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Le 17e festival "Les Voix de Toutes-Aures" est reporté au 28 août 2021. Avec toujours, le Stress post-traumatique pour fil rouge


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- REPORT DU 17e BLUES & POLAR AU 28 AOUT 2021

LA NEWSLETTER hebdomadaire
du jeudi 22 octobre
  Sommaire  

 LA PHRASE DE LA SEMAINE

"Une société sans culture est un corps sans âme". (Mamadou Nabombo écrivain et sociologue malien)


 LES CONCERTS

La Sélection du week-end de Blues & Polar
* Attention ! Dans les 90 communes de la métropole Aix-Marseille concernées par le couvre-feu de 21 h à 6 heures du matin, les salles de spectacles ont avancé leurs horaires pour que la Culture continue à vivre. Soutenons-les en respectant les gestes barrière et les règles sanitaires en vigueur.


 JEUDI 22 OCTOBRE

AVIGNON. Jazz à l’AJMI avec le Giowing life quartet. Concert à 20h 30, au 4 rue des escaliers. Tarifs : 16e et 8 e. Tel 04 90 86 08 61.


 VENDREDI 23 OCTOBRE

MARSEILLE. Nora Zora au festival De Vives voix. La Maison du chant se réinvente en raison du virus, et accueille l’Ensemble Nora Zora composé de Diana Barveza soprano), Elsa Personnaz (mezzo-soprano) Boule Patris (alto) Christian Fromentin et J-C Gairad (violon) et Tomain Gourko (guitare) à 18 heures au 49 rue Chape. Tel 09 54 45 09 69.


 SAMEDI 24 OCTOBRE

CHATEAURENARD (84). Blues-rock festival avec Kathy Boye à l’Etoile. Hommage à Lucky Peterson décédé en mai dernier, venu trois fois à l’Avignon blues festival et concert de Kathy Boye & The DTG Gang sur la scène de l’Etoile à 20 heures. Tarif :15€. Tel 09 54 86 64 49. Billetterie sur bluesrockfestival.fr


FORCALQUIER. C’est la fête du cinéma d’animation. 10 heures au Cinéma Le Bourguet projection du film “Chien Pourri, la vie à Paris”(A partir de 4 ans). 11 heures : Atelier pour les enfants avec Elphège Berthelot. Création de petits GIFs à partager ! Atelier parents/enfants (à partir de 5 ans) – Durée : 1h. Attention jauge limitée à 12 “binômes”. Réservation auprès du cinéma Le Bourguet : 04 92 75 02 82 12h 30 : déjeuner “sorti du sac au Kfé quoi ! 13h-18h : La librairie La Carline propose un focus sur Chien Pourri. Une série de chouettes ateliers graphiques et ludiques pour enfants, en lien avec le film, seront proposés par l’équipe de la Carline ! Gratuit. 13h30-14h 30-15h-16h-17h-18h : Découvertes et expérimentations pour comprendre le principe de l’image animée et les prémices du cinéma. Prix “fourchette” : entre 2 et 5€ sur inscription – Jauge limitée. Tout public à partir de 6 ans 16h-17h : Goûter aux crêpes ! 18h-19h : projection du film réalisé en atelier et accompagné d’une sélection de courts-métrages. 19h-20h : BONE en concert ! 20h-21h. diner ! 21h-22h : projection des films sélectionnés pour concourir au Prix Émile Reynaud 2020. Entrée libre.
MARSEILLE. Curmaia au festival De Vives voix. La Maison du chant se réinvente en raison du virus, et accueille à 18 heures au 49 rue Chape, l’Ensemble Curmaia avec Audrey Peinado (chant -percussions), Laila Sage (chant-flutes), Lorenzo Valera (chante-guitare), pour un répertoire de chansons polyphoniques paysannes italiennes. Tel 09 54 45 09 69.

 NOTRE COUP DE CŒUR DU WEEK-END

 Le Blues de Hatman session à l’Espace Julien.

JPEG Nasser Ben Dadoo que nous avons accueilli avec l’harmoniciste Marko Balland au festival Blues & Polar 2017, sera sur scène à 19 heures pour un concert gratuit sur réservation (espace-julien.com) 39 Cours Julien. Tel 04 91 24 34 10.


