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Le 15e festival Blues & Polar de Manosque consacré à "La cuisine des mots" s’est achevé le 26 août au parc de La Rochette. 1200 spectateurs ont assisté à cette dernière édition.


Articles de cette Rubrique


Lecture pour TOUS

Editions 2015 à 2013

Edition 2012

Edition 2011

Editions 2015 à 2013

 Remerciements de nos invités 2015

- Ils étaient invités de Blues & Polar pour la 13e édition du festival consacré au thème du Secret du 26 au 29 août dernier. Mais chez nous l’accueil est sacré ;convivial et familial à la fois. Sérieux sans se prendre au sérieux. Nos invités ne s’y sont pas trompés. La preuve .

- Philippe Broussard (journaliste-écrivain) : "De retour à Paris, je voudrais juste te remercier, ainsi que toute ton équipe, pour ce beau festival. J’ai vraiment passé un moment très sympa. Longue vie à Blues et polar ! Amicalement." Ph. B

- Chris Costantini (écrivain-musicien) : ""Cher Jean Pierre. Un très grand merci pour l’accueil et l’organisation. J’espère être réinvité un jour. Pour info, mon prochain polar sort en décembre chez Denoel. Le thème : je rentre dans la gueule de Monsanto. Encore merci et salue tout le monde pour moi. » Ch.C.

- Pierre Pouchairet (commandant de police-écrivain)  : « Me voilà de retour dans le Berry… Ce ne fut d’ailleurs pas si facile… beaucoup de circulation.
Ce petit message pour te remercier à nouveau de ton invitation. J’ai passé quatre excellentes journées chez vous… et quel accueil ! Je compte sur toi pour passer mes remerciements à toute l’équipe. Et merci aussi pour ce bel article du dimanche dans La Provence.
Je suis évidemment à ta disposition pour répondre à toute nouvelle invitation si le sujet correspondait à l’un de mes ouvrages. Et puis, une fois encore, n’hésite pas à me contacter si tu viens dans le Berry. »
Bien amicalement. Pierre

- Olivier Norek (lieutenant de police- Coup de cœur Blues & Polar/Comtes de Provence 2015)  : « Blues & Polar est un salon qui me séduisait énormément car réunissant la musique, le polar et le cinéma. Y recevoir le Coup de cœur en plus, c’est super ! Je suis heu-reux ! L’ambiance était formidable et chaleureuse. »

- Karine Giebel, Michel Quint et Sam Bernett autres invités du festival nous ont très chaleureusement remercié de vive voix au moment de leur départ.




LES LIVRES SÉLECTIONNÉS

"Virtuoso ostinato" et "Retour à San Catello" de Philippe Carrese aux éditions de l’Aube.

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Virtuoso ostinato et Retour à San Catello (éditions de l’aube)
L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais l’histoire ne peut pas s’arrêter là… plasmodie (presque) Philippe Carrese à de nombreuses reprises, tout au long de son incroyable saga familiale mouvementée née en Italie du nord, chez les Belonore, au moment de la montée du fascime. Au coeur des années 1920-30 quand le Duce Mussolini et Hitler pactisent et fraternisent entre despotes d’idiotie et de haine, unis par la même abomination et le repli sur soi, synonyme - toujours - d’histoires familiales insensées, mais qui n’arrivent pas qu’aux autres... Car l’histoire - malgré deux tomes bien copieux et fournis - ne peut heureusement, s’arrêter là, et on a hâte de connaître la suite, car suite il y aura. Surprise de la dernière page de Retour à San Catello oblige !

Avec Virtuoso ostinato en 2014 et Retour à San Catello en 2015, l’auteur de polars "made in Marseille" (Le Bal des cagoles, Graine de courge, Trois jours d’engaste, Les Veuves gigognes, Pour une petite bière...) signe là une nouvelle facette de ses nombreux talents. Dans la lignée de ses films comme Malaterra, Liberata ou L’Arche de Babel…

Une écriture courte, précise, bien léchée et particulièrement documentée. Des personnages de haute volée, hauts en couleurs ou particulièrement discrets à passer entre affiches et murs. Et puis l’amour qui comme toujours envoûte, ensorcelle et fait tourner les têtes, même de ceux et celles qui ne s’y attendaient pas...
Ajoutons-y la boucherie insensée et terrible de la guerre 14-18 du Grand Troupeau de Giono, l’après-guerre pas plus réjouissante pour les campagnes désertées, et la musique populaire, traditionnelle ou classique que Philippe Carrese en fin musicien lui-même, détaille avec une précision quasi-chirurgicale dès qu’une partition se pointe à l’horizon.
On est fasciné, passionné, ébahi, et on tourne les pages avec avidité, comme à l’écoute d’un vieux feuilleton radiophonique style "Signé Furax" ou "Le Tonneau" des années 60, au point qu’il est parfois impossible de se résoudre à dire "On continuera demain..."
Et ça, c’est le signe de la qualité d’une écriture forte, riche et passionnante. De celles qui nous transportent pour mieux nous faire rêver.

Jean-Pierre Tissier

"Retour à San Catello" (éditions de l’Aube))

- N’ayons pas peur des mots. Oui ce livre est magistral ! J’ai avalé les 355 pages en deux jours et je suis d’accord : l’histoire ne peut s’arrêter là . Vivement la suite.

Lorette Tissier

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"Satan était un ange" de Karine Giebel (éditions Fleuve noir).

Et dire que la veille, il était encore un avocat renommé...
Cette phrase toute simple et banale ouvre la porte d’une aventure extraordinaire comme Karine Giebel sait si bien les imaginer. Et comment, par peur du lendemain - et de la mort - cet homme au destin ordinaire jusqu’alors, mais au train de vie très confortable, entame une cavale avec un diable au visage d’ange.

Une aventure qui n’est pas sans rappeler la nouvelle de Jean Giono "Faust au villlage" que Sophie Brochet et Antoine Coesens liront le 27 août dans le cadre de notre 13e festival Blues & Polar.
"Étrange de se sentir libre quand on est condamné ." se dit-il. Cette phrase lapidaire en entraîne aussitôt une autre dès les premières péripéties du roman "Ce n’est pas la mort qui enchaîne, c’est la vie !"
Putain de tumeur !!!
Toute l’essence du thriller, façon Giebel prend corps petit à petit dans cette maladie incurable et ce "road-movie" captivant, qui réunit ange et démon. Car l’avocat vendrait son âme au diable pour cesser d’avoir mal à cette tête qui résonne comme un gong à chaque fois que la tumeur se réveille...
Putain de tumeur !!!
Mais jusqu’où osera-t-il suivre cet auto-stoppeur inattendu, embarqué là sous un déluge, sur une voie rapide ? Qui est-il ? Finalement, un tueur à gages qui voudrait changer de vie ; mais on ne rompt pas les chaines du crime organisé.... à moins d’un miracle !
Il faudra aller jusqu’aux pages ultimes pour découvrir la cruauté des nuits fauves du milieu mafieux international.
Le secret de l’ange de la mort !

Jean-Pierre Tissier

- Deux hommes qui n’ont rien en commun se retrouvent par hasard sur les routes de France pour une virée qui tournera mal. L´un fuit la mort l’autre une bande de voyous à ses trousses. Comme toujours Karine Giébel nous tient en haleine jusqu’au bout.

Lorette Tissier

- Karine Giebel signe encore une fois avec « Satan était un ange » un de ces romans noirs magistraux dont elle a le secret : ses personnages sont poignants, sombres, inoubliables.
Karine Giebel nous dévoile, facette après facette, des personnages troublants, émouvants, perdus que l’on se prend à aimer malgré leurs déboires et leurs dérives. Comme ne pas voir le tendre dans le plus obscur des hommes ? Ses personnages sont des prismes aux multiples facettes, ses romans des kaléidoscopes !
« Satan était un ange » est un polar puissant qui associe le côté classique des mafieux, des flics ripoux et des truands avec des protagonistes tout en nuances et en finesse qui paraissent si simples au départ pour mieux nous entraîner dans les méandres de leurs profondeurs.
Un véritable « road movie » sur le mode huis clos père-fils qui, tout au long de ses 333 pages, saura pimenter votre été !

Aude Locher

Du même auteur : Les Morsures de l’ombre" - paru en 2007 - est également au cœur du secret.
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- Avec Karine Giebel, pas de soucis d’intrigue ; le secret est toujours au rendez-vous depuis ses premiers écrits. Comme un compagnon de route, un élément moteur propre à son univers qui se déguste comme un cocktail aux couleurs muliples. Tantôt amer, brûlant, ou glacial. Mais glacial à vous glacer le sang !
"Les Morsures de l’ombre" - écrit en 2007 - ne déroge pas à la règle. Le mystère et le secret nous guettent à chaque chapitre et nous emmènent régulièrement sur de fausses pistes savoureuses, vie une phrase ambiguë ou une situation empreinte de complexité...
Ainsi, l’emprisonnement inattendu du commissaire Lorand nous ramène à l’époque médiévale quand les prisonniers pourrissaient dans l’oubli, assis dans des cages trop petites pour se redresser... Un système carcéral vieux comme le monde, avec un combat en forme de huis clos entre une jeune et ravissante bête fauve et un homme d’âge mûr devenu sans ressources physiques et morales.
Karine Giebel magnifie et sublime avec hargne et dureté cette situation aux racines insoupçonnées. Comme une morsure de loup dont on ne guérit jamais.

Jean-Pierre Tissier

"Vivre cent jours en un" de Philippe Broussard (éditions Stock)

Novembre 1958. Billie Holiday, l’icône du jazz, débarque en Italie puis en France pour la deuxième fois de sa vie. À quarante- trois ans, cette femme au destin chaotique, minée par l’alcool et la drogue, n’a plus que huit mois à vivre. À Paris, la voici à l’Olympia, et ensuite au Mars Club où elle se livre à l’état brut, tour à tour pathétique et grandiose. Chaque soir, elle s’y produit jusqu’à l’aurore devant quelques dizaines de fidèles, parmi lesquels Sagan, Bardot, Duke Ellington…
Dans ce livre, construit comme un roman mais nourri uniquement de faits réels, l’auteur reconstitue au jour le jour cet épisode méconnu - comme un véritable secret - de la carrière de Billie Holiday. Il se lance sur les traces d’une « Lady Day » indomptable, retrouve des témoins oubliés et plonge le lecteur dans l’atmosphère troublante de la fin des années cinquante.

