremet avec l’amour… Quand l’épicurien est dans les mains de Cupidon (ou d’Eros ?)… Quand le traducteur devient amoureux… Quand les masques tombent…
Le traducteur nous amène d’un amour à un autre dans un style agréable, concis.
La culture japonaise en rajoute un brin… La Culture tout court, aussi.

Mais pourquoi tant de fautes d’orthographe dans ce livre ?

Marc DONATO.

"Le Traducteur amoureux" de Jacques Gélat (éditions Corti) :
"Un très bon roman agréable à lire. Jacques Gélat jongle avec les motset l’humour tout en nous emmenant vers l’amour fou."

Lorette Tissier.

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Le Plaisir du diable de Jacques Gelat (éditions José Corti) :

« Le Plaisir du diable » de Jacques Gélat est l’histoire d’un tableau sans-titre de De Witte que Sonia, galeriste, n’aura de cesse de décrypter. Sa détermination à confirmer l’inauthenticité de cette toile qu’elle aura baptisée « Un après-midi musical » prendra le pas, pour le meilleur et pour le pire, sur tous les autres pans de sa vie…
La mise en scène de Jacques Gélat est tout à fait adéquate et il nous plonge avec efficacité dans le monde des galeries d’art et de leurs méandres.
Et si, toutefois, une autre fin serait plus agréable, ce roman plaira à ceux qui aiment les jeux psychologiques tortueux…

Aude Locher.

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Meutres pour rédemption de Karine Giébel :
Editions FLEUVE NOIR.

Une jeune femme d’une violence inouïe, gangrénée par la drogue, asociale, des matons corrompus et vicieux, des hommes politiques véreux et pervers, des policiers sans scrupules et des cadavres à tout va.
J’ai failli reculer devant ce pavé de 750 pages, écrit dans une police de petit format.
Et puis le train de la SNCF, fil rouge (!) de cette histoire, m’a conduit vers le dénouement, de crime en homicide, de meurtre en assassinat, jusqu’à la fin d’une histoire d’amour insensée, mais probable. Et puis l’actualité, la vraie, est tellement présente dans ce qui peut être considéré comme une œuvre de fiction.
Un bon roman (d’amour ! ) où Karine Giebel nous tient en haleine jusqu’aux derniers mots en nous plongeant, dans la première partie, dans un univers carcéral qu’on est loin d’imaginer.

Marc DONATO.

Les erreurs de jeunesse, ça existe. La rencontre avec l’enfer sur terre, aussi.
« Meurtres pour rédemption » vous relate la descente aux enfers de Marianne, 20 ans : les horreurs de la vie carcérale, les petits bonheurs aussi, comment l’âme humaine trouve des moyens pour y survivre, trouve des moyens pour y lutter contre l’inénarrable…
Marianne trouvera également en prison ce à quoi elle s’attendait le moins : un amour violent, un amour profond, un amour sans certitude de lendemain mais qui l’obligera à donner tout d’elle-même et à tout recevoir.
Mais un jour, quelqu’un proposera mieux à Marianne, sortir... Mais à quel prix ? Les pourris sont-ils dehors ou dedans ? L’amour survivra-t-il à cette allée de macchabées ?
Karine Giebel a le don de nous plonger dans un univers carcéral sans pitié ; elle a le don de nous faire aimer Marianne malgré ses instincts de tueuse ; elle a le don de nous faire douter de qui sont les gentils, qui sont les méchants…
Alors, tenez bon ! Un peu de persévérance sera nécessaire pour entrer dans cet univers mais vos efforts seront largement récompensés. Cette lecture vous remettra en question, vous fera apprécier chaque minute de votre quotidien… Vous ne regarderez plus le monde qui vous entoure de la même façon. Et si tout cela était vrai ?

Aude Locher.

Jusqu’où l’amour fou peut emmener Karine Giebel ?
Elle nous polonge dans un univers carcéral où l’amour et la haine se côtoient !