 DIMANCHE 25 OCTOBRE

DIGNE-LES-BAINS. 40 ans d’accordéons du monde entier pour les Negro ! Dans la famille Negro, demandez le père Dino « le Patriarche » et Cécilia sa fille, tous deux passionnés du piano à bretelles, mais animés d’une curiosité sans bornes qui les a amenés à créer les Rencontres internationales d’accordéon il y a quarante ans, et à jouer tous les styles du classique au jazz en passant par le sacré, la musette, la musique traditionnelle… aux côtés d’instruments les plus divers comme le hautbois, la clarinette, la guitare, le clavecin ou le galoubet. C’est à 16 heures au Palais des congrès. Entrée libre.


LUYNES. Gaël Horeliou dévoile son Identité ! (jazz-maloya). Concert à horaire revisité, à 13 heures, en raison du virus au Fola Jazz-Club, avenue Fortuné Ferrini. Avec Gaël Horellou (sax), Florent Gac (orgue), Nicolas Beaulieu (guitare), Vincent Philéas (percussions-chant), Fredo Ilata (percussions-chant) et Vincent Alyberil. Tel 09 54 43 07 22. Tarif unique : 12€.

 BLUES, ROCK ET JAZZ : LES ALBUMS

 ROSAWAY, C’EST POP ON THE WAY !

JPEG - Le duo musical improbable (flûte traversière et batterie) composé de Rachel Ombredane et Stéphane Avellaneda vient de sortir son nouvel EP de 5 titres avec de supers invités : Adam Ahuja (Orgue Hammond et synthétiseurs ) qui a joué avec Robert Randolph, Ana Popovic… ; Joey Peebles (Trombone Shorty), Rob Lee (Mike Zito) et Doug Belote (Derek Trucks et Robben Ford) sur le morceau Mama used to Say. De cette union franco-américaine est née une pop métissée, nerveuse, résolument contemporaine, chantée en anglais par la voix aérienne, aux accents soul et gospel de Rachel Ombredane. Une artiste au destin singulier. En effet, après des études en flûte traversière et un cursus de chant lyrique, Rachel a eu envie d’explorer d’autres horizons musicaux qui l’ont projetée sur la scène du Zénith et des plateaux de télévision en qualité de choriste de Ed Sheeran, Jain, ou Brocken Back… Le batteur Stef Avellaneda a fait ses premiers roulements et frappes au sein du Mercy Blues band - le groupe de son père Jean-Paul Avellaneda, ancien guitariste de Luther Allison - avant de rejoindre sur scène l’explosive guitariste Serbe Ana Popovic. Devenu son batteur officiel, il a sillonné les routes, joué dans une trentaine de pays, et partagé la scène avec de grands musiciens (Jonny Lang, BB King, Keb Mo, Buddy Guy…). En 2015, les Drummies Awards le classent dans le Top 5 des batteurs mondiaux (catégorie blues). Stef que l’on a connu gamin sur scène aux côtés de Jean-Paul son père, a joué à plusieurs reprises au festival Blues & Polar ainsi que Rachel venue sur scène pour un morceau avec Mercy, lors du Blues & Polar 2016 au parc de la Rochette. Son talent n’a d’égal que sa gentillesse et sa modestie. Il a également joué avec Jean-Baptiste Guégan (FR), Ben Poole (UK), Carlos Johnson (USA), Robyn Bennett (USA-FR), et Billy C Farlow. * Le clip de Rosaway On Your Way Up a été tourné en Haute-Provence : https://www.youtube.com/watch?v=exDbkm1M9Gk&ab_channel=RoSaWayMusic
Liens : https://ropeadope.lnk.to/DREAMER