- Billie Holiday, Janis Joplin, Amy Winehouse. Trois voix pareilles à nulle autre. Trois destins semblables et destructeurs.... Le blues entraîne parfois les chanteuses bien plus loin que les hommes. Car derrière les paillettes se cache une détresse profonde. Philippe Broussard a mené une enquête journalistique pugnace jusqu’aux USA, comme une balade mélancolique dans les pas de la "Lady of the blues". Un livre qui se lit comme un Monte Cristo fumé un soir de spleen avec des volutes bleus voluptueux nous emmenant dans le Saint-Germain-des-prés d’après guerre quand derrière les cuivres et le piano se cachaient souvent la dope et l’alcool. Un livre à déguster pleinement !

Jean-Pierre Tissier

- Triste de plonger dans la vie de Billie Holiday, morte encore jeune d’une overdose d’enfance malheureuse, d’héroïne et de whisky-laits… Philippe Broussard nous propose dans son ouvrage un mélange étonnant entre biographie et roman. « Vivre cent jours en un » ou la déchéance d’une star…
Pour les amateurs du jazz des années 50 et les fans de Billie Holiday !

Aude Locher

- J’ai beaucoup aimé ce roman sur Billie Holyday cette chanteuse mythique qui passa quelques temps à Paris pour des récitals peu avant sa mort. Même sans trop la connaître, j’ ai adoré. A lire absolument !

Lorette Tissier


"J’existe à peine" de Michel Quint aux éditions Héloïse D’Ormesson.

Après avoir obtenu en 1989 le Grand Prix de Littérature Policière pour Billard à l’étage (Éditions Calmann Lévy), il rencontre un public plus large en 2000 avec Effroyables jardins (éditions Joëlle Losfeld) qui lui fait obtenir le prix Cinéroman et le prix de la SGDL, est traduit en 25 langues, adapté pour le cinéma par Jean Becker, de nombreuses fois au théâtre, et vendu, toutes éditions confondues, à 900.000 exemplaires en France.

- Tout secret garde en soi une part de mystère que seul le temps - parfois - parvient à lever ; souvent de manière inattendue. Michel Quint s’y jette de manière échevelée, via Alexandre Sénéchal, né sous X, qui nous entraîne dans la quête de sa mère avec une verve délirante de mots où toute l’âme du Nord transpire d’aise au cœur de ses lignes fécondes trempées dans le houblon et les fricandelles-piccallili, entre Croix et Wattrelos. Comme une attache profonde et viscérale bien ancrée aux tripes, jusque dans sa manière d’écrire, plus orale que littéraire... Il faut lire Michel Quint à voix haute, comme un scénario imaginaire, pour ressentir pleinement ce que ce metteur en scène des mots porte au fond de lui. Phrases longues à force de descriptions fouillées, porteuses de ces tournures fautives du Nord où l’emploi du subjonctif dans le parler quotidien paraîtrait comme un effet de richesse incongru au sein de la classe jadis ouvrière ; celle des mines, des corons, de la Lainière et des filles du Pas-de-Calais qui venaient bosser à Roubaix, dans les filatures, au petit matin... En quête de sa mère, Alexandre Sénéchal transformiste habile nous entraîne dans un théâtre à ciel ouvert fait de brume, de clopes mal éteintes… à l’image d’un film dont il écrirait le scénario au fur et à mesure des détails infimes qu’il glane en fouinant çà et là, au hasard des rencontres. Il faudra attendre longtemps, après avoir vogué et fouiner dans le passé, pour lever le secret de famille, bien caché entre un clocher de Ch’Nord… et un bocal de fraises Tagada ! Un univers entre le théâtre d’Ettore Scola et le cinéma de Jean-Pierre Mocky. Savoureux, comme les gens de là-haut !

Jean-Pierre Tissier

- Mais qui est donc Alexandre, cet enfant adopté qui se réfugie dans la reconstitution de faits divers ? Et quels secrets obscurs cache donc Julius le curé qui l’a accompagné toute sa jeunesse ? Dans son roman « J’existe à peine », Michel Quint nous propose des personnages qui trouvent leurs racines au fond de leurs abîmes. Quand la vie vous a dévasté et que votre propre mère vous rejette, est-il encore possible d’aimer ? Un récit marquant.

Aude Locher

- J’ai toujours autant de plaisir à plonger dans l’univers de Michel Quint. Même si ses personnages sont "différents" et abîmés par la vie, ils nous entraînent dans un monde un peu glauque, mais si vivant. Tout à fait dans le thème du Secret choisi cette année par Blues & Polar.

Lorette Tissier

- Alexandre Sénéchal, saltimbanque talentueux, bien qu’ayant tenté d’échapper à son destin en fuyant son Nord natal, revient sur les lieux à la demande de l’abbé Bracme, son père spirituel. Il replonge très vite - le lecteur avec ! - dans l’univers sordide et impitoyable de son enfance douloureuse et meurtrie.
L’auteur, à travers ce roman noir, mais souvent drôle, fait l’étude sociologique de notre société contemporaine avec le réalisme d’un Zola au XIXe siècle. Et à travers le destin tragique de ses personnages, en toile de fond des "30 glorieuses", il fait un bilan contrastant avec une réalité économique actuelle, beaucoup plus sombre.

Patricia Pinori


"Lames de fond" de Chris Costantini aux éditions Glyphe.

Avec "La Note Noire", Chris Costantini a gagné le Prix du Premier roman du Festival de Beaune destiné à révéler un nouvel auteur dans ce domaine. Son 2e roman "A pas Comptés" figurait parmi les finalistes du prix de "La Plume de Cristal", décerné en marge du Festival du film policier de Liège (Belgique). "Lames de fond" est son 3e roman.

- Le fameux trésor de guerre des nazis dont on reparle à épisodes réguliers, et qui aurait été constitué avec l’or récupéré auprès des juifs (bijoux et dents en or) dans les camps de concentration, a-t-il réellement existé ?
Beaucoup l’ont vainement cherché sur terre, du côté de Gisors, Rennes-le-château ou l’abbaye de Montmajour.... Mais il aurait pu, tout aussi bien, se trouver au fond d’une mer lointaine du côté de Zanzibar, dans un (ou plusieurs) sous-marin U-Boat de la Kriegsmarine ; ces longs tubes de ferraille des années 40 évoluant dans le silence de l’oubli durant de longues périodes, avec la possibilité de ne pas avoir eu connaissance (faute de radio) de la rédition des troupes allemandes le 7 mai 1945.
C’est cette hypothèque retenue par Chris Costantini dans "Lames de fond", après une rencontre avec un ancien de la Kriegsmarine, qui donne corps, chair, et vie à cette fiction très plausible, où les incursions dans le monde du jazz et des night-clubs sont plus que fréquentes. Témoignage très affectif de cet auteur niçois qui manie la plume et le sax avec la même dextérité. ..
Thénolious Monk, Cab Calloway, Duke Ellington, Coltrane, Miles Davis, Dexter Gordon et Ray Charles sont ainsi au cœur de ce secret de famille et d’histoire né d’une phrase sybilline : "Ma chérie ! Je suis assis sur un tas d’or grâce à mes oreilles..." de la même veine que les phrases codées prononcées par Pierre Dac sur les ondes de la BBC pour annoncer le Débarquement sur les plages de Normandie.
Chris Costantini nous éclaire ainsi sur les racines du blues et du jazz nées de la mélancolie des esclaves noirs américains sans racines... et de celle des juifs ashkénazes qui eux-aussi furent esclaves dans les camps de la mort après avoir fui les pogroms d’Europe de l’Est, un siècle auparavant.
Du secret de famille au secret d’histoire, via le secret bancaire, l’enquête nous emmène de manière troublante et inexorable, vers le Yémen, la Syrie et la Palestine. Comme un retour vers l’actualité brûlante qui n’a jamais vraiment cessé de ravager et tourmenter le monde. Une lame de fond dont on ne cesse de tourner les pages avidement.

Jean-Pierre Tissier

- Au départ une carte postale : "Ma chérie je suis assis sur un tas d’or grâce à mes oreilles. Je vous rejoins dès que je peux, et à nous la belle vie. Embrasse notre petite Ingrid." Signé H 1945.
A la demande d’une cliente étrange, Thélonious, détective privé se rendra en Allemagne pour enquêter sur le 3e Reich, puis en Tanzanie et au Yémen avec pour fil rouge... une oreille d’or !

Lorette Tissier

- Connaissez-vous la différence entre un sous-marin et un submersible ? Si la réponse est non, plongez-vous sans attendre dans « Lames de fond » de Chris Costantini qui vous fera virevolter à travers pays et secrets enfouis depuis la Deuxième guerre mondiale…
Ce polar est du grand art, car non seulement il nous tient en haleine du début à la fin, mais il nous dévoile également des pans méconnus du devenir de certains anciens nazis.
Entre trésors cachés, enquêtes du Mossad et usurpations d’identité, vous ne vous ennuierez pas !

Aude Locher


"Les Territoires" d’Olivier Norek aux éditions Michel-Lafon.

Olivier Norek est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quinze ans. "Code 93", son premier roman, a été largement salué par la critique. "Territoires" est le deuxième polar consacré aux (més)aventures du capitaine Victor Coste et de son équipe.

- D’entrée, la couverture du 2e roman d’Olivier Norek (après Code 93) plante le décor. Tour de banlieue titanesque montant vers la grisaille, barre HLM à l’unisson, sans teint, survêt d’un môme et capuche abaissée comme un uniforme passe-muraille : le cliché du 9.3 ! A deux pas des tombeaux de marbre et d’or des rois de France dans la basilique de Saint-Denis, la vie n’est pas rose, délavée comme un jean’s usagé, aux antipodes des fleurs de lys et du Bleu de France. Même si ici les tours se dénomment Rimbaud ou Verlaine, la poésie n’a plus cour depuis longtemps. On est ici en pleine jungle, où il faut se battre pour survivre. Et pour y parvenir quand on a bluesé l’école, puis le collège, seuls le système D ou le trafic de drogue en tous styles sont aux abonnés présents. Avec lucidité et férocité, comme la vis d’une perceuse s’enfonçant dans des genoux terrorisés, Olivier Norek lieutenant de police à la section enquêtes et recherches du SDPJ 93 depuis quinze ans, nous fait pénétrer dans un monde de fauves, proche de la Cour des Miracles ; à part qu’ici, ces derniers n’ont jamais lieu ! Impensable, voire insoupçonnable, pour qui - comme nous - habite en campagne entre mer et montagne... On a l’impression d’être dans le Bronx des films, avec des méthodes sordides et veules pour simplement sublimer le fric, l’oseille, la frime, sans aucune place - jamais !!! - pour la compassion, l’émotion ou l’amour. Des mots totalement étrangers pour ces enfants-soldats de la rue et de la violence dès le berceau. Ici les guignols et les fétus de paille de 12 ans shootés à n’importe quelle came dessoudent au fusil à canon scié pour un regard, un geste... un rien ! Olivier Norek nous livre son témoignage du terrain en levant des lièvres qu’à l’évidence seul le temps rendra totalement crédible aux naïfs bienheureux de tous poils ; mais il sera peut-être trop tard. Ce roman où l’on cherche la fiction nous annonce un avenir à frémir, au coeur de toutes les préoccupations raciales et religieuses d’aujourd’hui. Un livre qui glace le sang car d’une implacable sincérité.