Magnifique, grandiose, époustouflant....

Lorette TISSIER.

Marianne "la rebelle" : emprisonnée à perpétuité, la jeune fille est entraînée dans un tourbillon de violence où pour survivre la drogue et la mort font partie du quotidien : c’est la loi du plus fort du côté des co-détenues. Mais les gardiens ne sont pas en reste : brimades, coups, provocations, viols.
Sa jeunesse et son côté rebelle font "craquer" un gardien : Daniel lui fournira cigarettes et drogue moyennant contrepartie mais succombera à sa "protégée".
Entre-eux l’amour va t-il devenir plus fort que cet univers sordide ?
En réchapperont-ils ??

Allez ! Je vous laisse l’envie de découvrir ce roman !.

Joëlle RENE.

L’amour du diable de Marie-Thérèse SCHMITZ

Je n’ai pas du tout aimé ce livre plein de "déjà lu" mis bout à bout qui ne donne pas forcément un beau roman.

Lorette TISSIER.

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Un très grand amour de Franz-Olivier Giesbert (éditions Gallimard).

Toujours aussi étonnant, voire déroutant dans ses choix d’écriture et d’inspiration, passant du polar au roman historique via l’investigation personnelle de ses sentiments, Franz-Olivier Giesbert nous entraine cette fois au fil d’une vie sentimentale en Provence – certainement la sienne - avec pour nous Manosquins qui le croisions souvent au marché pendant cette période, l’impression d’être parfois, aussi au cœur de ce roman aux accents très autobiographiques… même s’il s’en défend, du bout des lèvres. Car les personnages qu’il décrit, à la différence de tous ses autres lecteurs de France, nous pouvons aisément mettre un visage dessus ! Avec ses mots ciselés, bien pensés, concis et ordonnés, son aventure amoureuse nous trimbale entre moments de mal à l’aise, de mal-être, voire de dépression, selon qu’on soit homme ou femme, ange ou démon … Et pour nous qui le connaissons assez bien, un sentiment étrange fait de respect et d’admiration se dégage pour cet homme et compagnon de lettres, fort et fragile à la fois, si pudique sur son cancer qu’il décrit avec acuité, sans ambages, sans cadeau, ni pudeur. Un roman où l’on ne sait pas toujours où vont l’emmener ses courses folles en bicyclette, ou ses allers-retour entre Paris et Provence. Un livre d’amour en forme de rédemption pour ses états d’âme entre fidélité et libertinage, avec sa manière de ne pas savoir choisir, et avec laquelle il vivra sûrement toute sa vie entre bonheur, joie et tristesse infinie.

Jean–Pierre TISSIER.

L’histoire d’un Don juan sûr de lui qui se fait « larguer » par son « amour fou »…. Et qui finalement se console vite avec ses deux dernières maîtresses.
Superbe écriture. Du vrai FOG !

Lorette TISSIER.

Espoirs, tristesses et enfants blessés, « Un très grand amour » de Franz-Olivier Giesbert n’est pas un roman gai. Nous y assistons à la longue introspection d’un homme vieillissant et malade.
Antoine, le personnage principal et le narrateur, est un homme volage. Marié plusieurs fois avec enfants, il court après le grand amour, croit l’avoir trouvé pour toujours mieux le perdre…
Heureusement, la fin de l’ouvrage nous remet un peu de ce marasme ambiant, non pas parce que notre personnage s’en tire, au final, mieux qu’il ne semblerait le mériter mais, parce qu’il est, enfin, pour la gente féminine hors d’état de nuire !

Aude Locher.

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"Coup de foehn" de Franck Membribe (Editions Kraoken) :
"J’ai bien aimé ce petit roman sympa à lire et avec une petite pointe d’humour".

Lorette Tissier.