 8ème galette de THE INSPECTOR CLOUZO The Organic farmers season- Unplugged live

- Laurent Lacrouts et Mathieu Jourdain, les deux rock-farmers landais du groupe The Inspector Cluzo, vient de sortir leur huitième album, The Organic farmers season- Unplugged live … au marché de Mont-de-Marsan ! En effet, ces bluesmen pas comme les autres creusent leur sillon tout en conservant leur statut d’agriculteur. Ainsi, comme le souligne nos confrères de Sud-Ouest à côté de leurs boîtes de foie gras, confits d’oie et autres rillettes, ils proposaient le pack de leurs huit albums, sur cd ou vinyle.
The Organic farmers season est un album acoustique enregistré au Théâtre de Gascogne, au Biarritz Casino Barrière et au Krakatoa de Bordeaux. Il a été mixé par l’Américain Vance Powell. Il s’agit de l’enregistrement de la tournée acoustique de février 2020 effectuée , avec les musiciens américains du Tennessee, Eleonore Denig (violon), Melodie Chase (violoncelle), et Eric Montgomery (piano). Il est en vente sur les plateformes et en CD ou triple vinyle), sur la boutique en ligne du groupe…. ou au Vynil Café à Mont-de-Marsan !


 MELODY GARDOT « C’EST MAGNIFIQUE ! »

JPEG - Melody Gardot a dévoilé son nouveau single "C’est magnifique" issu de son album "Sunset in the blue" qui sera dans les bacs demain vendredi 23 octobre. Ecoutez également le morceau-titre et son interprétation live de "From Paris with love" à l’émission "On est en direct" sur France 2.
LIENS : #melodygardot #jazz #chanson #live #direct #album #sunsetintheblue #single #OEED


 LE RETOUR DE GANAFOUL

Jack Bon et son groupe avaient clôturé le festival Blues & Polar 2017 à Manosque. Avec ce disque vinyle inédit, le groupe de rock originaire de Givors au sud-ouest de Lyon revient avec dix titres enregistrés… il y a 45 ans ! JPEG C’est l’histoire d’un retour inespéré. Le groupe Ganafoul, fondé dans les années 70 dans la région lyonnaise, revient sur le devant de la scène avec un album inédit. Dix chansons enregistrées à leurs débuts en 1975, qui ont été retrouvées et dépoussiérées, pour ressortir début septembre. Il s’agit d’un come-back inattendu pour ce groupe qui a connu son heure de gloire dans la deuxième moitié des seventies et qui s’est replongé dans ses archives.JPEG Ganafoul, c’est l’histoire de cinq copains, avec Jean-Yves Astier au chant, les guitaristes Edouard Gonzalès et Jack Bon, Yves Rothacher à la batterie et le regretté bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce disque inédit lui est d’ailleurs dédié. Des riffs doublés, des solos harmonisés, des questions-réponses... tout le vocabulaire de la guitare rock seventies est là. Du "sider rock", c’est ainsi que le groupe qualifie son style musical singulier. "Sider" vient de sidérurgie, et le nom du groupe "Ganafoul" signifie "comme un fou" en argot givordin. c’est en formule "power trio" que Ganafoul va connaître le succès. Jack Bon prend le chant principal, écrit et compose les morceaux, en anglais cette fois. Un blues-rock endiablé bien ancré dans son époque, et inspiré des grands groupes anglophones : de Led Zeppelin à ZZ top, en passant par Status Quo ou AC/DC.... dont ils assureront les premières parties.
Jean François Convert (France Culture)
* Ce disque est disponible en commande directe au label Simplex Records (contact : simplexrecords@orange.fr )


 CINE-TV

 SUR ARTE EN REPLAY

 L’étonnante épopée de Laurel Canyon, foyer créatif du rock made in USA

JPEG - La chaine culturelle franco-allemande Arte présente un brillant portrait du quartier de Los Angeles investi par la scène folk-rock, dont The Doors et Zappa, de 1965 à 1975. Deux épisodes de 78 mn disponibles jusqu’au 11 novembre 2020. Entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, Laurel Canyon est un quartier formé de cottages dans les collines luxuriantes typiques de Hollywood. À partir de 1965, Frank Zappa ayant montré la voie, une communauté de musiciens s’y installa progressivement, à une époque où le folk devenait électrifié sous l’influence des Beatles.
JPEG Les groupes se nommaient The Byrds, The Doors ou The Monkees, ils associaient hommes et femmes (The Mamas and the Papas), Noirs et Blancs (Love). Ils jouaient au Troubadour et au Whisky a Go Go, en faisant le bœuf avec Jim Morrison et Manzarek des Doors, prônaient l’amour et pas la guerre, batifolaient nus autour des piscines, désinhibaient leur créativité en consommant joints et autres acides. Joni Mitchell déclenchait des passions et de nouveaux groupes naissaient de collaborations entre des voisins aussi talentueux que David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young.
JPEG La réalisatrice Alison Ellwood réussit chaque parti-pris, tandis que deux photographes de l’époque et leurs clichés (Nurit Wilde et Henry Diltz) sont au cœur de ce documentaire passionnant et en deux épisodes. Fans des « Seventies », vous serez gâtés car on y retrouve des documents pris sur le vif de l’époque par les témoins photographes qu’ont été Nurit et Henry. On leur doit beaucoup… Laurel Canyon fut une bulle qui a fini par exploser au matin des années 1970….

