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L’harmoniciste jazz-blues Rachelle Plas qui participe activement à l’enseignement populaire de l’harmonica dans les écoles de France est mon invitée de Noël pour l’interview 3 Questions à …


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- 27 ET 28 AOUT 2022 : 18e FESTIVAL BLUES & POLAR A MANOSQUE

LA NEWSLETTER hebdomadaire
jeudi 27 janvier 2022

Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.


 LA PHRASE DE LA SEMAINE

« Il faut être intransigeant sur les valeurs, mais il faut vivre avec son voisin. » Albert Camus.


 CINÉMA. ON A VU…

  **** « LES LECONS PERSANES » de VADIM PERELMAN

(Durée : 2 heures). JPEG Le résumé. 1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Juste avant de se faire fusiller, il échappe à la mort en jurant aux soldats qu’il n’est pas juif mais persan... En effet, “Les Leçons Persanes” est basé sur une nouvelle de Wolfgang Kohlhaase qui y raconte comment un juif est parvenu à faire croire qu’il était persan. Ce mensonge le sauve momentanément puisque l’un des chefs du camp souhaite apprendre le farsi pour ses projets d’après-guerre. Au risque de se faire prendre, Gilles invente une langue chaque nuit, pour l’enseigner au capitaine SS le lendemain. La relation particulière qui se crée entre les deux hommes ne tarde pas à éveiller la jalousie et les soupçons des autres.
« On ressort de ce film littéralement pétrifié, yeux humides et cœur au bord des lèvres, scotché et terrifié devant tant de violence abjecte et planifiée par une idéologie nazie crasseuse, odieuse, et déshonorante pour la race humaine. Et on pense alors à ces « gilets jaunes » et autres « antivax » qui ont l’audace et l’indignité infâme de s’accoler une étoile jaune sur la poitrine pour dénoncer la « dictature » qui sévirait en France actuellement, osant ainsi comparer leur sort à celui de ces pauvres hères marchant dans la neige et le froid vers des clairières où hommes, femmes, enfants et bébés seront fauchés par une rafale de mitraillette tirée dans le dos, ou vers des fours crachant une fumée noire où leur supplice finira en ignominie finale. Comme un champ d’étoiles jaunes teintées de rouge, tels des coquelicots ensanglantés sur la neige immaculée. Les Leçons persanes » montre néanmoins jusqu’où l’homme peut aussi agir dans son cerveau pour vaincre sa peur et imaginer des stratégies de survie incroyables. En imaginant une langue persane (le farsi) dont il ne connaît pas un seul mot, Gilles crée et fabrique de toutes pièces un Esperanto fait de milliers de mots qu’il va devoir insérer dans son disque dur cérébral – et se souvenir au risque d’être démasqué - en s’inspirant de la longue litanie des noms de prisonniers inscrits sur les registres du camp. Et qui eux-aussi, tels des autodafés, finiront dans les flammes pour ne pas laisser de traces, avant l’arrivée des Américains. Nahuel Pérez Biscayart (Gilles) et Lars Eidinger (l’officier SS responsable du camp de transit) sont prodigieux dans ces rôles d’une dureté malsaine, où parfois un nuage de poésie traverse l’instant, comme le passage furtif d’une lueur d’humanité, mais ça ne dure jamais ! Les idéologies de ce type ont la vie dure et la fuite du SS vers des paradis d’Asie ou d’Amérique du sud reste toujours l’échappatoire pour ces barbares au cœur de pierre… Un très grand film dont on ne ressort pas indemne, et qui donne à réfléchir sur la nature humaine. »

Jean-Pierre Tissier

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 SORTIR… NOTRE SÉLECTION

 JEUDI 27 JANVIER

AUBAGNE : Serket & cicadas . Concert à 19 heures au Théâtre Comoedia de Serket & the Cicadas avec Cécile Andrée (voix), Julien Heurtel (batterie), Guilhaume Renard (basse) et Cathy Escoffier (piano, claviers & compositions). Un groupe passionné de jazz et de fiction porté par la pianiste Cathy Escoffier que les manosquins avaient pu découvrir il y a une douzaine d’années quand le Pub SAS Café accueillait des groupes chaque week-end. https://www.6mic-aix.fr/evenements/serket-the-cicadas-cathy-escoffier/

MARSEILLE. « SENTINELLES » de Jean-François Sivadier (Durée : 2h 15) Tarifs : 10€ à 22€. Spectacles à 20 heures et 19 heures suivant les jours. Renseignements Billetterie en ligne (notre-billetterie.net). PNG
- Qu’advient-il de l’amitié face à la rivalité et à l’exercice de son art ? Jean-François Sivadier, prolifique metteur en scène, livre une fresque romanesque et puissante inspirée de la vie du génial pianiste que fut Glenn Gould. Un geste théâtral d’une beauté pure, parfois obscur, souvent drôle, constamment ludique et lumineux. Trois jeunes pianistes prodiges vont se nourrir les uns les autres pour concourir au plus prestigieux concours de piano du monde. Parmi eux, un seul pourra prétendre au Graal. Et pourtant, malgré cette issue qu’ils savent déjà fatale pour leur relation fraternelle, ils vont arpenter ce chemin ensemble. Jusqu’au samedi 29 janvier aux Théâtre des Bernardines, 17 Boulevard Garibaldi à Marseille.


 VENDREDI 28 JANVIER

AIX-EN-PROVENCE. L’Hypnotic brass groove grave au 6MIC. A 20h 30, coup d’envoi d’une soirée riche en sons cuivrés avec du groove à la pelle, Phil Cohran (trompette de Sun Ra) en tête ! 160 rue Duverger. Tarifs : 20€ et 22€. Billetterie : www.6mic-aix.fr

AVIGNON. Les punkettes de Dakh Daughters et les orchestres nationaux d’Avignon et Montpellier réunis… à l’Opéra ! Deux soirées déjantées (28 et 29 janvier à 20h 30) pour cette belle surprise que propose la scène avignonnaise jamais à court d’idées pour ce qui concerne les rencontres musicales inattendues… Cabaret punk avec clins d’œil à Mireille Mathieu et Marilyn Manson, c’est rock, baroque et unique ! Le tout dirigé par Gast Walting. Blues & Polar vous le conseille vivement. Places à partir de 5€. Non, vous ne rêvez pas ! Tel 04 90 14 26 40. Site : www.operagrandavignon.fr

MARSEILLE. Cleveland Donald au Rouge Belle-de-mai. Le trompettiste Cleveland Donald et le tromboniste Matthew Bumgardner sont en concert au Restaurant Rouge Belle-de-mai à 20h 30. 47 rue Fortuné Jourdan. Tel 04 91 07 00 87.