L’échange linguistique dans le village où vécut l’arrière grand-père de l’héroîne lui permettra de remonter le temps et les évènements à l’insu de sa famille d’accueil - La rencontre avec une vieille femme herboriste à ses heures et d’un journaliste dont elle tombe follemen amoureuse feront le reste.
Ce livre bien " ficelé" m’a plu peut-être parce-que je suis moi-même passionnée de cette quête généalogique avec les surprises qui en font le piment !

Joëlle RENE.

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Mon Dictionnaire des erreurs judiciaires de Gilbert COLLARD - Editions Plon – 2010..

Démarche habile de ce ténor du barreau : allécher le lecteur par des affaires judiciaires qui ont défrayé la chronique d’hier à aujourd’hui (On part de Cicéron…).
Au départ ? l’auteur est gagnant. On est tous affamés de faits divers louches, d’événements historiques qui ont marqué notre mémoire nationale.
Mais là où Gilbert Collard en rajoute, c’est dans la façon de raconter : les récits sont assez brefs pour ne pas lasser et racontés dans une langue brillante, celle de l’avocat qui manipule le verbe avec maestria.
Et si on a côtoyé l’auteur quelque peu, on a l’impression de l’entendre parler, qu’il est à côté, qu’il va surgir après avoir émaillé son propos de quelque grossièreté dont il est coutumier.
Un bon livre à emporter en week-end.

Marc DONATO.

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Ce roman prend crescendo le rythme d’un thriller comme Dominique Dyens
sait si bien les faire.
Au milieu d’une banlieue chic, tout va pour le mieux pour le couple
Royer, la messe du dimanche matin, le brunch paroissial, les cours de
golf en polo Lacoste, les dîners entre amis préparés par Manuela.
Mais une grande nouvelle va peu à peu faire basculer Nathalie dans une
angoisse paranoïaque, et la pousser à creuser dans les secrets
soigneusement enfouis....

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"Intuitions" de Dominique Dyens (Editions Héloïse d’Ormesson.Un petit roman plein de suspense et d’ironie avec un super bouquet final

Lorette TISSIER.

Une belle histoire d’amour qui finit bien de Xavier Deutsch (Éditions Robert Laffont, 2010)

Heureusement que cela finit bien. Pas de meurtre, pas d’assassinat… Mais un déballage de jeux ambigus, de personnages pervers avec un croche-pied à la magistrature où l’actualité nous dit qu’on y rencontre parfois des gens pas très fréquentables.
Difficulté à entrer dans le livre. Où va l’auteur ? Cela part un peu dans tous les sens au gouvernail de l’amitié : séduction, fantasmes, mensonges, manipulation et faux-semblants.
Et puis l’histoire d’amour se termine bien et bien banalement. « Ama femme « , écrit l’auteur en exergue.
Est-ce alors une véritable déclaration d’amour personnelle ?

Marc DONATO.

VIENT DE SORTIR

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Franck Membribe : Rififi pour une sacrée guitare (éditions Rouge safran. Collection Roman jeune détective.)

Pour les jeunes ados qui ne connaissent pas la musique du diable, Rififi pour une sacrée guitare est une bonne pédagogie en 84 pages, écrite simplement, avec justesse, et la volonté d’être compris dès le plus jeune âge, pour peu que l’on ait un instit ayant la volonté d’aller plus loin que l’histoire écrite entre Delta du Mississipi et Delta du Rhône. Comme pour mieux nous évoquer la situation des esclaves dans les champs de coton ; là où est né le blues, métissage du gospel et des work songs. Et de faire découvrir musicalement cette musique des racines, mère de touts les autres.
L’histoire, avec de faux-airs du film de Bertrand Tavernier Dans la brume électrique (avec Buddy Guy) rappelle aussi celle de La guitare de Bo Diddley livre écrit en 2003 par Marc Villard, devenu BD l’an dernier par la grâce de Jean-Christophe Chauzy.
Mais c’est aussi ça le blues, les mêmes riffs… avec des histoires différentes !

Jean-Pierre TISSIER.




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