J.-P.T

LES NOUVEAUTÉS DU POLAR

 AUJOURD’HUI : IMPACT SIGNÉ OLIVIER NOREK

JPEG - Actualité chaude pour Olivier Norek avec la sortie de Impact, son nouveau roman à paraître aujourd’hui 22 octobre chez Michel Lafon.
Le résumé : Face au mal qui se propage et qui a tué son fils, pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir, Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants. Car, il n’y a pas qu’un seul meurtrier. Ils sont des milliers... et les victimes sont des millions. Pour prouver à tous la menace qui pèse sur l’humanité, il sera forcé de tuer à son tour... C’est l’histoire d’un monstre qui existera bientôt. C’est l’histoire d’un monstre que nous construisons jour après jour. C’est l’histoire d’un monstre. Et vous serez de son côté.
Code 93, Territoires, Surtensions, Surface : tous les romans d’Olivier Norek ont une dimension humaine qui va bien au-delà de la traque d’un coupable et d’un suspense adroitement maîtrisé. Mais il arrive aussi que certains grands problèmes de l’humanité l’emportent sur la simple enquête de police et deviennent des fresques sociales bouleversantes. Ce fut le cas pour Entre deux mondes, qui a profondément marqué des centaines de milliers de lecteurs. C’est manifestement le cas de ce prochain roman baptisé Impact. Tarif : 19,95 €. OLIVIER NOREK EN TOURNAGE. Le tournage d’une série imaginée par le romancier Olivier Norek, Prix Blues & Polar/Comtes de Provence 2014 a débuté le 12 octobre. « Les Invisibles » tel est son nom, sera filmé à Lille et dans la région des Hauts-de-France pour aboutir à six épisodes de 52 minutes. Au casting, on retrouve Guillaume Cramoisan (commandant Darius), Nathalie Cerda (Marijo), Deborah Krey (Duchesse), Quentin Faure (Ben), Cécile Rebboah (Angie).


 « LA DÉSOBEISSANCE D’ANDREAS KUPPLER » de Michel Goujon (Editions Héloïse d’Ormesson).

JPEG Comment s’instaure une dictature ? Peut-on, en son sein, refuser le système fasciste ? Dans les pas d’Andreas Kuppler, pris dans la tourmente de l’Histoire, on pense à Seul dans Berlin. À l’instar de Hans Fallada, Michel Goujon nous plonge dans cette époque où les silences nourrissaient la terreur et la propagande la peur. Un monde où les notions bien et le mal s’estompaient, jusqu’à se confondre. La Désobéissance d’Andreas Kuppler roman a été adapté en BD aux éditions Delcourt !


 LEMAITRE ET SES DIX LIVRES DE POCHE FAVORIS

PNG Unanimement reconnu comme l’un des meilleurs écrivains français et récompensé par de très nombreux prix dont le Goncourt avec Au-Revoir là-haut qui a généré un film chef-d’œuvre merveilleux d’Albert Dupontel, Pierre Lemaitre entretient une relation toute particulière avec Le Livre de Poche. En 1956, Pierre Lemaitre découvre la lecture grâce à sa mère, qui achète systématiquement les livres de poche qui paraissent tous les quinze jours : « Elle a collectionné dès 1953 les parutions du Livre de Poche qui composaient un catalogue hallucinan »t explique-t-il. Ça commençait par Kœnigsmark de Pierre Benoit, puis Les Clés du royaume par A.J. Cronin, et ça passait allègrement d’André Gide à Rosamon Lehmann et à Jean-Paul Sartre, puis à Mazo de la Roche. J’ai eu cette collection sous les yeux pendant toute mon enfance. » * Au moment du 10e anniversaire de la parution de Robe de marié au Livre de Poche, Pierre Lemaitre a sélectionné pour vous, ses dix coups de cœur parmi le catalogue du Livre de poche.