 NOTRE COUP DE CŒUR DU WEEK-END

 Youn Sun Nah aux Salins à Martigues

"Je l’avais découverte, voici une quinzaine d’années lors d’un reportage sur France 2 consacré au festival « Jazz sous les pommiers » à Coutances (Normandie). JPEG La chanteuse sud-coréenne qui a étudié le jazz vocal en France débutait alors, et j’aurais beaucoup aimé la faire venir à Blues & Polar à Manosque… Mais nous sommes toujours un petit festival gratuit sans beaucoup de moyens. Aujourd’hui, sa voix fait des merveilles car elle vagabonde dans une infinité de styles. J.-P.T
* Découvrez-là à 20h 30 au Théâtre des Salins. Tarifs : de 15€ à 30€. Réservations 04 42 49 02 00.


 SAMEDI 29 JANVIER

 AUBAGNE. La Nuit de la Guitare avec Juan Carmona & guests

Six cordes, six guitares. Le guitariste virtuose aubagnais Juan Carmona, étoile du flamenco dans le monde entier propose la seconde édition de la Nuit de la guitare qu’il a créée dans son fief l’an dernier. Il sera entouré d’amis guitaristes de haut vol tet de styles divers et variés comme Jean-Félix Lalanne, Judicael Perroy, Jean-Marie Ecay et Rocky Gresset. Concert à 20 heures au Comoedia. Tarifs : 22€ et 18€. Un grand moment comme on les aime avec de l’inattendu et du partage. Une musique de fraternité à ne pas rater !

ISTRES. Flavia Coelho entre à l’Usine. Avec son 4eme album DNA en bandoulière, accroché à sa guitare ; la chanteuse brésilienne n’arrête pas de tourner avec son répertoire universel, sa joie de vivre et son déhanché do Brazil ! Concert à 20 heures à L’Usine. Tarifs : 17€ et 20€. Tel 04 42 56 02 21. Site : www.scenesetcine.fr

MARSEILLE. Salon du livre corse « L’événement de la littérature corse à Marseille » c’est à la Maison de la Corse. Au programme : conférences, dédicaces, exposition, produits… En présence d’une vingtaine d’auteurs et d’une douzaine d’éditeurs, dimanche 30 janvier également. Tel 04 91 13 48 50. Site : www.maisondelacorse.com


 DIMANCHE 30 JANVIER

 JACK BON & THE BUZZMEN ET ARNAUD FRADIN & COMBO ROOTS A L’EDEN D’ORAISON

JPEG Le rocker Lyonnais Jack Bon que l’on avait accueilli à Blues & Polar en 2017 (notre photo) et sa Strato Sunburst ont propulsé le groupe Ganafoul sur le devant de la scène blues-rock française dans les années 70. Puis Jack Bon est revenu à ses premières amours avec un style plus blues. En 2019, il remonte une nouvelle formation dans laquelle Jack Bon évolue à la guitare et au chant aux côtés Luc Blackstone (basse et chant), Yves Rotacher (ex Ganafoul) à la batterie et Antoine Piedoz (harmonica). En 2020, ils sortent leur premier album « Love, Peace, Rock & Roll », partagé entre compositions et reprises de Robert Johnson, Chuck Berry, Freddie King... Lien vidéo : www.youtube.com/watch?v=9p69ePFcAvY

ARNAUD FRADIN bénéficie aujourd’hui d’une aura qui dépasse les frontières de l’Hexagone. JPEG Depuis vingt ans il écume les scènes soul-blues européennes et américaines et Malted Milk, le groupe dont il est le leader, s’est imposé au fil des ans parmi les formations soul-funk les plus en vue lors de leurs concerts à Jazz à Vienne, Paris Jazz Festival, Cognac Blues Passion, Marciac, Jazz à La Villette, Nancy Jazz Pulsations… Mais ce succès spectaculaire n’a jamais détourné Arnaud de ses racines. Il y a trois ans - en parallèle avec son travail au sein de Malted Milk comme avec la chanteuse Toni Green - il décidait de revenir à ses premières amours virtuose Thomas Troussier, il a imaginé un duo en hommage aux maîtres du genre et créé les bases du Roots combo. Sont arrivés récemment Igor Pichon (contrebasse) et Richard Housset (percussions). Ce qui donne une identité originale à ce quartet entièrement acoustique. Liens vidéo : www.youtube.com/watch?v=LSkBPRLuAQY&list=RDEMXYVQ9lAIayXG3cyje91TzQ&start_radio=1 www.youtube.com/watch?v=gIyl9s2pU3g
Dispositions COVID 19 : Les règles imposées par les autorités à la date de cette soirée devront être strictement respectées. Ouverture des portes à 16 heures. Billetterie sur place et sur : https://www.helloasso.com/associations/eden-district-blues/evenements/concert-30-01-22-eden-district-blues-arnaud-fradin-his-roots-combo
Tarifs : 18 €. Adhérents : 14 €. Demandeur d’emploi, étudiant 11 €. Gratuit pour les moins de 18 ans. Bar / Petite restauration sur place selon le protocole sanitaire en vigueur. Renseignements 06.88.08.40.42.