Jean-Pierre Tissier

- Super polar sur fond de magouilles politiciennes au cœur de cités dortoir , où drogue et délinquance rythment la vie de la jeunesse. Et au milieu de tout ça un vrai flic comme je les aime. A lire absolument !

Lorette Tissier

- « Territoires » est un polar de terrain. Olivier Norek nous entraîne dans l’enfer des cités du 93 qu’il connait bien et signe là un récit où truands et politiciens se valent bien. Percutant et instructif, « Territoires » nous interpelle. Réalité ou fiction ? Bien malin qui saurait le dire ! Un polar impeccable et dérangeant...

Aude Locher

- Dès les premières pages il est difficile d’interrompre la lecture de ce livre tant le récit est captivant, mais hallucinant. On est dans une réalité qui fait peur...

Arlette

- Vraiment captivant ! La vie des cités françaises avec des magouilles politiques pour obtenir des voix aux élections ....Si on apprécie de payer des impôts, maintenant, on sait où ils vont ! Un livre très bien écrit, bouillant et captivant. Pure fiction ? Restons sur nos illusions que politiquement correct existe encore...

Marie-Pierre


"Une Terre pas si sainte" de Pierre Pouchairet aux éditions Jigal polar.

- Voici un vrai polar mais international, cette fois !
Entre Israéliens et Palestiniens, la vie est manifestement compliquée mais, sans doute, pas assez puisque Pierre Pouchairet nous y ajoute Français et Russes pour une ambiance encore plus explosive !
Beaucoup de personnages à mémoriser , mais un voyage initiatique bien documenté au Moyen-Orient : les innocents ont-ils donc tant intérêt à être pris pour les coupables ? Pour les amateurs de chasse aux bandits sur fond de religion…

Aude Locher

- On connait de longue date déjà, le maelstrom chaud-bouillant que représente la situation politique au sein des territoires occupés du Moyen-Orient. "La Cisjordanie, Gaza, Israël... même un saint n’y retrouverait pas les siens" écrit d’ailleurs fort justement , en bandeau de son roman édité chez Jigal, Pierre Pouchairet, ancien commandant de la Police nationale, spécialiste des Stups - aujourd’hui romancier - habitué de ces contrées sous pression constante.
Et on comprend mieux à l’issue de ces 300 pages, même s’il s’agit de fiction, que la paix n’est pas pour demain dans cet univers de folie et de frénésie religieuse exacerbée entre Israël et Palestine. Comme si le brasier était voué à brûler éternellement. Et ce ne sont pas les tragiques événements survenus à Charlie Hebdo qui le démentiront… Néanmoins, on s’y perd un peu sur la fin, tant la complexité de vie et de circulation sur ces territoires semble insoluble sans système D, et tant l’impact de la religion est un poids inexorable sur deux peuples qui ont longtemps vécu ensemble pourtant. L’exemple de deux jeunes Palestiniens accusés de meurtres sur des colons juifs en est la triste illustration. Eux qui préfèrent devenir des martyrs plutôt que d’avouer leur alibi : « ils étaient dans un grand hôtel de la ville à participer à une fête… de la bière, organisée par une grande firme internationale ! » Impensable dans un pays où l’alcool est officiellement banni par la religion. Ajoutez-y la mafia russe qui elle n’a pas de frontières et nous entraine de Paris à Jérusalem en passant par Nice et Monaco dans un trafic de métamphétamines mis sur pied dans le plus grand secret… là où on ne l’attendait pas.

Jean-Pierre Tissier

* Toute la musique (que j’aime !) du livre : Le capitaine Gabin Mouret écoute un CD de Miles Davis en travaillant ses dossiers, ce sera donc So What suivi d’une vidéo de This is the new shit par Marylin Manson vue au Blues Power, une boite dans laquelle les flics français font une descente. Egalement, un petit titre couleur locale avec le grand jazzman israélien Avishaï Cohen, et Seven Seas que Guy et Dany font découvrir à Gabin lors de son périple en Palestine.
* Pierre Pouchairet dont l’épouse dirige le Centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) est un passionné de blues également. Il vient de sortir tout récemment son dernier roman "La Filière afghane" chez Jigal polar, où l’on retrouve Bruce Springteen, Gun’s roses... Là-Aussi de Nice à Kaboul, le commandant Gabin - son héros -enquête sur les filières de la drogue comme dans "Une Terre pas si sainte".





"Les Tueurs de la République" de Vincent Nouzille aux éditions Fayard

Spécialiste des secrets, avec notamment une véritable bible sur l’histoire des parrains corses parue chez "J’ai lu", Vincent Nouzille vient de sortir chez Fayard "Les Tueurs de la République". Ce journaliste d’investigation hors pair est aussi l’auteur de "Des Secrets si bien gardés" ou les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents de 1958 à 1981.

- Je m’attendais a mieux ayant un goût pour ces histoires juridico-politiques, mais j’ai été déçu. Vraiment trop de détails, au point que l’on dirait un dossier juridique complet, à charge ou à décharge en vue d’une instruction. Il existe même des détails à propos desquels on se demande bien comment l’auteur a pu les connaître vu que ce sont par exemple des conversations qui se sont passées dans une pièce à huis clos.
On aurait pu aussi se passer de l’avis de l’auteur sur certains personnages importants et notamment sur chaque président de la république. Ce n’est pas un livre politique.
J’avoue que j’ai sauté quelques pages, mais par exemple (à moins que je l’ai raté), rien sur la mort de Grossouvre ; fait pourtant unique à l’Elysée. Alors que pourtant on parle souvent de lui dans le livre. Et parler de lui sans évoquer sa fin tragique me fait dire que ce livre, malgré ses multiples détails me paraît incomplet... ou partial.
Également, mais sans tomber dans le roman un peu plus de simplicité et de pédagogie à propos des rouages de l’Etat auraient donné plus d’intérêt à ce livre.

Jacques Brès

Saga : "Virtuoso ostinato" et "Retour à San Catello" de Philippe Carrese aux éditions de l’Aube

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Virtuoso ostinato et Retour à San Catello (éditions de l’aube).
L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais l’histoire ne peut pas s’arrêter là… psalmodie (presque) Philippe Carrese à de nombreuses reprises, tout au long de son incroyable saga familiale mouvementée née en Italie du nord, chez les Belonore, au moment de la montée du fascime. Au coeur des années 1920-30 quand le Duce Mussolini et Hitler pactisent et fraternisent entre despotes d’idiotie et de haine, unis par la même abomination et le repli sur soi, synonyme - toujours - d’histoires familiales insensées, mais qui n’arrivent pas qu’aux autres... Car l’histoire - malgré deux tomes bien copieux et fournis - ne peut heureusement, s’arrêter là, et on a hâte de connaître la suite, car suite il y aura. Surprise de la dernière page de Retour à San Catello oblige !
Avec Virtuoso ostinato en 2014 et Retour à San Catello en 2015, l’auteur de polars "made in Marseille" (Le Bal des cagoles, Graine de courge, Trois jours d’engaste, Les Veuves gigognes, Pour une petite bière...) signe là une nouvelle facette de ses nombreux talents. Dans la lignée de ses films comme Malaterra, Liberata ou L’Arche de Babel…
Une écriture courte, précise, bien léchée et particulièrement documentée. Des personnages de haute volée, hauts en couleurs ou particulièrement discrets à passer entre affiches et murs. Et puis l’amour qui comme toujours envoûte, ensorcelle et fait tourner les têtes, même de ceux et celles qui ne s’y attendaient pas... Ajoutons-y la boucherie insensée et terrible de la guerre 14-18 du Grand Troupeau de Giono, l’après-guerre pas plus réjouissante pour les campagnes désertées, et la musique populaire, traditionnelle ou classique que Philippe Carrese en fin musicien lui-même, détaille avec une précision quasi-chirurgicale dès qu’une partition se pointe à l’horizon. On est fasciné, passionné, ébahi, et on tourne les pages avec avidité, comme à l’écoute d’un vieux feuilleton radiophonique style "Signé Furax" ou "Le Tonneau" des années 60, au point qu’il est parfois impossible de se résoudre à dire "On continuera demain..." Et ça, c’est le signe de la qualité d’une écriture forte, riche et passionnante. De celles qui nous transportent pour mieux nous faire rêver.

Jean-Pierre Tissier

"Retour à San Catello" (éditions de l’Aube))

- N’ayons pas peur des mots. Oui ce livre est magistral ! J’ai avalé les 355 pages en deux jours et je suis d’accord : l’histoire ne peut s’arrêter là . Vivement la suite.

Lorette Tissier

ON A AIMÉ... OU PAS !

« A cause d’un sourire » de Claire Fasce-Dalmas aux éditions Presses du Midi

A cause d’un sourire" de Claire Fasce Dalmas est un livre agréable à lire avec une belle intrigue, une enquête menée avec beaucoup de suspense et une fin originale qui en font un bon polar.

Lorette Tissier

« A cause d’un sourire » est un vrai roman policier : des morts, des suspects, une enquête... Mais que cachent donc Kamil Felhabel, célèbre chirurgien plasticien marseillais, et tous ceux qui se trouvaient, à un moment ou à un autre, chez lui pendant la nuit du 15 août 2013 ? Claire Fasce-­Dalmas nous entraîne, dans son roman bien construit et qui vous tiendra en haleine, sur les pistes les plus nobles et les plus sordides de l’amour passion...

Aude Locher


"Body blues : Un secret", l’émouvant premier roman d’Elsa Boublil

Journaliste, productrice, musicienne, épouse du comédien Philippe Torreton, Elsa Boublil anime chaque dimanche soir à 21 heures "Summertime" sur France Inter, une des rares émissions consacrées au jazz sur les ondes.
Elle vient de publier un témoignage poignant, terriblement secret dans lequel elle explique sa souffrance et les violences sexuelles subies lorsqu’elle avait 6 ans. Une façon d’exorciser cette blessure à jamais inscrite ai plus profond de son âme et de son corps. * A lire aux éditions L’Iconoclaste.