 L’ÉVENTREUR DU PALAIS ROYAL de Sylvain Larue (Editions De Borée)

JPEG – A Blues & Polar, on connaît Sylvain Larue pour son remarquable livre sur la dynastie familiale des Desfourneaux, ces bourreaux français qui se transmettaient la guillotine des prisons ou des places publiques au petit matin, de père en fils. Passionné de faits-divers Sylvain Larue nous propose cette fois un opus sur L’Eventreur du Palais-Royal. Une enquête policière où se mêlent dames de petites vertus et fine lame. Un matin d’été 1855, Magon, le meurtrier sadique de prostituées, est conduit à l’échafaud. Mais jusqu’au bout, il clame son innocence. Il est à peine exécuté que le corps d’une femme atrocement mutilé est retrouvé. L’hypothèse d’une erreur judiciaire éclate dans la presse… Alléchant !


 L’INCONNU DE LA FORET de Harlan Coben (éditions Belfond).

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Le maître incontesté du thriller vous emmène en balade, mais attention, celle-ci pourrait bien être sans retour… Avec L’Inconnu de la forêt, publié ce 15 octobre aux éditions Belfond, Harlan Coben démontre une fois de plus son talent pour les fausses pistes et les twists. Immanquable et définitivement savoureux. Le point de départ : une lycéenne discrète et méprisée par ses camarades s’évanouit un jour dans la nature sans crier gare et sans que personne ne s’en soucie. Puis, un autre adolescent disparaît à son tour, mais lui est le fils chéri d’un couple de producteurs télé puissants et liés aux plus hautes sphères de la politique. Une histoire de disparition donc, mais pas si simple que ça. Car dans un roman de Harlan Coben, ce qui paraît facile vous emporte rapidement sur un terrain bien plus complexe. Fausses pistes, fils à dénouer, coups de théâtre, avec L’Inconnu de la forêt, l’auteur américain signe un thriller intense et troublant, mais aussi diablement dans l’air du temps. L’auteur aux plus de 75 millions de livres vendus dans le monde n’a pas fini de faire passer des nuits blanches à ses fans. Via son contrat d’exclusivité signé en 2018 avec Netflix, deux de ses romans (Intimidation et Dans les bois) ont d’ores et déjà été adaptés en format mini-série. Au total, 14 de ses romans s’offriront une seconde vie sous la forme de films ou de séries. Le prochain sur la liste ? Innocent, publié en 2006 chez Belfond, actuellement en tournage en Espagne.
À découvrir également : la version audio de L’inconnu de la forêt (éditions Lizzie), lu par la comédienne Audrey Fleurot et les remises en vente de quatre titres phares d’Harlan Coben : Ne le dis à personne, Innocent, Rupture de contrat et Balle de match.

 LAISSE PAS TRAINER TON FILS de Rachid Santaki (éditions Filature (s).

JPEG – Rachid Santaki écrivain de polar, scénariste propose une docu-fiction inspirée d’un faits-divers macabre réel et d’une enquête auprès du réel. Il analyse ces rixes entre mineurs qui se banalisent et font de plus en plus de victimes, en nous tirant la sonnette d’alarme en raison de la diffusion de ces images terrifiantes sur les réseaux sociaux.
- Automne 2017. Sofiane, un adolescent filme le lynchage d’un jeune, torturé, dénudé et jeté dans un canal. Les auteurs sont arrêtés quelques jours plus tard et le corps retrouvé à 200km du lieu où ont été tournées ces images morbides et révoltantes. Sofiane (17 ans) n’a pas porté de coups mais a tout filmé. Il a laissé ses complices tuer un jeune garçon pour 500€. Il a été arrêté et incarcéré. Sortie le 23 octobre.