THÉATRE & POLAR « COUPABLE » de Jérémie Lippmann avec Richard Anconina et Gaëlle Voukissa. Adaptation scénique française Camilla Barnes et Bertrand Dégrémont d’après le film original danois Den Skyldige de Gustave Möller et Emil Nygaard Albertsen. (Durée : 1 h 30). Tarifs de 10€ à 45 €. JPEG Richard Anconina enfin au théâtre, seul en scène dans un huis-clos haletant aux allures de polar de cinéma. Mercredi 2, jeudi 3 et vendredi 4 février au Théâtre de l’Odéon à Marseille. Réservations Billetterie en ligne (notre-billetterie.net)

Le pitch. A la permanence du commissariat, une nuit de garde, Pascal reçoit l’étrange appel d’une femme en danger. La communication est subitement coupée. Prêt à tout pour sauver cette voix dans la nuit, Pascal bascule dans une course effrénée contre la montre. Jérémie Lippmann, comédien, réalisateur et metteur en scène, a été récompensé par deux Molières en 2015 pour « La Vénus à la fourrure ». Cet « ouvrier du spectacle », comme il se qualifie lui-même surprend avec cette adaptation du film « The Guilty » de Gustav Möller. La force de cette mise en scène réside dans le face à face suffocant que le spectateur entretient avec ce policier à la personnalité complexe, qui de son côté, agit en cavalier seul, pour porter secours à cette femme dont on n’entend que la voix. Tout repose sur le son et la suggestion. Le suspense est à son comble jusqu’à cette scène finale à vous donner des sueurs froides.


 ALBUMS & CONCERTS

 NOTRE COUP DE CŒUR « PARLAMI » de ODEIA.

PNG - Trois cordes (violon, violoncelle, contrebasse) et une voix merveilleuse. Celle d’Elsa Birgé ! Avec force et l’émotion,elle nous entraine vers l’intensité du fado, mais aussi vers la Sicile et la Grèce. Un blues de Méditerranée teinté de touches roms et balkaniques, comme une « mare nostrum » sans frontières. Un album d’une très grande beauté avec trois virtuoses des cordes comme sur « Ola se thimizoun ». Une formation étonnante à découvrir. PNG Contact Fresch touch Chloé Housseau 06 03 37 46 13. Courriel : chloe@fresch-touch.com Site : www.fresch-touch.com


 LE NOUVEAU FRED CHAPELLIER.

Dixiefrog records sortira le 25 février 2022, le nouvel album de Fred Chapellier "Straight to the point". Le bluesman guitariste de Jacques Dutronc et des « Vieilles Canailles » sera en concert le 23 mars au New Morning à Paris. Avec en 1ère partie : Grant Haua. JPEG Fred Chapellier est l’un des premiers noms qui viennent à l’esprit quand on parle de blues en France. Malgré plus de 20 ans de carrière, plusieurs albums solos et d’innombrables collaborations avec certains des plus grands (Les Vieilles Canailles, Jacques Dutronc, Dutronc & Dutronc …), Fred cherche toujours à se renouveler et à apporter des couleurs nouvelles à sa musique. Chacun de ses disques est unique et toujours ovationné par la presse. "Straight to the point », le prochain album sur le label Dixiefrog est de la même veine.
"Cette période si particulière m’a fait réfléchir et relativiser un tas de choses explique Fred Chapellier. Je me suis dit, terminé le superflu, si ce doit être mon dernier album, je ne veux rien y mettre d’inutile, le mot d’ordre est donc droit à l’essentiel « Straight to the point ». J’ai donc passé les 12 derniers mois à écrire, composer, enregistrer et mixer ce nouvel album avec ce seul mot d’ordre : ne garder que l’essentiel. J’ai composé chaque titre avec une spontanéité et une énergie vitale incroyable, tout en ayant tout le temps de parfaitement travailler chaque titre et faire de « Straight to the point » l’une de mes œuvres les plus abouties. J’y ai mis tout ce que j’ai en moi, mes joies, mes colères, mes regrets et d’autres sentiments enfouis jusqu’à présent. Il me ressemble et j’en suis fier ".


BENOIT MOREAU TRIO « REVE PARTY » Sortie 21 janvier 2022 chez Inouïe Distribution. Avec Benoît Moreau (guitare électrique), Olivier Pinto (Cctrebasse) et Raphaël Sonntag (batterie). Enfant, Benoît Moreau a écouté les Blues Brothers et les Beatles avant d’être lauréat d’un concours de composition à l’âge de neuf ans. Cet évènement a affirmé chez lui une passion qu’il ne cessera de pratiquer en grandissant. Dix-sept ans plus tard, il obtient le 1er prix de la classe de jazz du Conservatoire Pierre-Barbizet de Marseille avec les félicitations du jury en présentant exclusivement des compositions personnelles avec son nouveau trio. L’écriture est l’âme de ce projet pour lequel il a fait appel à Olivier Pinto (contrebasse) et Raphaël Sonntag (batterie). Influencé par l’approche sonore et spatiale de Bill Frisell, la spontanéité de Julian Lage et le son de John Scofield, le trio explore les possibilités expressives d’une formation sobre et flexible, issue du jazz, mais aussi du rock, du folk et de toutes les musiques qui ont utilisé la guitare six cordes comme moyen d’expression. Dans ce 1er opus, le guitariste et compositeur Benoît Moreau nous ouvre les portes de son univers avec huit compositions personnelles. Naviguant entre le jazz et le rock, le rêve et la fête, ce projet plein d’originalité a déjà séduit des personnalités telles que le saxophoniste Raphaël Imbert aujourd’hui directeur du Conservatoire Pierre-Barbizet de Marseille, Bastien Ballaz, le festival Marseille Jazz des 5 Continents et le « Jazz Club » d’Yvan Amar sur France Musique. * Concert samedi 29 janvier au Théâtre le Phare à Marseille.

 ON AIME AUSSI....

LE BLUES-ROCK-ELECTR de BOOGIE BEASTS : UN SON DE OUF ! JPEG Des rythmes obscènes, un slide hypnotisant et un harmo hurlant ; le quartet belge Boogie beasts (2 Flamands et 2 Wallons) sonne comme Howlin Wolf jadis ou Nine Bellow dans les années 80. Avec un son très personnel. Reliant les époques. Imaginez-vous : les Black Keys « boeufant » avec John Lee Hooke, Morphine se payant un trip avec Little Walter, ou encore RL Burnside accompagné par les jeunes Rolling Stones dans l’arrière-salle d’un juke joint du Mississippi. Energie contagieuse, son crade et irrésistible, Boogie beasts nous fait découvrir son single " Like a Snake "extrait de "Love me some ", nouvel album de la formation chez « L’autre distribution ».