- Arriver à coucher des mots sur le papier quand une douleur devient trop forte reste un exutoire classique, peut-être pas miraculeux, mais certainement bienfaiteur. Pour soi-même (celui ou celle qui souffre) mais aussi pour les autres, ceux qui entourent et chérissent l’être aimé, en ne sachant pas toujours comment l’aider, le soutenir et l’écouter. En n’ayant même parfois, jamais entendu son long cri silencieux... Alors que seul l’amour peut panser les cœurs et les petits corps malades.
Le premier livre d’Elsa Boublil ressemble d’ailleurs autant à un cri qu’à une pudique et si forte lettre d’amour pour Philippe Torreton, son mari, qui l’a comprise et encouragée à écrire ce "Body blues, Un secret" que bien des petites filles ont dû endurer silencieusement au cours de leur vie, à toutes les époques...
Aujourd’hui, celle qui anime chaque dimanche à 21 heures sur France Inter, "Summertime", cette belle émission dominicale consacrée au jazz, explique comment la musique l’a sauvée après les souillures commises sur son corps par deux adultes, dans son enfance.
Un livre tout en pudeur, avec le jazz pour sauveur.

Jean-Pierre Tissier

- "Body blues" d’Elsa Boublil est un premier livre réussi, écrit simplement et sincèrement. L’ouvrage raconte avec douleur mais pudeur, les traumatismes qu’ engendrent les viols sur les femmes lorsqu’elles étaient enfants.

Lorette Tissier


 " Les vrais durs meurent aussi" de Maurice Gouiran aux éditions Jigal polar.

- Une super enquête de Clovis qui nous emmène aux quatre coins du monde à la recherche d un trésor que les nazis auraient caché dans un lac autrichien pendant la seconde Gerre mondiale.... Toujours aussi ´´succulent à lire".

Lorette Tissier

 "Leurre d’été" de Anik Bessac aux éditions Noir et blanc

Un très bon petit livre d’été, très bien écrit, même excellent par moment. Au fil des pages, on se croit vraiment dans ce village de Provence, en période estivale. On retrouve très bien les caractères de certains personnages et on ne lâche plus l’intrigue qui apparaît dès les premières lignes, mais qui est revue au fil des pages selon les caractères différents des personnages. Ce qui est assez original .J’ai souvent peur d’histoires qui se terminent en "queue de poisson" les auteurs ne sachant trop comment trouver une fin crédible, ou alors c’est très compliqué. Là ce n’est vraiment pas le cas
Le livre terminé, malgré le drame, on regrette de devoir quitter ce village et ces personnages. Compliments ! Bon je suis peut être un peu chauvin l’auteure est une avignonnaise comme moi, et elle a vécu aussi dans le même coin du Vaucluse que moi."

Jacques Brès

- Une jeune fille assassinée , une mère en état de choc qui arrivera malgré tout à savoir qui était réellement sa fille. Enquête, doutes, et secrets . En effet, l’assassin n’ est pas celui que l’on croyait. Plutôt sympa à lire.

Lorette Tissier


 "Trait bleu" de Jacques Bablon (éditions Jigal Polar)

- Le roman se déroule dans une Amérique profonde et glauque loin des clichés habituels. Les personnages, souvent des paumés, y sont pourtant attachants et décrits avec beaucoup de sensibilité contrastant avec l’ambiance violente d’une intrigue loufoque menée à un rythme d’enfer. Le personnage principal, de mère décédée et de père inconnu, au passé tumultueux de mauvais garçon s’ avèrera finalement être un homme au grand cœur : blessé par une enfance malheureuse, il est rattrapé par son passé à sa sortie de prison et les retrouvailles avec ce père qu’il va peu à peu apprendre aimer malgré lui, pour finalement le prendre en charge, tout comme Liza et son bébé abandonnés par son meilleur ami Iggy. Ce message d’espoir nous réconcilie avec l’être humain à travers les formidables ressources souvent insoupçonnées qu’il possède au plus profond de sa nature et qui lui permettent de rebondir. Au­ delà, c’est d’amour inconditionnel dont il est question, filial ou conjugal et de résilience pour tenter de s’en sortir et parvenir à la réalisation de sa propre vie à travers la quête du bonheur poursuivie par chaque individu.

Patricia Pinori


 "Même pas peur" d’Ingrid Astier (éditions Syros)

- Ce roman ce passe dans une île où au fil d une chasse au trésor , Stephan découvrira les premiers émois amoureux pour la jolie Mica, qui elle a l’air de tenir à Phil ! Très belle écriture pour celle qui fut le "Coup de cœur Blues & Polar 2012" avec "Quai des enfers" .....

Lorette Tissier

 "La Porte du secret" de Christel noir (éditions Héloïse d’Ormesson)

- Marie libraire à Montmartre partage le quotidien d’une adolescence précoce et d’un vieil homme passionné de lecture.
Un roman optimiste qui saupoudre le quotidien de magie. Christel Noir a reçu le Prix Montalembert pour son premier roman La Confession des anges qu’elle adapte actuellement pour une série télévisée. Scénariste, elle est aussi peintre et expose régulièrement.


 "Noire belladone" de Thierry Maugenest (éditions Albin Michel)

- Invité de Blues & Polar l’an dernier où il nous a fait vibrer àl’évocation de son Venise vu au travers des enquêtes de Carlo Goldoni et Zori Baffo, Thierry Maugenest nous propose un nouvel épisode vénitien et criminel avec Noire belladone. Un polar historique où libertinage, cabotinage et espionnage se mêlent à l’image des ruelles de la Sérénissime.

- "Rien d’exceptionnel. Je trouve le texte un peu poussif. Beaucoup de remplissage à mon sens, mais je ne suis pas un amateur d’histoire de cette époque et de ce lieu. Justement, j’attendais que le livre me donne envie de connaître un peu plus, ce qui m’arrive souvent. Mais hélas, ça n’a pas été le cas. Et donc méconnaissant les rôles des personnages de cette époque, aussi bien ceux du livre que les fonctions des personnalités de Venise au sens plus large, je n’y ai pas trouvé un grand intérêt. Ceci dit il se laisse lire, l’enquête et l’intrigue sont bien imaginées. Sûrement un bon livre pour les amateurs d’histoire et les férus de cette époque vénitienne."

Jacques Brès

 "Pour l’amour d’une île" de Armelle Guilcher (éditions Nouvelles Plumes)

- Petit roman sympa qui nous fait découvrir la vie sur une île bretonne avec ses habitants et ses secrets ; sans plus !

Lorette Tissier

 "Le monde selon Billy Boy" de Gilles Leroy aux éditions Mercure de France

- Gilles Leroy nous emmène dans les années 60. En quête de ses origines ,il essaie de se souvenir de la relation qu il a eu avec Eliane ( sa mère) et André ( son père).Ce roman est plein de tendresse et de non-dits. Une magnifique écriture que celle du Prix Goncourt 2007 avec "Alabama song" auteur d’un roman consacré à Nina Simone, immense blueswoman....

Lorette Tissier


  "Quand les anges tombent" de Jacques-Olivier Bosco

* auteur Coup de cœur Blues & Polar/Comtes de Provence 2014 avec "Loupo".

- "Quand on lit la première page, on ne lâche plus ce livre. Tous les ingrédients y sont réunis pour faire un super polar : préfet véreux ,flics, malfrats corses, juge, avocate parents.... et cinq mômes qui s en sortent bien !! Bientôt les vacances ? Alors lisez le sur la plage vous ne le regrettez pas !"

Lorette Tissier

- Impossible d’interrompre la lecture.Dès les premières pages on veut en savoir un peu plus, on avance , on avance jusqu’au dénouement. Captivant, stressant. A lire absolument.

Arlette


 "Les Belges reconnaissants" de Martine Nougé aux éditions du Caïman

- Dans « les Belges reconnaissants », Pénélope Cissé, officier de police d’origine sénégalaise, nous ravit en menant l’enquête, tambour battant, dans un village où le sectarisme règne en maitre. Dans ce premier roman, Martine Nougué sait à merveille brouiller les pistes et aborder, tour à tour, le thème des parties fines nocturnes, des actions militantes écologistes et de la spoliation des biens juifs lors de la deuxième guerre mondiale ! Voici un polar dépaysant, léger malgré les lourds secrets des protagonistes, et qui nous aimante jusqu’à son dénouement surprenant !

Aude Locher


  "Tableau de chasse" d’Arnaud Guillon aux éditions Héloïse d’Ormesson

- Cette trahison de gens proches nous rappelle que le bonheur d’unevie est fragile et éphémère, et qu’il existe des individus sans scrupules prêts à tout pour satisfaire leurs instincts de prédateur au détriment d’une relation de confiance et d’amité aveugles.

Patricia Pinori.

- Bof ! Quoi dire de plus ! On s’attend à la révélation de cette histoire somme toute assez banale : l’infidélité en amour et en amitié... Pas du tout captivant...Désolée.

Marie-Pierre

- Amour, amitié, joie de vivre, meilleurs souvenirs... telle est la vie de cette famille jusqu’à la trahison d’un des leurs. Ceci lèvera un lourd secret et fera commettre l’irréparable.

Lorette Tissier

- La vie est parfois sournoise sans que l’on s’y attende, et ressemble souvent à une comédie pouvant devenir tragédie très facilement. Le roman d’Arnaud Guillon "Tableau de chasse" en est l’illustration profonde, avec son écriture très fine, empreinte d’élégance, et d’une sensibilité exquise et douce. Autour de la transgression de deux êtres, née d’une déception au sein d’un jeune couple, un effet dominos se produit entraînant la révélation d’un lourd secret de famille, et l’effondrement de celle-ci pourtant si unie ; produisant au final un coup de théâtre inattendu, insensé et si cruel. La conséquence du désir fou de se faire justice soi-même et de se tromper !

Jean-Pierre Tissier

- Dans la vie, certains croient avoir des amis, de très bons amis… Jusqu’à preuve du contraire, évidemment ! Arnaud Guillon nous distille, à petites doses, tout ce qui peut envenimer une solide amitié dans son dernier roman « Tableau de chasse ». Tous les secrets enfouis sont-ils vraiment bons à dévoiler ? Un roman qui navigue entre amitiés et passions…

Aude Locher


 "Alpes noires" de Philippe Paternoli aux éditions du Caïman

- Alpes noires » est un de ces petits polars plein de rebondissements où l’on suit avec plaisir les déductions de l’enquêteur dans sa résolution de crimes. Mais comment finit-on au fond d’une tanne, gouffre profond et étroit du massif des Bauges ? De suspect en suspect, Philippe Paternolli nous fait suivre des chemins de randonnée de plus en plus inquiétants… Pour les amateurs de suspense !

Aude Locher

- Un peu toujours dans le même thème ! Politiciens véreux , maîtresse , chantage , vengeance... Tout est là et il n’y as pas de secret !