 CANNIBALE de Danièlle Thierry aux éditions Syros

JPEG – Gérard Collard nous en a mis l’eau à la bouche lors de sa présentation dithyrambique dans Le Magazine de la santé, sur France 5 aux côtés de Marina Carrère d’Encausse, grande fan du genre. L’une des premières femmes nommée commissaire Divisionnaire en France en 1969, est devenue depuis une référence du Polar français. Elle nous livre Cannibale, un thriller époustouflant selon notre bibliothécaire médiatique préféré. Danièle Thierry est l’auteure de "Mauvaise graine" et "Le sang du Bourreau" (chez Lattès, 1995 et 1996), "Mises à mort" (Robert Laffont, 1998) "Et pire si affinités...", "Origine inconnue" et "Affaire classée". Le pitch : Victime ou manipulatrice ? Vous avez des raisons d’avoir peur. La nuit de la fête de la musique, une jeune fille est retrouvée au bord d’une route, incohérente et désorientée, incapable de dire qui elle est. Dans la forêt toute proche, un groupe de lycéens célèbrent le début de l’été, mais l’ambiance a du mal à décoller. Ils ont participé à une course d’orientation « sans portables ni objets connectés », et deux d’entre eux manquent à l’appel. Personne n’a revu Roxane et Rafaël depuis le matin. À l’hôpital, l’inconnue apparue sur la route sort doucement de sa léthargie et livre au capitaine Marin ses premiers mots…


 STORIA & la crème du Thriller pour soutenir ELA

JPEG Hugo Poche suspense est fier de s’être associé à l’association ELA pour un superbe projet : STORIA, à paraître le 15 octobre. Le projet Storia, ce sont dix-sept auteurs de thriller qui s’engagent pour créer un recueil de nouvelles dont l’intégralité des dons seront reversés à l’association ELA pour accompagner et soutenir les enfants atteints de leucodystrophobie. Le point commun de leurs textes, ce sont autant de réécritures de contes, originales, contemporains ou encore décalées... Parmi les auteurs vous retrouverez : Nicolas Beuglet, Roy Braverman et Ian Manook, Armelle Carbonel, Jacques Expert ; Johana Gustawsson, Vincent Hauuy ou encore Mo Malo et Jérôme Loubry.


Le diable et Robert Johnson… Le livre "Et le diable a surgi - La vraie vie de Robert Johnson" de Bruce Conforth & Gayle Dean Wardlow avait déjà obtenu en mars le prix Penderyn (meilleur livre de musique en Angleterre). Il vient maintenant d’ajouter à son palmarès un Living Blues Award aux Etats-Unis (classé n°1 par les professionnels et également par le public). L’ouvrage de plus de 300 pages sortira en France chez Le Castor Astral le 8 octobre.

 Marseille racontée par la musique

JPEG Dans un recueil de quatorze nouvelles à paraître le 7 octobre, ouvrage collectif piloté par l’ami Patrick Coulomb journaliste de la Provence dans lequel on retrouve des plumes amies de Blues & Polar, on croise le groupe IAM et Soprano, soit du rap marseillais évidemment ; mais pas seulement. La bande son plutôt éclectique fait aussi entendre des titres comme « What a wonderful world » de Louis Armstrong, et le fantastique « Rock the Casbah » des Clashs voire « Love me tender » d’Elvis Presley. L’histoire d’une ville animée par l’opéra, le rock, et le rap aujourd’hui. *Sortie le 7 octobre aux éditions Gaussuen. Tarif : 18€.


  Les Mal-aimés de Jean-Christophe Tixier en Livre de poche

JPEG Les Mal-aimés quittent le lieu sous le regard des paysans qui furent leurs geôliers. Quand, dix-sept ans plus tard, sur cette terre reculée et oubliée de tous, une succession d’événements étranges se produit, chacun se met d’abord à soupçonner son voisin. On s’accuse mutuellement du troupeau de chèvres décimé par la maladie, des meules de foin en feu, des morts qui bientôt s’égrènent... Jusqu’à cette rumeur, qui se répand comme une traînée de poudre : « ce sont les enfants qui reviennent ». Comme si le bâtiment tant redouté continuait de hanter les mémoires.