ARIEL BART CHROMATISE LE JAZZ. JPEG - De l’harmonica dans le jazz ? Oui ! On connait quelques-uns avec Olivier Ker’Orio et le génial Belge Toots Thielemans, célèbre pour les notes introductives du western « Il était une fois dans l’Ouest », voire Rachel Plas qui avec ses Golden Mélody diatoniques touche à tout ce qui vibre. Mais il faut reconnaître que les harmonicistes ne sont guère légion dans cette spécialité jazzy. À seulement 23 ans, Ariel Bart chamboule donc les codes. Soliste du "Jérusalem east & west orchestra", reconnue pour ses collaborations avec la scène New-Yorkaise (Andrew Cyrille, William Parker, Steve Swell...) ou la chanteuse Noa, Ariel se distingue avant tout par la qualité de ses compositions. Des qualités qui n’ont pas échappées au label RopeaDope, un des étendards du nouveau son US, maison de Christian Scott, Yazz Ahmed… sur lequel est paru cette année "In Between", un premier album aux envolées oniriques.Ariel Bart sera en tournée en 2022 avec un trio 100% féminin d’une grande élégance (harmonica, piano, violoncelle). Mayu Shviro, l’autre étoile montante de sa génération, au violoncelle, et spécialiste des modes orientaux sera son alter-ego sur scène. * Contact In Vivo, 32 place aux herbes, 30700 Uzès. * Site : http://invivo.agency/

 LES NOUVEAUTÉS DU POLAR… ET AUTRES !

Parce que les mots n’ont pas de frontières…

 LE GRAND MONDE de PIERRE LEMAITRE

(Editions Calmann-Lévy) .
PNG - Après le succès de sa trilogie sur l’entre-deux-guerres, Pierre Lemaitre est de retour en librairie avec un roman d’aventures saisissant : Le Grand Monde (Calmann-Lévy). Sortie le 25 janvier. Le résumé. 1948. Alors que l’Europe est encore meurtrie par la Seconde Guerre mondiale, la famille Pelletier vit un nouveau déchirement. Hélène, François et Jean quittent leurs parents et Beyrouth pour rejoindre Paris. Le plus jeune de la fratrie, Étienne, décide quant à lui de se rendre en Indochine. Chacun d’entre eux tentera alors de trouver sa place dans une société ambivalente, où la volonté d’aller de l’avant doit parfois faire face à une modernité qui tarde à arriver. Ce faisant, Pierre Lemaitre dépeint un magnifique portrait d’une période que les historiens qualifieront plus tard de Trente Glorieuses.


 LES FAISCEAUX DE LA PEUR de Maud Tabachnik.

(City éditions). Parution le 26 janvier 2022 Prix : 17.50 €. 320 pages. - La grande œuvre de Maud Tabachnik : un roman noir et magistral sur les années de terreur de notre Histoire Judith a 17 ans, l’ambition de devenir écrivaine et un tempérament rebelle. Dans la sublime Florence de 1937, où ses parents exercent le métier d’artisans d’art – avec l’autorisation officielle réservée aux Juifs –, elle envisage un avenir serein et pourquoi pas, d’aimer librement son amie Francesca. Mais son rêve se brise le jour où un inconnu est assassiné sous ses yeux en pleine rue. L’homme a été tué par les miliciens de Mussolini, qu’elle trouvait jusque-là si élégants dans leurs chemises noires… Témoin d’un meurtre qui n’aurait jamais existé officiellement, ses parents, interdits d’exercer et poussés à l’exil au fil des jours, Judith voit s’installer un climat délétère sur la ville, alors que de l’autre côté de la frontière, la Nuit de cristal fait se briser l’avenir des peuples. Alors que le monde bruisse des rumeurs d’une guerre prochaine, annonçant des années de terreur, Judith comprend qu’elle va bientôt être obligée de faire des choix difficiles. Même si cela signifie s’engager au péril de sa vie dans la Résistance, fuir et vivre de manière précaire sous les faisceaux de la peur…
* Maud Tabachnik est l’auteure d’une trentaine de polars devenus cultes, Ses héroïnes et ses héros sont souvent des survivants, la vengeance et la justice étant au cœur de ses intrigues.


 LA SAISON DU SOLEIL de Shintarō Ishihara.

traduit du japonais par Kuni Matsu (Belfond vintage). JPEG Parution : 27 janvier. Le résumé. Riches et désœuvrés, des adolescents flânent sur les plages, portant lunettes noires et chemises hawaïennes ; des lycéens passent leurs journées à boire, à naviguer, à courir les filles, et leurs nuits à se bagarrer, s’adonnant sans discontinuer à la violence, au sexe, à l’alcool, au vol. Des jeunes en quête d’eux-mêmes dans un égoïsme forcené, en révolte contre l’autorité, les générations précédentes et la société dans son ensemble, où ils ne trouvent pas leur place.
*Lauréat du prestigieux prix Akutagawa en 1955, véritable culte au Japon, vendu à plus de 2,6 millions d’exemplaires, La Saison du soleil est l’œuvre de référence de la génération d’après-guerre qui s’est reconnue dans les portraits dressés par Shintarō Ishihara, âgé de -seulement 23 ans à l’époque. Un texte singulier, paru en France chez Julliard en 1958, jamais réédité depuis.


LA FIÈVRE de Sébastien Spitzer (Livre de Poche). PNG Le résumé. Memphis, juillet 1878. En pleine rue, un homme s’écroule et meurt, première victime d’une étrange maladie qui fera des milliers de morts en quelques jours, semant la terreur et le chaos. Cette tragédie va révéler trois personnages exceptionnels : Anne Cook, la patronne d’un bordel. L’homme qui vient de mourir sortait de son établissement ; John Keathing, directeur du journal local. Il est raciste, proche du Ku Klux Klan, mais ses certitudes vont vaciller ; Raphael T. Brown, ancien esclave qui se bat depuis des années pour que soit reconnu son statut d’individu libre. Quand les premiers pillards débarquent, il prend les armes pour défendre cette ville qui ne voulait pas de lui.

 BLEU NUIT de DIMA ABDALLAH.