Lorette Tissier


  "Les Mensonges ne meurent jamais" de Séverine De La Croix aux éditions Michel-Lafon

Séverine De La Croix est une jeune auteure de 29 ans passionnée d’écriture, d’équitation de parachutiste et de voyages. Une adepte des défis qui propose là un ambitieux premier roman.
- Avec "Les Mensonges ne meurent jamais", Séverine De La Croix nous entraîne de secrets inavoués en mensonges multiples, au cœur d’une vieille aristocratie française protestante qui en prend pour son grade. Une noblesse qui n’aura reculé devant rien - notamment pendant la Guerre - pour conserver un "certain rang", au point de le croire légitimement accordé par Dieu. Sans rire !!! Même au prix de la délation et de la dénonciation de Juifs désireux de passer en Zone Libre ; non sans leur avoir spolié leurs biens et argent auparavant. Mais dans ce "Dallas" se déroulant entre Etretat, Yerres et Brie-Comte Robert, le viol et l’inceste se concluent par des pactes envers le diable et des mensonges, tous plus pervers les uns que les autres. Un livre "Turn-over" comme disent les Américains, dont on a envie de connaître la suite à la fin de chaque page.
"Merci à ma famille qui m’a inspiré cette histoire" écrit l’auteure dans ses remerciements ; gageons que la fiction l’emporte sur la réalité.

Jean-Pierre Tissier


 L’incroyable cheminement de Tardi sur les traces de son père prisonnier de guerre

- Voilà, comme tant attendu, le tome II d’un recueil extraordinaire qui éclaire bien des hommes (et femmes) du baby-boom, à qui leur père n’a jamais dit un mot (ou presque) sur ces cinq années perdues de leur vie (1940-45) et dont des milliers ne sont pas revenus. Un ouvrage qui lève le secret sur ces hommes hors de la Shoah mais qui ont vécu dans des conditions souvent inhumaines également. Avec pudeur et questionnement, et avec le talent propre au dessinateur - dont on mesure encore plus aujourd’hui l’importance - Tardi nous emmène sur les pas de son père, son errance folle avant la libération... Un livre important pour tous ceux qui ont peu parlé avec leur père... et le regrette tant aujourd’hui.

Jean-Pierre Tissier


 "La Saison des mangues" de Cécile Huguenin aux éditions Héloïse D’Ormesson

- Dans « La saison des mangues », Cécile Huguenin nous entraîne de l’Inde coloniale à l’Afrique en passant par la France, au travers de trois générations de femmes, de mère en fille. Passionnant d’interculturalité, ce roman est un voyage au travers du temps et de l’espace. Comment survit-on à l’exil ? Peut-on réellement s’approprier une nouvelle culture et se faire accepter par ses autochtones ? Telles sont les questions que pose avec justesse ce roman exotique…

Aude Locher

- Ce roman attachant et passionnant nous fait voyager dans l’espace et le temps à travers trois générations de femmes reliées par un héritage multiculturel et familial commun, et que pourtant tout oppose par leur destin.
C’est un message sur l’intolérance véhiculée de manière violente dans les sociétés archaïques, mais tout aussi présente de manière plus sournoise dans nos sociétés dites modernes.

Patricia Pinori.

- "La saison des mangues", uUn livre émouvant qui ne peut pas nous laisser indifférentes ? Avec des phrases que l’on relit plusieurs fois. Un belle leçon de vie sur la tolérance.

Marie-Pierre


 Ingrid Astier : " Petit éloge de la nuit" aux éditions Folio

- Coup de coeur Blues & Polar "Sylvie-Turillon 2012" pour remarquable "Quai des enfers sorti chez Gallimard noir, Ingrid Astier (voir son interview dans notre rubrique en page d’accueil) vient de réaliser un essai qui nous entraîne dans les méandres de la philosophie et de la découverte de la nuit. Ce monde aux confins du mystère et de la folie qui a été notre thème 2014. Mais contrairement à ses romans, on puise ici au hasard de ce petit livre paru chez Folio sans être pour le moins perdu ou dépaysé. La poésie succède (ou précède) une vision astronomique, alors que de temps en temps elle nous emmène au cœur de la fameuse brigade de nuit du 36 Quai des orfèvres qu’on appelait jadis la "Mondaine". Il faut prendre son temps pour lire cet essai et ne pas se jeter dessus, vorace, en pensant au haletant "Quai des enfers". La lenteur au contraire, permettra de savourer ce livre nocturne évoquant autant les églises que les étoiles, la musique avec sons sens pointu et acéré du détail... que les poubelles ou les promesses de la nuit.
Rien de sensationnel ou de morbide ; plutôt du rêve comme lorsqu’on savoure un Cohiba sous les étoiles de Haute-Provence à Manosque, avec le bonheur rare d’être à chaque fois sous la Voie Lactée.
Alors, prenez au hasard quelques bribes de livre par jour... et méditez-les !
"La littérature n’est du côté de personne écrit Ingrid Astier. Elle accueille et recueille, fixe ce qui va disparaître. Elle est terre de mémoire ; elle retient ce que le temps efface. Libre, elle tourne autour du monde, vibre et vit."

Dégustez-là lentement pour en apprécier le contenu.

Jean-Pierre Tissier





"Les Soeurs sans nom" de Muriel Bonnardel chez Edilivre

Installée à Pierrevert (04) depuis peu, Muriel Bonnardel a publié chez Edilivre le 19 août un roman policier, son deuxième. Renseignements et infos sur le site :
http://www.edilivre.com/les-soeurs-sans-nom-muriel-bonnardel.html



"Meurtres à Naples" de Joëlle Delange aux éditions L’Harmattan.

Amoureuse de la terre provençale qui l’a vu naître Joëlle Delange y vit désormais et a puisé dans la vie du bon Roy René plusieurs épopées historiques. Là ; elle décortique la vie de la sulfureuse Reine Jeanne dans "Meurtres à Naples" sorti aux éditions L’Harmattan.


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 Les comptes-rendus de nos lecteurs en 214

sur les livres sélectionnés pour le festival Blues & Polar

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"Rock’n’roll circus" de Sam Bernett

- L’animateur radio qui nous a tant fait rêver avec ses "Nocturnes" sur Europe 1 et RTL dans les années 70, est à l’origine de la naissance de la plus grande boite de nuit rock’n’roll de la fin des années 60 à Paris : le Rock’n’roll Circus ! Directement inspiré de l’expérience ayant réuni les Beatles, les Stones et quelques autres stars de l’époque sous le chapiteau d’un cirque. Déjà à l’origine de La Tour de Nesle" que votre serviteur fréquenta assidûment pendant plusieurs années (c’était l’époque de Hair, d’Hendrick, de Joe Lebb et les Variations...) Sam Bernett a vu défiler toute la planète rock dans son établissement de nuit, et derrière ses micros parisiens. Il relate cette "folie de la nuit" dans un livre qui se dévore avec délectation pour qui est un enfant du "baby-boom", mais aussi avec curiosité pour qui est fan des Doors et de Jim Morisson. Car c’est Sam Bernett qui a découvert le chanteur des Doors, inanimé et mort dans les WC du Rock’n’roll Circus" ; mais la version officielle dit qu’il est mort dans sa baignoire, à son domicile. Un mystère de plus à développer sur la scène de Blues & Polar.

Jean-Pierre Tissier

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"Nouveaux bandits" de Séverine Pardini-Battesti et Bruno Aubry

- Solidement préfacé par l’expert en criminologie qu’est Alain Bauer, l’ouvrage de ma consœur Séverine Pardini (spécialiste des Faits divers à La Provence) et du cinéaste Bruno Aubry (Les Parrains de la Côte avec Philippe Carrese) remet les pendules à l’heure, et nous éclaire solidement sur les folies de la nuit, notamment du côté des discothèques d’Aix-en-Provence où il fait bon s’amuser, mais ne pas y traîner....
La liste des victimes, tombées à la nuit, à la sortie d’un match de l’OM ou au petit matin sur la route des Alpes est en effet, longue comme un jour sans pain...
Habituée des prétoires, des Cours d’assises, Séverine Pardini rafraîchit la mémoire en matière de banditisme marseillais, aixois ou alpin, sans omettre les ramifications remontant jusque dans les cercles de jeu de la capitale du côté de l’Etoile, des Champs-Elysées ou de l’avenue de Wagram. Vraiment passionnant ! Notamment deux chapitres : "Calissons et figatelli" et "Santu et les bergers de Vescovato". Mais tout le reste est à l’avenant. Du pur travail de journaliste ; l’humour en prime !

Jean-Pierre Tissier

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"La 7ème nuit de Venise" - Thierry Maugenest - Editions Albin Michel.
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Il s’en passe des choses à Venise la nuit. Intrigues, politiciens et courtisanes bref un monde de fous !!!!!
Polar historique.

Lorette Tissier

Thierry Maugenest signe là un polar historique distrayant. « La septième nuit de Venise » vous entraine, en effet, dans la Venise aquatique du XVIIIème siècle avec ses intrigues, ses nuits de débauches et ses rivalités politiques sur fond d’énigme scientifique. Bien documenté et inspiré de faits réels, ce polar se lit facilement au gré des découvertes de deux fins limiers : Carlo Goldoni, homme de théâtre et Zorzi Baffo, poète érotique…
Tout un programme, à l’italienne !

Aude Locher

- Avec ce roman historique qui nous plonge de plain-pied (parfois humides) dans la merveilleuse cité des Doges, Thierry Maugenest - auteur aixois - nous entraîne dans un polar où les dagues et épées remplacent les fusils à canon scié et les lance-roquettes d’aujourd’hui. Mais les dégâts sont identiques, car on tuait autant la nuit jadis, au cœur du XVIIIe siècle, dans les ruelles de la belle mystérieuse parsemées de canaux et de de coupe-gorges, qu’au pied des tours des quartiers nord de Marseille ou de Seine-Saint Denis...
Mais c’est la beauté du panache incarné par l’enquêteur Zorzzi, et la réflexion sur l’avenir et de Venise, et du monde, menée par le futur génie du théâtre que sera Carlo Goldoni, qui nous fait littéralement dévorer ce livre de cape et d’épée comme un casse-croûte croustillant au pâté de campagne confectionné soi-même, sans oublier moutarde et cornichons !
Car il y a de l’épicé dans de livre, du Vidocq, du Thierry la fronde.. et un érotisme certain, qui démontre que les mots les plus simples - à l’instar des chansons coquines de Colette Renard - sont parfois les plus excitants...
Question de vocabulaire ! On voyage ainsi au cœur de la mélancolie qui berce cette cité comme les vaguelettes éternelles de la lagune. Un livre où plaisir rime avec désir.