 Déviation Nord de Thierry Berlanda aux éditions De Borée.

JPEG Sorti le 3 septembre. - Le soir de Noël, Milton Walsh, un chirurgien respecté, son épouse Emily, une jeune anesthésiste, et leur fille Lola, s’engagent sur les routes enneigées pour aller fêter le réveillon avec leur famille : ils ne parviendront jamais à destination ! Pour tenter de les retrouver, l’adjudant-chef Lehmann, qui n’hésite pas à s’affranchir des procédures, et Emilie Casanave, perspicace mais dénuée de second degré, vont affronter un danger que personne n’aurait pu anticiper.


  Prendre un enfant par la main de François-Xavier Dillard chez Belfond.

JPEG - Loin du refrain de la chanson tendre d’Yves Duteil, François-Xavier Dillard nous entraîne dans l’univers glauque et affolant des disparitions d’enfants, toutes plus mystérieuses que les autres, notamment quand on ne trouve ni explication, ni corps ! Ce sixième roman nous ramène à la disparition de Clémentine lors du naufrage d’un voilier. Les parents Sarah et Marc sont rongés par la tristesse et la culpabilité. Jusqu’à ce que de nouveaux voisins emménagent sur le même palier. Leur enfant, Gabrielle rappelle Clémentine aux yeux de Sarah. Et comble du hasard, elles sont nées le même jour. Mais lorsque la mère de Gabrielle signale la soudaine disparition de l’adolescente, l’incertitude et l’attente deviennent insoutenables. Et les démons de Sarah se déchainent une seconde fois. Sortie ce jeudi 1er octobre


 Retrouvez nos commentaires de lecture sur le site www. blues-et-polar.com Rubrique ON A LU


THÉÂTRE La 3eme saison d’Une Ombre dans la nuit
- La compagnie du théâtre Le Guichet Montparnasse à Paris, nous annonce une 3eme saison de son polar Une ombre dans la nuit. Avis aux amateurs de suspens... Madame mène l’enquête ! Qui sont ces ombres dans la nuit qui se frôlent, se croisent, se mêlent ? Qui parmi les convives que Madame a réunis chez elle, a tué son fils unique ? Rien n’arrêtera l’étrange Madame de Bréant dans sa détermination à connaître le coupable... Sa façon de mener le jeu est pour le moins déroutante et plutôt radicale... Chacun l’apprendra à ses dépens... Et personne ne sortira indemne de ce polar haletant. * Représentation le vendredi à 19 heures à partir du 18 septembre et jusqu’au 11 décembre 2020. Renseignements auprès du théâtre au 09.75.75.18.18 ou 01.43.27.88.61. Par mail : leguichetmontparnasse@orange.fr.

  CINÉ-TÉLÉ : LA BIBLIOTHÈQUE MUSICALE

 SUR ARTE EN REPLAY

 L’étonnante épopée de Laurel Canyon, foyer créatif du rock made in USA…

La chaine culturelle franco-allemande Arte présente un brillant portrait du quartier de Los Angeles investi par la scène folk-rock, dont The Doors et Zappa, de 1965 à 1975. Deux épisodes de 78 mn disponibles jusqu’au 11 novembre 2020. Entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, Laurel Canyon est un quartier formé de cottages dans les collines luxuriantes typiques de Hollywood. À partir de 1965, Frank Zappa ayant montré la voie, une communauté de musiciens s’y installa progressivement, à une époque où le folk devenait électrifié sous l’influence des Beatles. Les groupes se nommaient The Byrds, The Doors ou The Monkees, ils associaient hommes et femmes (The Mamas and the Papas), Noirs et Blancs (Love). Ils jouaient au Troubadour et au Whisky a Go Go, en faisant le bœuf avec Jim Morrison et Manzarek des Doors, prônaient l’amour et pas la guerre, batifolaient nus autour des piscines, désinhibaient leur créativité en consommant joints et autres acides. Joni Mitchell déclenchait des passions et de nouveaux groupes naissaient de collaborations entre des voisins aussi talentueux que David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young. La réalisatrice Alison Ellwood réussit chaque parti-pris, tandis que deux photographes de l’époque et leurs clichés (Nurit Wilde et Henry Diltz) sont au cœur de ce documentaire passionnant et en deux épisodes. Fans des « Seventies », vous serez gâtés car on y retrouve des documents pris sur le vif de l’époque par les témoins photographes qu’ont été Nurit et Henry. On leur doit beaucoup… Laurel Canyon fut une bulle qui a fini par exploser au matin des années 1970….