Editions Sabine Weispeiser. Sortie le 6 janvier. 240 pages. Prix : 20€. JPEG « Nous sommes heureux de débuter l’année 2022, celle des 20 ans du catalogue, avec la parution de Bleu nuit de Dima Abdallah. Vous avez été nombreux à lire et aimer Mauvaises herbes, son premier roman, sorti lors de la rentrée littéraire 2020. Bien que Bleu nuit aborde des thèmes très différents du précédent, la question de la mémoire tisse un fil entre les deux ouvrages, avec le Liban en toile de fond. Bouleversant portrait d’un homme en proie à ses fantômes, Bleu nuit est un livre d’une puissante humanité. » Sabine Wespieser
Le résumé. Lorsqu’il apprend le décès de la seule femme qui l’a aimé et qui l’a quitté il y a bien longtemps, le narrateur, un ancien journaliste qui vit reclus chez lui depuis des années, quitte définitivement son appartement. Commence une vie d’errance dans le quartier du Père-Lachaise. Mais, peu à peu, les souvenirs de son passé, qu’il cherchait à tout prix à oublier, refont surface. Pendant des années, l’auteur de cet intense monologue est parvenu à tenir en laisse ses souvenirs. Tétanisé à l’idée d’affronter le monde extérieur, celui qui était devenu journaliste vit cloîtré dans son appartement, tout en parvenant à donner le change à sa rédaction. Un appel téléphonique fait basculer son existence : Alma, la seule femme qu’il ait aimée, vient de mourir. Le lendemain de son enterrement – auquel il s’avère incapable de se rendre –, il sort enfin de chez lui, décidant de vivre dans la rue après avoir jeté ses clefs dans une bouche d’égout. Dans un périmètre bien délimité autour du cimetière du Père-Lachaise, il change d’emplacement tous les soirs, cherchant à conjurer les violentes réminiscences qui malgré tout le hantent : ce bleu profond de la mer qui l’obsède, ce soleil écrasant... Réfugié dans sa nouvelle errance, il ponctue ses semaines par des échanges fugaces, mais quotidiens, avec des femmes ou des jeunes filles, toujours les mêmes, dont le prénom rime avec celui de son Alma disparue. À son insu, comme si ces figures le révélaient à lui-même, des images refoulées de vergers en fleurs, des odeurs d’iode, d’anis ou de jasmin le submergent... Renonçant à lutter contre l’insoutenable déferlante du passé, que ni les rituels, ni la drogue, ni l’alcool n’ont pu contenir, il baisse la garde... Ses nuits tourmentées, sur lesquelles veille la fidèle Minuit, une chienne rencontrée sur une tombe, il va les consacrer au récit du cauchemar éveillé dans lequel il se débat depuis si longtemps, et qu’il avait pourtant essayé de fuir en venant s’installer de l’autre côté de la Méditerranée.
Autour du roman... À voir : Liban 1982, Oualid Mouaness. À écouter : Nocturnes, Frédéric Chopin et Summertime, Ella Fitzgerald et Louis Armstrong. Née au Liban en 1977, Dima Abdallah vit à Paris depuis 1989. Mauvaises herbes, son premier roman, paru chez Sabine Wespieser en 2020, a reçu de nombreux prix (Prix Envoyé par La Poste, Prix France-Liban de l’ADELF, Prix des lecteurs 2021 de l’Escale du livre) et a révélé le talent d’une auteure dont Bleu nuit confirme la vigueur et la singularité. * Vous pourrez écouter Dima Abdallah sur France Culture dans La Salle des Machines le 6 février.


 LA MORT ENTRE SES MAINS de OTTESSA MOSHFEGJ

JPEG Editions Fayard. Déjà en librairie. Par l’une des voix les plus originales et provocatrices de la littérature contemporaine, un polar métaphysique au suspense obsédant dans lequel la vie d’une veuve bascule le jour où, se promenant dans les bois, elle découvre un message extrêmement inquiétant.
Le résumé. Au lever du soleil, alors qu’elle promène son chien dans la forêt, Vesta tombe sur un message écrit à la main, délicatement maintenu au sol par quelques cailloux. « Elle s’appelait Magda. Personne ne saura jamais qui l’a tuée. Ce n’est pas moi. Voici son cadavre. » Autour d’elle, pas de tache de sang, pas d’écharpe abandonnée : nulle trace d’un crime. Vesta n’a bientôt plus qu’une obsession : résoudre ce mystère. Qui était Magda ? Que lui est-il arrivé ? Et qui l’a tuée ? Avec le peu d’indices dont elle dispose, Vesta dresse une liste des suspects et de leurs mobiles. À mesure que son enquête avance, les dissonances bizarres s’accumulent, peut-être liées aux zones d’ombre de son propre passé… Mélange singulier de polar et de comédie grinçante, le nouveau roman d’Ottessa Moshfegh met en scène une chasse au criminel en¬fiévrée où l’on ne sait bientôt plus très bien qui est le chasseur et qui est la proie, et livre une œuvre magistrale sur les écueils de la solitude.


 DE CENDRES ET DE LARMES de SOPHIE LOUBIÈRE version XXL

JPEG L’excellent roman de Sophie Loubière (**** pour le comité de lecture de Blues & polar) vient de sortir en collection GRANDS CARACTERES (corps 18). Ce qui le rend accessible aux personnes ayant des difficultés à lire. Ce roman devrait ainsi également rejoindre les rayons spécialisés des médiathèques. Tarif : 24.50 €.


 LE CRÉPUSCULE ET L’AUBE de KEN FOLLETT

(Livre de poche). Sortie le 5 janvier. 1024 pages. JPEG Le résumé. L’an 997. Les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un État de droit, c’est le règne du chaos. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit son existence basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking. Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour un Anglais, mais sa désillusion sera grande face aux mœurs et aux mentalités d’outre-Manche. Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale. Tous trois devront s’opposer à leurs risques et périls à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination. Dans cette extraordinaire épopée où se mêlent vie et mort, amour et ambition, violence, héroïsme et trahisons, Ken Follett revient à Kingsbridge et nous conduit aux portes des Piliers de la Terre. (Traduit de l’anglais par Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guibert et Dominique Haas).


 SAUVAGINES DE GABRIELLE FILTEAU-CHIBA.