Jean-Pierre Tissier

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"Le sang de la trahison" - Hervé Jourdain - Editions Fayard
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- Prix à part que celui du "Quai des orfèvres" initié par Jacques Gattineau, et décerné chaque année depuis 1946, en ayant pour coeur d’imaginaire cette grande maison historique. En effet, placé sous la présidence du Directeur de la Police judiciaire, ce "Prix du Quai des orfèvres" garantissant un tirage de 50 000 exemplaires (au moins) chez Fayard, a été remporté cette année par Hervé Jourdain, capitaine de Police au sein de la Brigade criminelle de Paris. "Le Sang de la trahison" nous entraine dans les couloirs et recoins du Palais de Justice parisien, et de cette institution vouée à déménager, quitte à y perdre son âme pour une nouvelle efficacité naît un polar plein de suspense et de rebonds inattendus. De retournements de situation en retournements de situation, on dévore allégrement cet ouvrage, en espérant que son auteur soit parmi nous cet été au 12e festival Blues & Polar de Manosque.

Jean-Pierre Tissier

- Crimes déroutants, indices saugrenus, personnages attachants, jargon policier, « Le sang de la trahison » possède tous les éléments-clés d’un très bon polar.
Hervé Jourdain y dévoile constamment de nouveaux personnages inquiétants qui deviennent alors autant d’assassins potentiels tout en nous perdant, de jour comme de nuit, dans les dédales du Palais de justice de Paris…
Du suspens qui saura vous tenir en haleine !

Aude Locher.

- Il s’en passe des crimes au "36 quai des Orfèvres" ! Malgré les caméras de surveillance, difficile de trouver le fautif. Les recherches et investigations du brigadier Zoé Dechaumes et de ses collègues nous mènent dans un vrai labyrinthe où le tueur se gausse de leur piétinement malgré les indices laissés sur toutes sur ses victimes : 3 morceaux de sucre et des œuvres littéraires.
De bout en bout, le livre nous tient en haleine
Un très bon polar comme je les aime.

Joëlle René.

- Voilà un polar bien rythmé avec un bon fil conducteur et écrit par un flic de la brigade criminelle qui dit mieux !

Lorette Tissier

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PRIX BLUES & POLAR/COMTES DE PROVENCE SYLVIE-TURILLON 2014 : "Loupo" - Jacques-Olivier Bosco (Editions Jigal Polar)

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- Enfin un style qui décoiffe ! « Loupo », alias le flingueur, nous entraine dans le feu des cités avec ses gangs et ses lois de sang et d’honneur. Nous l’accompagnons dans sa fuite en avant, dans ses amours et ses détresses. Et Jacques-Olivier Bosco parvient à nous faire aimer Loupo, malgré la folie de ses nuits meurtrières. Une vraie prouesse !

Aude Locher.

- Jacques- Olivier Bosco "Loupo" : style décapant , électrique , livre passionnant, action permanente dans un environnement difficile, des personnages attachants malgré le contexte. La nuit est omniprésente. La folie est largement exprimée tout au long du livre, une pulsion à laquelle on ne peut résister et en particulier la nuit, au mépris de la peur. Paradoxe de la terreur , de la folie destructrice et de l’amour de la nuit protectrice et du silence . je pense que ce livre percutant correspond bien au thème choisi.

Geneviève Gassend

- Polar super noir mais tellement lumineux par ses personnages. Très dans l’actualité : histoire bien écrite et bien menée plus vraie que nature. A lire et à relire - en plein dans le sujet de cette année.

Lorette Tissier

- "Le lecteur est dans la tête du braqueur, c’est l’originalité de ce polar vraiment noir. Aussi on change constamment d’avis sur le personnage, au fil de l’histoire et de ses promesses qu’il tiendra ou ne tiendra pas. L’aventure ne se déroule que sur quelques jours mais elle est très dense et assez simple.

Parsemée de détails très précis qui donnent de la vérité à l’histoire, l’écriture est rapide, saccadée, faite de mots violents et de qualificatifs percutants, on est vite secoué par l’action au point d’en perde un peu le fil mais on y revient vite. Il n’y a ni suspens ni retournement de situation mais l’histoire est haletante jusqu’à la fin, même jusqu’au dernier mot, ce qui est assez rare (j’ai souvent l’impression que certains auteurs de polars ne savent pas comment finir les histoires pourtant excellentes dès les premières pages).
Je rapproche cette lecture d’une rencontre dans un bistrot avec un malfrat repenti, ou pas, qui me raconterait des moments de sa vie autour de plusieurs verres, cigarettes et pétards ... je ne sais trop qu’en penser, c’est un sage ou un salaud ? Mais quand je quitte le zinc, ou quand je ferme le livre, je sais que je ne l’oublierai pas de sitôt."

Jacques Brès

- Loupo de J. O. Bosco n’est pas, à proprement parler, un roman policier ; il y a bien des meurtres, mais pas d’énigme et d’enquête de police.C’est donc un roman noir, dans la veine américaine, ou dans celle, hexagonale, de Jean Pierre Manchete. Le héros principal, Loupo, y est soumis à un destin, un « fatum », caractéristique de la tragédie antique.
On comprend, mais seulement à la fin du livre, qu’à partir d’un événement inaugural, ici, le tir malencontreux sur un vigile, les choses vont s’enchaîner jusqu’au meurtre d’un enfant lors d’un braquage.Cette engrenage projette notre héros vers un destin funeste que mêmes la tendresse d’une femme, Nora, la solidité de son amitié avec Kangou, le complice de toujours ou son aspiration à une rédemption, par le paiement de sa dette à la société des hommes, ne parviendront à contrarier. Loupo est un loup, et jusqu’au bout, il le restera. Cette mécanique fatale est particulièrement bien rendue par un écriture fiévreuse, saccadée, syncopée, qui emprunte volontiers à la langue des banlieues, à laquelle le rap nous a familiarisés.
Mais l’auteur sait aussi ménager quelques plages d’un certain lyrisme sombre, notamment quand il s’agit d’évoquer la nuit et sa poésie à la fois excitante et désespérée. Cette nuit dont le héros nous dit : « Je m’y sens chez moi, la nuit.Seulement la nuit. J’ai les sens qui guettent, qui attendent » et encore : « Tellement plus belle que le jour. Le jour gris des cités, des Assedic et du RMI. . Si tu voulais une montre, une bagnole, une rencontre dans un bar enfumé de rouge, si tu voulais vivre le film, tu devais vivre la nuit. Pas le jour. Pour Loupo, la nuit, c’est, à la fois la vie, la poussée d’adrénaline, l’excitation de l’action, mais c’est aussi la mort, la haine, la vengeance, la violence aveugle. La nuit, c’est ce déchirement des contraires. La nuit, c’est la folie.

Alain Lemetayer

- C’est un roman qui se lit très vite, l’écriture est moderne, originale et rapide. Il reflète l’adrénaline du casse à tout prix par une bande de copains solidaires. Bref, l’histoire d’un classique .... un mélange de délinquance, amitiés, trahisons, amour et culpabilité avec les valeurs de "mauvais garçons". Une histoire banale des enfants de la rue où l’on retient la culpabilité pour l’enfant touché avec son arme.
Je ne le retiens pas comme un bon polar à partager avec d’autres. C’est un livre à lire dans le train, pas besoin de se concentrer au vu des noms qu’il donne à ses personnages (noms d’animaux). Ce livre est un mélange de déjà vu.

Marie-Pierre

Voilà un livre écrit au lance-flammes, avec des mots comme autant de braseros jetés sur le papier, et qui nous interpellent au plus profond de nos tripes. Des mots ressuscités parfois, façon Audiard ou San Antonio, alors qu’on les croyait partis aux oubliettes. Car dit encore un "page" aujourd’hui, pour désigner un lit ? Si ! J’en connais un, mon vieux pote Nanard, gaillard moustachu de la Bastoche à Paris et qui aura bientôt "70 balais aux fraises". Jacques-Olivier Bosco, entre références affectives aux rappeurs mêle habilement l’argot et le verlan, nés non pas aujourd’hui dans les cités, mais des expressions manouches ou arabes des années 1900, au cœur des prisons de la capitale, quand il fallait communiquer "en lousdé" au nez et à la barbe des "condés"... Ce langage-là, Bosco le fait vivre merveilleusement dans ses liges de feu, cramées parfois, mais empreintes d’une belle sincérité, afin de donner les clés de l’incompréhension de la folie de la nuit, thème de notre 12e festival. On y retrouve ainsi la brutalité de l’enfance, l’absence sèche de tendresse, au moment où les enfants en ont le plus besoin. Car faire dormir un gosse dans un placard n’a jamais donné de bons résultats. Simplement le fait de se sentir fauve dans une cage d’escalier, dix ans plus tard.
"Loupo" est un livre qui ne laisse pas indemne et qu’on a du mal à refermer. Tel ce silence pesant - avant les applaudissements - qui succède parfois à un fascinant concert. Car "Loupo" nous interpelle sur ces zones de non-droit au cœur des cités, et que ni Droite, ni Gauche n’arrivent à remettre sur rails. Un livre qui allie la sincérité des mots à la compassion des situations. Un livre qui sent la sueur, la poudre, le sang et les larmes. Comme un refrain de Clayton Thomas, géant du Blood, sweat & tears... Du costaud "Loupo" !

Jean-Pierre Tissier




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"La Nuit de l’accident" -Elisa Vix : - Editions du Rouerge noir.
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- Un fermier taiseux. Une vétérinaire sensuelle de quoi faire un polar agréable à lire avec une fin qui nous ramène à la folie d’un homme désespéré.

Lorette Tissier

« La nuit de l’accident » nous plonge dans les monologues intérieurs d’un agriculteur et de sa compagne vétérinaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication entre eux ne passe pas très bien !
Puis d’autres personnages, ciselés habilement par la plume d’Élisa Vix, apparaissent, devenant au fil des pages de plus en plus troublants...
Mais quoi de plus inquiétant dans une vie, au final, que les répercussions de la folie d’une nuit ?

Aude Locher

- Des romans à se faire des films et dont on peut développer l’imaginaire fertile à sa guise ; tel semble être le credo littéraire d’Elisa Vix, vétérinaire de profession, venue à l’écriture après avoir rédigé une thèse professionnelle. Car il y a dans "La Nuit de l’accident" écrit comme un vrai scénario plus qu’une envolée littéraire tous les ingrédients télévisés d’un polar. Bien plus "Barnaby" que série US....Et ce n’est sûrement pas un hasard si ses deux premiers romans "la Baba-Yaga" et "Bad dog" ont déjà été adaptés par France 2.
"La Nuit de l’accident", au cœur de la folie de la nuit qui bercera le 12e festival Blues & Polar, nous transporte au cœur d’une campagne qui fleure bon l’odeur du foin, des étables, des bords de rivière, et du fumier ! Sans oublier que le monde rural a ses codes, ses rites, ses mœurs, ses habitudes taiseuses, et ses défauts. "La Nuit de l’accident" c’est le polar des champs opposé au polar des villes. Ici on préfère encore l’Opinel, le manche de pioche ou le fusil de chasse à la Kalachnikov.

