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LE DYNAMISME ÉCONOMIQUE DE LA RÉGION PACA

Nouveaux établissements, nouveaux emplois

Publié le : jeudi 23 octobre 2008


L’objet de cette partie est de mesurer et analyser le dynamisme de la région Paca, ses forces et ses faiblesses, au travers de trois indicateurs : le taux de création d’établissements, le taux de création d’emplois et l’indicateur synthétique. Pour chacun de ces indicateurs, nous allons voir le classement de la région en France, déterminer l’influence de chaque secteur dans son dynamisme, et la confronter à trois régions comparables : le Languedoc-Roussillon, l’Île-de-France et Rhône-Alpes.

La création d’établissements très forte en Paca

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Excepté l’Île-de-France, les régions les plus dynamiques pour la création
d’établissements sont au sud.

Si l’Île-de-France fait exception à la règle, les régions qui ont les plus forts taux de création
d’établissements se situent au sud, et surtout sur les deux régions du littoral méditerranéen.

À l’inverse, les régions aux taux de création les plus faibles se situent sur un croissant est-ouest autour des régions Île-de-France et Centre.

Paca a le troisième plus fort taux de création d’établissements de France.

Le taux de création d’établissements de Paca est, sur la période 2005-2006, le troisième de France métropolitaine. En effet, avec un taux de 15,1 %, elle se situe loin derrière l’Île-de-France (15,9 %), mais tout juste derrière le Languedoc-Roussillon (15,2 %). Les autres régions ont des taux nettement plus faibles, l’Aquitaine étant quatrième, juste au-dessus du taux national (13,6 %). Les régions les plus mal classées sont le Limousin et surtout l’Auvergne, avec des taux respectifs de 10,9 % et 9,8 %.

Comme partout en France, ce sont les services qui, en volume, contribuent le plus à la
création d’établissements.

Les contributions sectorielles dépendent à la fois du poids du secteur et de son dynamisme de création.

Dans le champ Industrie Commerce et Services élargi, la hiérarchie des contributions sectorielles est identique partout en France, sauf en Corse : compte tenu de son poids et de son dynamisme, c’est le secteur des services qui contribue le plus à la création d’établissements. Viennent ensuite le commerce, la construction et l’industrie.

Pour ce qui est des services, leur part dans la création d’établissements est en Paca légèrement inférieure à la moyenne nationale, mais reste majoritaire avec 53,1 %. Le commerce (23,6 %) a une part identique à celle de la France, tandis que celle de la construction est supérieure (17,8 %). La contribution de l’industrie à la création d’établissements est, avec 5,5 %, la plus faible de France après celle de l’Île-de-France.
Les trois régions de têtes ont des contributions sectorielles sensiblement différentes. Ainsi le Languedoc-Roussillon crée relativement moins d’établissements que Paca dans les services mais davantage dans la construction. À l’inverse, l’Île-de-France crée beaucoup plus dans les services et moins dans le commerce et la construction.
Parmi les régions du bas de classement, beaucoup ont une part de l’industrie supérieure à la moyenne nationale, notamment Champagne-Ardenne, le Limousin et l’Auvergne.

Le taux de création d’établissements en Paca est élevé dans tous les secteurs.

Quel que soit le secteur, les taux de création d’établissements sont forts en Paca et la positionnent toujours au 2ème ou 3ème rang. Le taux de création le plus élevé se situe dans la construction (21,8 %). Suivent les services (15,2 %), le commerce (13,3 %) et l’industrie (10,4 %).

Dans l’industrie, Paca obtient en 2005-2006, avec 10,4 %, le deuxième taux de création
d’établissements de France, derrière la Corse. Elle se classe bien au-delà de la moyenne nationale et devance le Languedoc-Roussillon et l’Île-de-France. Néanmoins, ce résultat est à relativiser avec le poids faible que l’industrie représente en Paca (comme en Corse) dans le champ ICS élargi : 8,1 %.