JPEG (Editions Stock Collection la Bleue »). Sortie le 05/01/2022. 368 pages. Tarif : 20, 90€. Le résumé. Raphaëlle est garde-forestière. Elle vit seule avec Coyote, sa chienne, dans une roulotte au cœur de la forêt du Kamouraska, à l’Est du Québec. Elle côtoie quotidiennement ours, coyotes et lynx, mais elle n’échangerait sa vie pour rien au monde. Un matin, Raphaëlle est troublée de découvrir des empreintes d’ours devant la porte de sa cabane. Quelques jours plus tard, sa chienne disparaît. Elle la retrouve gravement blessée par des collets illégalement posés. Folle de rage, elle laisse un message d’avertissement au braconnier. Lorsqu’elle retrouve des empreintes d’homme devant chez elle et une peau de coyote sur son lit, elle comprend que de chasseuse, elle est devenue chassée. Mais Raphaëlle n’est pas du genre à se laisser intimider. Aidée de son vieil ami Lionel et de l’indomptable Anouk, belle ermite des bois, elle échafaude patiemment sa vengeance. Un roman haletant et envoûtant qui nous plonge dans la splendeur de la forêt boréale, sur les traces de deux-écoguerrières prêtent à tout pour protéger leur monde et ceux qui l’habitent.


 RESPIRE de NIKO TACKIAN

(Editions Calmann-Lévy) Sortie le 5 janvier. JPEG Le résumé. Le sable très blanc, l’océan turquoise. Voici ce que découvre Yohan à son réveil. Un endroit paradisiaque où il va entamer une nouvelle vie. Avoir une deuxième chance d’être heureux. Pour arriver sur cette île inconnue, il a signé avec une mystérieuse société qui promettait de le faire disparaître et d’effacer toute trace de son passé. Les premiers jours, Yohan savoure son insouciance retrouvée. Même si peu à peu, un sentiment d’étrangeté le gagne. L’île héberge une dizaine d’habitants plus énigmatiques les uns que les autres. Pourtant les maisons abandonnées, les échoppes désertes dans les rues balayées par le vent, laissent penser qu’un jour ils ont été bien plus nombreux. Où sont passés les autres ? Yohan veut comprendre. Mais jamais il n’aurait dû chercher à voir l’envers du décor. Car c’est bien connu, la connaissance fait voler en éclats le Paradis... Le sable très blanc, l’océan turquoise. Voici ce que découvre Yohan à son réveil. * Romancier, scénariste et réalisateur, Niko Tackian a notamment créé avec Franck Thilliez la série Alex Hugo pour France 2, qui demeure en tête de toutes les audiences. Son premier roman, paru en 2015, a reçu le Prix Polar du public des bibliothèques au Festival Polar de Cognac. Son thriller best-seller Avalanche Hôtel a reçu le Prix Ligue de l’Imaginaire-Cultura 2019.


 LA CATABASE de JACK JAKOLI.

(Phénix noir). Sortie le 16 décembre 2021. Tarif : 20€. 308 pages. JPEG
Le résumé. Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur. Nue et enchaînée à une table métallique. Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra. Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. » Belgique, été 2006. Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé. Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête. Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir. Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers... Gérard Collard, le libraire de France Culture et du magazine de la santé sur France 5 en a parlé avec une quasi-fascination pour ce livre ; mais a aussi mis en garde sur son extrême dureté, d’entrée de lecture... On attend donc de pouvoir vérifier les toujours excellents conseils de Gérard à qui l’on doit les découvertes de Karine Giebel et Olivier Norek, il y a très longtemps….


 LES ÉCRITS INTIMES DE PATRICIA HIGHSMITH PIONNIÈRE DU ROMAN NOIR

(CALMANN-LEVY). Elle a inspiré de nombreux écrivains en France et dans le monde. Son œuvre, devenue une référence en termes de maîtrise de construction d’intrigue et de suspense, a été adaptée par les plus grands cinéastes. Ripley, son personnage mythique, est devenu culte. Patricia Highsmith est sans aucun doute une figure majeure de la littérature contemporaine. À l’occasion du centenaire de sa naissance, découvrez, ou redécouvrez, toute la richesse de ses romans et plongez dans la vie d’une écrivaine hors norme. Une plongée inédite dans l’intimité de cette immense romancière grâce à dix-huit journaux intimes et trente-huit carnets de notes cachés dans sa maison suisse et découverts après sa mort. Rédigés à la main de 1941 à 1995, en cinq langues pour les garder à l’abri des regards indiscrets, ces écrits personnels contiennent la vie intime, sauvage et poignante de l’autrice, ainsi que des poèmes, des listes de lieux où elle a voyagé et vécu, des romans en cours de rédaction et des personnes les plus importantes à ses yeux.
Reconnu comme un des chefs-d’œuvre de Patricia Highsmith, Le Talentueux M. Ripley est l’acte de naissance d’un des plus extraordinaires personnages de roman policier, faussaire hors norme à l’intelligence redoutable, cynique et sans aucune morale, aussi séduisant que dangereux. Ce livre, qui a reçu le Grand Prix de littérature policière, a été porté à l’écran à deux reprises.


 RÊVER SOUS LES COUPS de Mohamed Bouhafsi

(Editions Larousse). Avec la collaboration de Géraldine Maillet. Tarif : 15,95€.
JPEG Le résumé : battu violemment par son père jusqu’à l’âge de 8 ans, Mohamed Bouhafsi puise, vingt ans après, au fond de lui-même la force de parler. Dans un récit poignant il dit la violence, les larmes, la culpabilité et la honte. Il dit la terreur d’un petit garçon, qui malgré tout, continue à vivre et à rêver sous les coups. Au fil des pages s’égrènent des moments de joie et émergent, de la voix de l’enfant meurtri, la lumière, l’espoir et le pardon. À travers ce témoignage, la volonté de l’auteur est d’être le porte-voix de dizaine de milliers d’enfants en détresse et de donner à chaque citoyen le courage de s’interposer. * Après avoir passé 10 ans à RMC et BFM TV en tant que chef du service football, Mohamed Bouhafsi a rejoint France Télévisions. Il intègre l’équipe du 20h de France 2 et devient chroniqueur sur France 5 pour l’émission C à vous avec Anne-Elisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Manon Ruggieri, Pierre Lescure, Mélanie Tran N’Guyen… Et il y réalise de très belles interviews, souvent empreintes d’émotion.