Jean-Pierre Tissier

- Dans un coin du Cantal, une jeune vétérinaire, "Nat" s’éprend de Pierre un fermier "bourru" et taciturne perturbé par tous ceux qui approchent sa ferme. L’intrusion d’un mystérieux campeur dans leur propriété, et la probable expropriation de ses terres feront de Pierre un assassin.

Joëlle René

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"Le chat Ponsard" - André Fortin - Editions Jigal Polar

- André Fortin signe là un vrai polar avec des meurtres, des commanditaires, des flics ripoux et des politiciens véreux. Beaucoup de personnages et de fausses factures qui nous font, encore une fois, douter de la probité du monde dans lequel nous vivons… Heureusement, une originale et un simplet vont mettre un grain de sable dans ce terrible engrenage ! « Le chat Ponsard » ou « Et si c’était malheureusement vrai ? ».

Aude Locher.

- Roman énigmatique, empreint d’un regard acéré et sans concession sur les méandres et corruptions de la vie politique, que "Le Chat Ponsard", nouveau roman passionnant d’André Fortin paru aux éditions marseillaises Jigal.

Les troubles psychiatriques - à l’instar de "L’Impasse" d’Aurélie de Gubernatis - y sont plus présents que la folie pure et pure, thème de notre festival 2014, mais le suspense et le mystère y sont bien ancrés, débutant tous deux par "une nuit glauque"... On entre alors dans une certaine magie écrite avec beaucoup d’élégance. Trois heures du matin, au cœur d’un jardin clos, sous la clarté blafarde de la lune, un chat aux yeux verts faisant office de revenant nous entraîne dans un polar à rebondissements, où la Justice, notamment celle de la Cour d’Assises qui juge les criminels, est fort bien décrite sous la plume d’André Fortin. Vrai qu’il en connaît un rayon en ce domaine, puisque ancien juge du tribunal pour enfants à Marseille.

Jean-Pierre Tissier

- Il y a tous les ingrédients nécessaires pour faire un polar un bon polar !!!

Lorette Tissier

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"L’impasse" - Aurélie de Gubernatis (Editions Héloïde d’Ormasson).
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- Le roman d’Aurélie de Gubernatis est prenant : elle sait distiller du suspense et ses idées, parfois loufoques mais toujours imaginatives, sont divertissantes. L’anecdote de départ de « L’impasse » est bien trouvée et cette histoire demeure romantique malgré l’omniprésence de la folie... Seules les ficelles pour accrocher le lecteur sont, à la longue, trop visibles et en deviennent lassantes. De bonnes trouvailles, en tous cas, dans ce polar qui ne manquera pas de vous divertir malgré la présence, en continu, du loup dans la bergerie !

Aude Locher

- Voilà un chemin vers la folie qui naît subrepticement la nuit, un soir entre deux meilleures amies, sur le coup de 23 heures, après un carpaccio de Saint-Jacques et une conversation très féminine sur la liposuccion...
La malédiction des Montalban (joli clin d’œil au regretté Pepe Carvalho) qui décèdent de père en fils depuis trois générations à l’âge de quarante ans est la trame de ce roman fort en suspense et rebondissements -élégamment écrit de surcroît - qui nous entraîne au cœur de la psychiatrie avec finesse, par étapes successives. Un roman passionnant qui a néanmoins nécessité l’appui de trois intervenants : psychothérapeute, psychanalyste et psychiatre pour donner du corps et du sens à ces séjours hospitaliers répétés. Car il fallait être très précis dans l’analyse et la découverte des attitudes tour à tour développées par les protagonistes de cette "Impasse".

Jean-Pierre Tissier

- Bon polar qui parle bien de la folie bien que parfois répétitifs !

Lorette Tissier

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Les livres de l’édition 2013

- Sous la ville rouge de René Fregni - Editions Gallimard
- Massalia Blues Minna Sif - Editions ALMA
- Marseille ou la mauvaise réputation d’ Olivier Boura - Editions Arléa
- La mort du scorpion de Maurice Gouiran - Editions Jigal Polar
- Marseille Mafias de José d’Arrigo - Editions du Toucan
- Marseille Opus Mafia de Jean louis Pietri - Editions La Manufacture de livres
- Un loup dans la bergerie de Claire Fasce-Dalmas - Editions Baudelaire
- Le pacte des innocents de Pascal Tissier - Editions Amio
- 100 crimes à Marseille de Dennis Trossero - Editions L’Ecaillier
- Restez dans l’ombre d’ André Fortin - Editions Jigal Polar
- Marseille, la ville où est mort Kennedy de Maurice Gouiran
- Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser - Editions L’Ecaillier
- Un petit jouet mécanique de Marie Neuser - Editions l’Ecailler
- J’ai fait comme elle a dit de Pascal Thiriet - Editions Jigal Polar
- Tortuga’ s Bank d’ Andre Blanc - Editions Jigal Polar
- Beso de la muerte de Gilles Vincent - Editions Jigal Polar
- Remous en eaux troubles de Muriel Merat et Alain Dedieu - Editions Ex-Aequo.
- Le Cramé de Jacques-olivier Bosco - Editions Jigal Polar.
- Restez dans l’ombre d’ André Fortin - Editions Jigal polar.
- La mort sentait si bon de Jean Darrig.
- La ville où est mort Kennedy de Maurice Gouiran
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 COMPTES-RENDUS :

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- Sous la ville rouge de René Fregni - Editions Gallimard

Les conditions qui font que le Charlie arrive à entrer dans l’engrenage de la violence sont très longues en descriptifs et en état d’âme, et ce n’est qu’à vers la 70ème page que l’envie de continuer la lecture m’est venue. (le livre a 125 pages).
Cependant, l’histoire reflète bien la vie de tous les jours des quartiers défavorisés sans tomber dans le misérabilisme. Mais n’a-t-on pas tous souhaité un jour de sortir du lot et de s’en sortir tout simplement ?
Pour ma part, ce n’est pas son meilleur livre.

Joëlle RENE.

C’est simplement sublime que dire de plus ? courez l’acheter !!

Lorette Tissier.

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- Marseille Opus Mafia de Jean louis Pietri - Editions La Manufacture de livres .

Jean-Louis Pietri dans son « Marseille opus mafia » nous entraine dans les tourmentes d’un amour insolite entre un flic et une pute sur fond d’affaires mafieuses et de règlements de comptes... Mais un poulet et une langouste peuvent-ils réellement s’aimer ? Ce roman crédible et distrayant ne vous en donnera la réponse que si vous le lisez !

Aude Locher.

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- Marseille Mafias de José d’ Arrigo - Editions du Toucan.

Personnellement, j’ai mis du temps à lire ce livre, beaucoup de temps car « Marseille Mafias » est une mini-encyclopédie des embrouilles marseillaises, un « who’s who » de tous les ripoux ! Mais si tout ce que José d’Arrigo dénonce est vrai, comment-il peut-il encore mener une vie tranquille ?? A conseiller à tous ceux qui veulent connaitre l’envers du décor de la carte postale marseillaise pour le meilleur et pour le pire. ..

Aude Locher.

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- La mort du scorpion de Maurice Gouiran - Editions Jigal Polar.
Un solide polar où se mène une enquête après la découverte d’un crime particulièrement barbare, sur fond de blanchiment d’argent, de trafic de tableaux, le tout, en connexion – on le découvre au fur et à mesure de la lecture – avec l’histoire du milieu marseillais, que l’auteur connaît sur le bout des doigts, et celle, avec un grand H, des tragiques affrontements nationalistes dans l’ex-Yougoslavie.
L’intrigue est rondement menée, avec un suspens rigoureusement entretenu au fil des chapitres. Quant aux deux personnages principaux, l’ex grand reporter et la jeune fliquette anorexique et gothique, liés par un pacte érotique, où l’amour a du mal à faire sa place, leurs portraits sont brossés en respectant les lois un peu convenues du genre : lui est solitaire, grand amateur de Whisky de marque comme le Lagavulin cher au Fabio Montale de J.C. Izzo, et que son désir de connaître -son côté fouineur, y compris du corps de la femme- parvient parfois à sortir d’un état quelque peu dépressif et désabusé. Elle, dont on ne sait pas grand-chose de son passé, est une jeune inspectrice intègre mais sans illusion, dans un monde policier de machos et de ripoux.
Un troisième personnage prend, juste avant le dénouement, toute son importance, celui de la tueuse ; personnage d’apparence fantomatique, mais finalement de la densité de ceux qui condensent sur leur personne toutes les contradictions, les désespoirs et les horreurs d’une époque : en l’occurrence celle des Balkans déchirés, au sein d’une Europe indifférente.
L’auteur manie assez bien, la plupart du temps, un style direct et imagé qui correspond bien à ce type de polar. Au fil des événements, il se sert de son héros pour lâcher quelques jugements lucides sur le monde tel qu’il va. Malheureusement, il se laisse parfois aller à d’assez longues descriptions historiques ou socio-politiques, qui semblent toute droit sorties d’articles de presse ou de Wikipedia.
Finalement une lecture qui vous tient en haleine, mais ne vous laisse pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’un optimisme béat sur l’état du monde et la nature humaine.

Alain le METAYER.

Maurice Gouiran dans « La mort du scorpion » nous invite à un plongeon dans un amour qui se cherche, la mafia russe, les massacres des Balkans, les faussaires et le monde de l’art ; le tout, façon bouillabaisse à la marseillaise ! Distrayant et accrocheur, son polar au parfum du sud se lit avec bonheur.

Aude Locher.

Super polar noir de chez noir !! à lire absolument tb pour le thème de cette année.

Lorette Tissier.

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- La ville où est mort Kennedy de Maurice Gouiran - Editions JIGAL .

FINALISTE PRIX SNCF DU POLAR en 1963

Résumé : En 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...

Maurice GOUIRAN passe la huitième... et une fois de plus sort de sa besace un sujet brûlant. Mêlant avec bonheur et délectation, les odeurs de la garrigue aux remugles nauséabonds des embrouilles portuaires, Maurice GOUIRAN fidèle à sa « légende » nous assène une fois encore un des ses polars, prétexte à réflexion sur l’Histoire et ses multiples zones d’ombres.

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Dans son roman « Marseille, la ville où est mort Kennedy », Maurice Gouiran relie la mort de Kennedy aux embrouilles mafieuses marseillaises. Reliant habilement l’Histoire et la fiction, Maurice Gouiran nous embobine et nous fait croire que, tant d’années après, de nombreux plans restent encore à éclaircir quant aux liens obscurs entre Kennedy, la mafia et Marseille… Ce roman s’approcherait-il un peu plus près de la vérité ? Percutant !