Dans la construction, Paca se classe deuxième pour le taux de création d’établissements, largement devant la moyenne nationale. Avec un poids de 12,3 % au 1er janvier 2005, légèrement supérieur à celui atteint en France (12,2 %), la région tire avantage de ce taux de création.

Ce sont avant tout les taux de création dans les services et le commerce qui impactent la création d’établissements, compte tenu de leur poids dans l’économie régionale (respectivement 53 % et 27 % des établissements).

En Paca, de forts taux de création dans la construction, les activités immobilières, le
conseil et assistance.

Les activités les plus dynamiques en Paca sont la construction, les activités immobilières, le conseil et assistance, les services opérationnels, les postes et télécommunication, les services personnels et la Recherche et Développement.

C’est grâce à la construction, le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration que Paca
se démarque.

Lorsqu’on cherche à déterminer les activités les plus créatrices d’établissements, il est nécessaire de relativiser les résultats selon deux points :

- Par rapport au poids effectif de ces activités en début de période : il est plus facile d’avoir un taux de création de 100 % lorsqu’une activité ne compte qu’un établissement au départ, si un deuxième établissement vient s’installer. Ainsi, il existe des activités industrielles de Paca, telles que l’édition-imprimerie-reproduction, qui paraissent créatrices mais dont le poids est faible.
- Par rapport aux taux de création nationaux : en effet, une activité peut avoir un fort taux de création en Paca, mais un taux encore plus fort en moyenne nationale.

Les activités les plus dynamiques en Paca sont la construction, les activités immobilières, le conseil et assistance, les postes et télécommunication, les services personnels et la Recherche et Développement.
Mais la R & D et les activités immobilières sont moins dynamiques en Paca qu’en France. Elles n’ont pas non plus un poids très important.

Nouveaux établissements, nouveaux emplois : Provence-Alpes-Côte d’Azur dans le trio de tête - Insee - Septembre 2008 13

Le taux observé sur le conseil et assistance est tout juste égal à la moyenne nationale. Cette activité a pourtant un poids relativement important en Paca.
Les postes et télécommunications sont par ailleurs plus créateurs qu’en moyenne nationale. Mais ils représentent une part infime des établissements.

La seule classe d’activité qui a un taux important en Paca, supérieur à la France, et qui a de plus un poids considérable dans la région est la construction. Ce secteur apporte donc une contribution non négligeable à la création d’établissements.
Le commerce de détail-réparations ou l’hôtellerie-restauration ne se classent pas dans les meilleurs taux de création de Paca. Mais leur importance dans la création d’établissements est due à la fois à :

- une supériorité relative du taux par rapport à la moyenne nationale,
- et à celle d’un poids de départ, déjà important, par rapport à la moyenne nationale.

Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration moins dynamiques en Paca qu’en
Languedoc-Roussillon.

La position de Paca derrière le Languedoc-Roussillon sur la création d’établissements s’explique par le déficit de créations en Paca par rapport au Languedoc-Roussillon sur une grande partie des activités. De plus, certains de ces secteurs ont un poids substantiel dans les deux régions : c’est le cas du conseil et assistance, du commerce de détail-réparation et de l’hôtellerie-restauration. En outre, c’est en Languedoc-Roussillon que leur part est plus élevée. Paca est plus créatrice sur des activités qui ont des poids faibles : ce sont en majorité des activités industrielles.

L’Île-de-France devance Paca dans le conseil et assistance et le commerce de gros.

Par rapport à l’Île-de-France, Paca est plus dynamique dans la plupart des secteurs industriels. Mais ces secteurs ont un poids infime dans son économie.
De plus, elle se classe devant l’Île-de-France, dans le secteur du commerce de détail-réparation où elle avait déjà un poids fort, et supérieur à celui de sa rivale.
Mais sous l’effet conjugué :

- d’un déficit de créations dans le commerce de gros, activité qui a, en Île-de-France, un poids plus important qu’en Paca,
- et surtout d’un poids moins important du conseil et assistance, activité très créatrice
d’établissements, Paca se retrouve classée derrière l’Île-de-France quant au taux de création d’établissements.