 LE RETOUR DE MARCAS

(Editions JC LATTES). Eric Giacometti et Jacques Ravenne sont de retour en librairie avec leur personnage phare Marcas. Le nouveau roman d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne, Marcas (JC Lattès), s’accompagne de contenus inédits à découvrir grâce à son téléphone. JPEG Le résumé. Le nouveau président de la République Française vient d’être élu. Alors que la cérémonie de passation de pouvoir touche à sa fin, le nouveau chef de l’État apprend l’existence d’un nouveau rituel - un secret qui ne se transmet qu’entre présidents. Cinq années plus tard, en pleine période électorale, un meurtre au cœur d’une obédience maçonnique fait ressortir l’étrange rituel. Des profondeurs hantées de Moscou jusqu’à un château maudit, Antoine Marcas, policier et franc-maçon, va devoir affronter son destin. Si ce nouveau thriller signé Giacometti - Ravenne nous happe autant par son intrigue, c’est parce qu’il est plus que jamais ancré dans la réalité. En plus de retranscrire l’ambiance de période électorale dans laquelle nous nous trouvons, le roman nous transporte dans une France marquée par les revendications des « gilets jaunes » et la crise sanitaire du Covid-19. Et pour une expérience de lecture encore plus immersive, les éditions JC Lattès se sont associées à l’application Sept : en scannant la couverture et certaines pages du livre grâce à votre smartphone, Éric Giacometti et Jacques Ravenne prennent place chez vous en réalité augmentée. L’occasion de découvrir avec eux les lieux évoqués dans le roman, ainsi que des dossiers historiques, pour emprunter les mêmes chemins que Marcas lui-même.


  **** LA CARTE POSTALE d’Anne Berest

Éditions Grasset. JPEG Fruit d’une enquête minutieuse, d’abord menée par la mère de l’auteure après la réception d’une missive anonyme où figurent les noms de quatre aïeuls déportés, le roman tire les fils d’un récit familial longtemps ignoré et marqué par la Shoah.
Le résumé d’Anne Berest  : « C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de vœux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële. Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « juif » dans une vie laïque. »


  *** REVIENDRA LE TEMPS DES CERISES ! »

JPEG Jean-Louis Nogaro et les éditions du Caïman célèbrent la Commune de Paris avec les écrivains du polar… Insolite et réjouissant ; superbe ! 1871 – 2021, il y a 150 ans la Commune ! Il n’était pas possible aux Éditions du Caïman, de passer à côté de la Commune dans la collection Noires Nouvelles dont la ligne éditoriale est de commémorer des événements ou des périodes historiques revisitées dans la plus pure tradition du polar : celle de la critique sociale, de la face cachée de l’Histoire, du questionnement politique. Cette belle et tragique Commune, dont l’esprit souffle depuis 1871, se rappelle aujourd’hui à nous, au moment où le Peuple a plus que jamais intérêt à faire front dans les luttes sociales. « Vive la Commune ! » est le cri de ralliement d’autrices et auteurs, dessinateurs et dessinatrices qui vous offrent ce livre où vous côtoierez des personnalités majeures comme Louise Michel, Élisée Reclus, Marie Lecointre, Maxime Lisbonne, Gaston Crémieux, des héros, des versaillais et des personnages atypiques comme le caricaturiste Pilotell ou le photographe Bruno Braquehais… mais aussi — et surtout ! — des communardes. Et puis des réflexions sur la Commune aujourd’hui, son souvenir, son rôle, son avenir… Seul un collectif pouvait s’atteler avec fidélité à cette tâche. Les auteurs : Patrick Amand, Michèle Audin, Laurence Biberfeld, Antoine Blocier, Odile Bouhier, Didier Daeninckx, Patrick K. Dewdney, Michaël Dias, Pierre Domengès, Maurice Gouiran, Alice Jack, Nadia Khiari, Anouk Langaney, Éric Maneval, Roger Martin, Rachel Mazuy, Laurent Mely-Dumortier, Rosa Moussaoui, Jean-Louis Nogaro, Max Obione, Philippe Paternolli, Michèle Pedinielli, Serge Pey, Philippe Pivion, Stéphane Tamaillon / Vincent Sauvion, Serge Utgé-Royo, Éloi Valat.
Les dessinateurs : Bésot, Jean Biret, Bobika, Brouck, Cambon, David Eusebio (Mexique), Elchicotriste (Espagne), Faujour, Gab, Krokus, Lacombe, Lardon, Lasserpe, Mako, Micaël, Plop et Kankr, Samson, Tardi,Valère. Format 12x19 cm. Sortie actuelle. Prix public : 16 €.


  L’INCONNU DE LA POSTE de Florence Aubenas

(Editions de l’Olivier) JPEG La journaliste grand reporter au Monde revient sur l’assassinat d’une postière et l’accusation de Gérald Thomassin, un acteur vivant comme un marginal. Une histoire vraie, palpitante qui se lit comme un polar.
« La première fois que j’ai entendu parler de Thomassin, c’était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d’acteur, explique Florence Aubenas. Elle m’avait montré quelques-unes des lettres qu’il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n’aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n’écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l’assassinat d’une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. »
- Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait.
Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.
* Florence Aubenas est grand reporter au journal Le Monde. Elle a notamment publié La Méprise : l’affaire d’Outreau (Seuil, 2005) et Le Quai de Ouistreham (L’Olivier, 2010), qui a connu un immense succès et redéfini la notion de journalisme d’immersion.


 LES ALBUMS

JAZZ
MILES DAVIS « LIVE AT VIENNE ». JPEG - Le 1er juillet 1991, Miles Davis et le Miles Davis group donnent un concert au merveilleux festival qu’est « Jazz à Vienne » à côté de Lyon. Il s’agit d’une de ses toutes dernières performances avant sa disparition trois mois plus tard, le 28 septembre 1991. Cet enregistrement en public de Miles Davis contient deux titres (“Pénétration” et “Jailbait”) écrits par Prince, avec qui il partageait une admiration et une amitié mutuelles. Ce cadeau du ciel qu’est l’enregistrement inédit d’un de ses tous derniers concerts est publié par Rhino Records dans le cadre du « Black music month ». Des versions 2-CD, 2-LP et digitales seront disponibles le 25 juin chez Warner.