Aude LOCHER.

Superbe polar, Maurice Gouiran est fidèle a lui même !! on se délecte à lire cet auteur j’aime de plus en plus !

Lorette TISSIER.

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- Le pacte des innocents de Pascal Tissier - Editions Amio.

« Le pacte des innocents » est un polar marseillais bien ficelé, trépidant et crédible. Même si la fin à l’eau de rose est digne d’un film hollywoodien, c’est un plaisir que d’accompagner Alban Campo dans toutes ses péripéties et aventures rocambolesques !

Aude Locher.

Se lit avec grand plaisir.
Très bon polar marseillais où l’esprit vagabonde entre nostalgie et réalité.

Joëlle RENE.

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- Massalia Blues Minna Sif - Editions ALMA.

Avec Massalia blues, dont une lecture croisée avec Sous la ville rouge de René Frégni aura lieu le jeudi 22 août à la chapelle de Toutes-Aures, dans le cadre du 11e festival Blues & Polar, la Marseillaise Minna Sif – également invitée le 24 aout à Manosque - nous fait découvrir en profondeur – et en hauteur également - un Marseille méconnu du grand public comme une Cour des miracles au cœur de la cité phocéenne quand on erre au creux des ruelles tordues de Belsunce à Noailles, en passant par le Vieux-Port et la rue Thubaneau. Avec ses mots fouillés et charnus, son vocabulaire cru et sans fioritures, Minna Sif nous entraine dans un bled ayant élu domicile au cœur de la cité de Pagnol depuis des années, par la vague de l’indépendance algérienne, du tremblement de terre d’Alger... et par ce passage naturel qu’est la Méditerranée. On y découvre à travers un fatras de mots qui cinglent et claquent comme du linge au vent, des descriptions picaresques aux couleurs magnifiques, sans oublier les coutumes, rites et superstitions emportés dans les bagages.
Si Minna Sif aurait sûrement gagné en force en raccourcissant certains épisodes, et en réduisant son train d’adverbes, la verve - elle - est bien là , présente au cœur de la plume, avec au fond de tout ça une âme forte dont on attend impatiemment la suite.

Jean-Pierre TISSIER.

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Beso de la muerte de Gilles Vincent - Editions Jigal Polar

Super polar qui se lit d’une seule traite avec pour ne rien gâcher le rappel d’une période très troublée en Espagne avec ses probables ramifications actuelles. Semble plus vrai que la réalité.

Josette Simon.

Super polar qui nous ramène dans l’Espagne de 1936 et à l’assassinat de grand poete GARCIA LORCA. Intrigues, mystère et rebondissements nous captivent du début à la fin.

Lorette Tissier.

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- Marseille ou la mauvaise réputation d’ Olivier Bourra - Editions Arléa Dans ce livre, Olivier Boura cherche à cerner l’identité de cette ville qui semble vouloir toujours échapper à un jugement objectif. Il le fait d’abord en convoquant l’Histoire la plus ancienne, celle de ces Phocéens, fuyant les Perses et fondant à Massilia un comptoir commercial. Mais, finalement, cet épisode fondateur, même s’il participe à la légende dorée marseillaise, ne dit pas grand chose sur la cité d’aujourd’hui et, en particulier, sur la mauvaise réputation qui pèse sur elle. Ces phocéens étaient effectivement commerçants donc un peu trafiquants, mais cela n’explique en rien le caractère marseillais contemporain ; ils font preuve, en effet d’une grande austérité dans les mœurs et semble-t-il d’un caractère plutôt introverti. Et, qui plus est, la Ville a très peu gardé de traces archéologiques de cette période.
Non, le vrai tournant qui fait ce qu’est la Marseille moderne, c’est incontestablement le Second Empire et la période Coloniale avec le formidable développement économique qu’ils génèrent.
Cependant, après avoir développé ce point, l’auteur abandonne l’éclairage historique et, tel un Roland Barthes, décrypte la mythologie marseillaise à partir de mots-clef comme « le pastis »,« Fernandel »,« le grand lupanar », « l’accent » ou encore « Carbone Spirito et cie », « prison », « glamour »...etc...
Se dessine alors le portrait d’une ville difficile à saisir sous les strates accumulées de jugements et d’opinions toutes faites venues de l’extérieur, mais que les marseillais eux mêmes se plaisent, peut-être par défis, à corroborer.
C’est dans le style de l’auteur, fluide et nerveux à la fois que se dévoile la complexité et l’ambiguïté de l’image de cette ville dont la vitalité a réussit à surmonter toutes les crises et réussira, peut-être, à surmonter celle, sans doute, la plus grave, qu’elle traverse.

Alain le METAYER.

Un petit livre sur Marseille qui néanmoins nous apprend une multitude de choses sur cette ville si attachante malgré sa mauvaise réputation. Tb.

Lorette TISSIER.

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- Un loup dans la bergerie de Claire Fasce-Dalmas - Editions Baudelaire.

« Un loup dans la Bergerie » est un vrai policier avec meurtres, commissaires, mandataires et vieilles rancunes familiales…
Même s’il n’est pas forcément aisé de se retrouver dans la multitude de ses personnages, Claire Fasce-Dalmas signe là un polar distrayant et romantique entre les bas-fonds de Marseille et la baie de Cassis.

Aude LOCHER.

- J’ai bien aimé ce livre : un bon polar qui nous laisse atteindre le dénouement de l’histoire dans la belle région des calanques de Cassis.
Enfant adultérin et rancunes familiales font de ce livre une mine où les complots machiavéliques et l’appât de l’argent riment avec meurtres au détriment d’une romantique dévouée à son entourage qui ne soupçonne pas un instant qu’on se sert d’elle pour atteindre son père.

Joëlle RENE.

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- 100 crimes à Marseille de Dennis Trossero - Editions L’Ecaillier.

« 100 crimes à Marseille » est une succession de faits divers, classés par thème avec plus ou moins de bonheur, relatée par un spécialiste des affaires judiciaires et policières, Denis Trossero, journaliste à La Provence.
D’un rythme soutenu, d’un style enlevé et pittoresque, ces courts récits mettent en lumière Marseille, ses bas-fonds, ses escrocs, ses politiciens véreux et ses tragédies !
Fait-il vraiment si bon que ça vivre à Marseille ??

Aude LOCHER.

Dans le thème du moment et de l’actualité : ce livre déploie une courte synthèse par "affaire criminelle ou mafieuse" ayant défrayé les chroniques et suffit à nous mettre dans l’ambiance . A trop de médiatisation, ne fait-on pas la si mauvaise réputation de cette ville vue de l’extérieur ?
Marseille sera toujours Marseille et heureusement Marseille n’est pas que ça ! Pour ma part j’ai envie de la voir sous des aspects plus positifs : en Marseille bleue par exemple !

Joëlle RENE.

Ce livre écrit par ce grand journaliste de la « La Provence » est une mine d’or sur les histoires du grand banditisme marseillais ! avec un certain courage pour parler du Marseille noir . tb

Lorette TISSIER.

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- Restez dans l’ombre d’ André Fortin - Editions Jigal Polar.

Il connait bien l’appareil judiciaire pour avoir été lui-même juge. Son polar « Restez dans l’ombre » nous permet de suivre une saga marseillaise sur trois générations, depuis la guerre jusqu’à nos jours. Et si le récit paraît crédible, était-il nécessaire d’attendre la page 122 pour permettre au lecteur d’établir un lien entre les différents protagonistes ? « Restez dans l’ombre » : un polar bien documenté malgré quelques clichés.

Aude LOCHER.

En dehors du thème du festival nous lisons d’autres polars pour lesquels nous émettons nos commentaires :

Retour à Jajouka de Gaston Carré (Editions L’Ecailler rock)
Sur les traces de Brian Jones au Maroc

Qui a eu – et nourri toujours – une passion pour la musique des Rolling Stones ne connaît pas forcément cet épisode de vie concernant Brian Jones, âme du groupe britannique résolument tourné vers le blues dès le début des seventies, mais aussi vers la pratique très éclectique des instruments de musique les plus divers.
Gaston Carré, ex-psychologue installé au Luxembourg où il dirige le service culturel du quotidien Luxemburger wort, nous entraîne, dans son ouvrage aux allures voyageuses, via une plume talentueuse dans un français particulièrement châtié,et parfois étonnant de virtuosité linguistique, sur les pas du Stone au casque d’or fasciné par Jajouka (Marcoc) où vit et joue, une confrérie de flûtistes incroyables, comme habités par les dieux. Là dans ce village, à l’image de Giono qui adorait le dieu Pan et son imaginaire fécond, Brian Jones a évolué en eaux troubles. Dirty waters....
Aujourd’hui, il reste peu de traces, hormis un enregistrement historique en 1971 de cette tranche de vie musicale baptisée Pipes of pan at Jajouka gravé sur Rolling Stones records, Néanmoins, tel un livre de chevet à parcourir chaque soir, n ’hésitez pas à déguster Retour à Jajouka à l’envi, comme un ticket vers l’imaginaire imprégné des riffs des seventies, pas nostalgique pour un sou mais qui démythifie bien des icônes. Et réécoutez She’s like a rainbow. vous y entendrez un son étonnant et clinquant venu d’on ne sait où, et surtout pas d’un synthétiseur. Celui des flûtes de Jajouka.

Jean-Pierre TISSIER.

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- Remous en eaux troubles de Muriel Merat et Alain Dedieu - Editions EX-AEQUO.
Un thriller sympa à lire mais pas dans le thème pour cette année 2013.

Lorette TISSIER.

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- Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser - Editions L’Ecaillier.
Pour un premier roman c’est une découverte agréable j’ai été séduite par le style et l’histoire de ce roman noir, dommage que Marie ne soit pas disponible pour notre festival 2013 !.

Lorette TISSIER.

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Du même auteur :
" Un petit jouet mecanique" Marie Neuser a tenue promesse pour ce 2ème roman à lire !

Lorette TISSIER.

Un très bon livre.
Bien qu’on devine le dénouement, on est tenu en haleine jusqu’au bout.
Tout est dans l’étude psychologique des personnages. Ne laisse pas insensible et on y pense encore longtemps après.
Décrit une grande violence des comportements.

Josette Simon.

« Un petit jouet mécanique » est un roman qui dérange sur fond de Corse aux charmes intemporels. Marie Neuser signe là un polar noir peuplé de personnages caricaturaux percutants où un petit canard mécanique nous entraine sur les pentes cruelles de la folie…

Aude LOCHER.

- Le mort sentait si bon de Jean Darrig

Polar sympa à lire ! Et pour les habitués du commandant Perez celui-ci nous entraîne dans ses enquêtes avec toujours ses mêmes réparties.

Lorette TISSIER.



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