BLUES

 SAME PLAYER SHOOT AGAIN HOMMAGE A ALBERT KING

En 2018, ce jeune groupe formé par la crème des musiciens parisiens se décide à enregistrer un hommage au roi des guitaristes de blues Freddie King . « Our King Freddie » remporte un vrai succès avec un Prix au Cahors blues festival 2019 et une très belle tournée dans la foulée. Cette année, c’est un hommage à un autre King du blues : Albert King ! Same Player Shoot Again a été créé par Romain Roussouliere (guitare) et Max Darmon (basse). Le groupe s’est étoffé ensuite avec Vincent Vella (chant), Florian Robin (claviers), Steve Belmonte (batterie), Jérome Cornelis (sax alto) et Loic Gayot (sax tenor). « Our King Albert » sortira le 4 juin chez Five fishes – Socadisc . Concert au New Morning-Paris le 14 septembre 2021.


BLUES-ROCK

 JACK BON & THE BUZZMEN "LOVE, PEACE ROCK & ROLL !!!”

- L’ancien leader de Ganafoul – groupe-phare du rock blues français dans les années 75-80 avec Téléphone – est de retour avec un nouveau groupe. Celui qui avait illuminé la nuit manosquine fin août 2017, au parc de la Rochette, pour la soirée d’adieu au festival Blues & Polar après quinze années de passion dévorante, est désormais entouré de Luck Blackstone (basse), de l’excellent harmoniciste Antoine Piedoz et Alain Babois (batterie). En novembre 2020, au 8PM Studio chez son l’ami GG Millet, ils ont enregistré un très bel album baptisé « Love, peace, rock & roll » aux reflets parfois country comme He’s a refugee composé par Jack Bon. Mais la couleur du CD est très rock avec notamment deux vieux classiques I’m tore down - morceau cher à Eric Clapton - et Around and around de Chuck Berry superbement repris par les Rolling Stones à leurs débuts. Sans oublier Poor man free man au son très Who. Un disque qui sent bon la nostalgie du spectacle vivant dont on est privé actuellement. Ressuscite-nous ça Jack ! C’est si bon ! Jean-Pierre Tissier


 “LET IT SHINE”. JESSIE LEE & THE ALCHEMISTS.

Le groupe emmené par Jessie Lee et Alexis Didier était notre invité au festival Blues & Polar en 2014. Juste après le beau parcours de Jessie Lee coachée par Garou à The Voice où elle avait impressionné par sa version dingue du « Move over » de Janis Joplin. Après de nombreuses tournées et concerts, un album s’imposait enfin. C’est désormais chose faite, même si le Covid a retardé l’affaire ! Le duo explosif est entouré de Laurent Cokelaere (basse), Stéphane Minana-Ripoll (batterie) et Laurian Daire aux claviers. Et ça envoie du bois avec notamment ce somptueux « Sometimes » à découvrir sur YouTube, extrait de "Let It Shine". Lien : https://dixiefrog.lnk.to/JLTA-Sometimes Brillantissime ! Sortie le 7 mai.


  LE CLIP DE WAITING FOR TINA

JPEG - L’écrivain Jean Azarel et le guitariste Hérold Yvard nous offrent un bel hommage poétique à Tina Aumont « égérie des seventies ». Un clip annonciateur de lectures futures à déguster à Manosque et ailleurs, comme un bon polar de derrière les fagots… Un verre de Château de Clapier en main et masques tombés !
- La collaboration musicale et poétique entre Hérold Yvard du K’Fé’Quoi à Forcalquier (04) et l’écrivain Jean Azarel existe de longue date déjà… Elle vient de donner lieu à une récente mise en ligne de leur dernier ouvrage consacré à la mystérieuse et fantasque comédienne franco-américaine Tina Aumont (fille de l’acteur Jean-Pierre Aumont) décédée en 2006, après une vie très destro, hippie et rock’n’roll, en attendant de pouvoir interpréter ces textes à nouveau auprès du public. En effet, Jean Azarel a publié l’an dernier un ouvrage « Waiting for Tina » qui se lit comme un road movie aux allures d’enquête policière afin de retrouver des traces de cette égérie des Seventies au destin similaire à celui de Romy Schneider, dont la mère s’appela Maria Montez grande actrice dominicaine des années 50. Belle à se damner, mais en proie aux démons de l’alcool et des shoots, elle n’a pas eu la carrière cinématographique à laquelle elle aurait pu prétendre, allant jusqu’à tourner des films très hot pour gagner sa vie…
J’ai eu le plaisir de photographier Tina Aumont en 1977 avec Macha Méril pour Télémagazine alors qu’elle participait au tournage du téléfilm « Emmenez-moi au Ritz » avec Maurice Ronet, jouant une veuve dans le palace parisien de la Place Vendôme. Hérold Yvard avec sa guitare magique à sons multiples a illustré musicalement ce livre insolite devenu une lecture passionnante. Et qu’on est impatient de découvrir en public. La première devrait avoir lieu à Manosque. »

Jean-Pierre Tissier

* Blues & Polar vous offre le clip de présentation de leur dernière réalisation : « Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont ». Voici les liens sur lesquels vous pouvez cliquer :

Waiting For Tina - À la recherche de Tina Aumont from Hermon de Vinon on Vimeo.

* L’intro et la fin du clip sont très polar… L’utilisation d’un casque ou système hi-fi stéréophonique est recommandée pour une écoute musicale optimale".

* À écouter également : l’intégrale de leurs ouvrages : Jean Azarel-Hérold Yvard https://soundcloud.com/jahy1


 POP-ROCK. PINK FLOYD “LIVE AT KNEBWORTH 1990”

Sortie le 30 avril chez Warner. La performance historique du Silver clef awards winners à Knebworth en 1990 est disponible pour la première fois en CD, double-vinyle et sur toutes les plateformes digitales. Avec notamment : Comfortably numb, The Great gig in the sky et Wish you were here. Le concert monumental des Silver Clef Award Winners à Knebworth incluait Pink Floyd en tête d’affiche d’une programmation all-stars incluant Paul McCartney, Dire Straits, Genesis, Phil Collins, Mark Knopfler, Robert Plant (avec Jimmy Page), Cliff Richard, Eric Clapton et Tears For Fears. Près de 120 000 fans ont assisté au spectacle donné par ces géants du rock sur l’imposante scène de Knebworth, en soutien à l’organisation caritative Nordoff Robbins et dont les bénéfices ont été reversés à la BRIT School. Le concert avait été retransmis par MTV.



MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995). JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant…. J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.


 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 APHRODITES CHILDS (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  CROSBY, STILLS, NASH & YOUNG : 4 A WAY STREET

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997) Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe.

  Le képi de Manosque

Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !

J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T


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