J.-P.T

 Jeff Beck live in Tokyo sur Arte.

JPEG Passionnés de guitare rock usez et abusez du Replay sur Arte avec ce doc de 92 mn consacré au secret Jeff Beck,disponible jusqu’au 31 janvier 2021. Enregistré en public, au Tokyo Dome city hall de Tokyo, le guitare le plus technique de sa génération, celui qui a succédé à Eric Clapton au sein des Yardbirds en 1965, qui a été approché par Pink Floyd et les Stones, montre là, toute son indépendance de jeu et d’esprit, sans voix, totalement instrumental et déroutant. Il joue ses propres compositions, mais aussi le merveilleux « Little wing » de Jimi Hendrix. Impressionnant ! J.-P.T


  Le Blues rauque de Janis Joplin !

Disponible en Replay jusqu’au 24 octobre. JPEG . - 2 août 1968, l’album Cheaps Thrills du Big brother & the Hollling company avec Janis Joplin au chant déboule dans les bacs chez les disquaires, après de multiples péripéties, comme un Ovni tombé du ciel avec une pochette signée Crumb (le dessinateur de Fritz the cat) totalement déjantée.
JPEG Une sorte de bande dessinée version Gottlib et Fluide glacial. Résultat : Disque d’or en trois jours pour ce 33 tours totalement psychédélique où Janis et sa voix qui feule et rugit nous file la rage au ventre et au cœur. Avec aussi – pour surprendre – une version du Summertime de Ghershwin devenant un miaulement intense qui donne le frisson de suite, tant il nous émeut par sa force et sa fragilité au cœur du phrasé si intense de cette Reine du blues. Malheureusement, le 4 octobre 1970, un ultime shoot d’héroïne dans son hôtel cause la perte... à 27 ans de celle qui voulait devenir Aretha Franklin. 27 ans : l’âge maudit de Brian Jones, Jimi Hendrix, Otis Redding, Jim Morisson... et Amy Winehouse dernière frappée par la malédiction.

J.-P.T

 Sur Arte en Replay. PINK FLOYD AU NASSAU COLISEUM DE NEW YORK (1988)

- Quel beau cadeau nous a fait Arte cette semaine en diffusant le premier concert de l’ère Pink Floyd sans Roger Waters, mais avec David Gilmour, Nick Mason et Richard Whright et un trio de choristes aux voix d’enfer. Un concert entièrement bleuté coïncidant avec la sortie du double album Delicate sound of thunder . Un moment historique car en 1988, les smartphones n’existaient pas, et c’est la télévision exclusivement avec 27 caméras qui a fixé ces deux heures vibrantes pour l’éternité. A voir et revoir sans modération !

J.-P.T

 SUR NETFLIX.

Rolling thunder revue de Martin Scorsese.
JPEG En véritable alchimiste, Martin Scorsese mélange les mythes et la réalité pour évoquer la tournée Rolling Thunder Revue de Bob Dylan, dans une Amérique alors en pleine en mutation en 1975. Ce documentaire de 2h 22 mn est sorti en juin 2019.

  SUR NETFLIX AUSSI...

  LE GRATEFUL DEAD ET JERRY GARCIA.

JPEG The Other one : the long strange trip of Bob Weir. (1 h 24). Découvrez l’histoire de Bob Weir, de son amitié profonde avec Jerry Garcia et de son succès comme membre du Grateful Dead. Un des groupes les plus influents de tous les temps bien que moins populaire aujourd’hui que les Stones, les Beatles, les Doors voire les Kinks dont les morceaux illustrent de nombreuses pubs, souvent automobiles. Pourtant, le Grateful dead a marqué les années psychédéliques que furent la fin des années 60 avec une incursion dans les années 70. C’était l’époque des soirées sous alcool, sous acid, sous LSD, sous héroïne… et il y a eu beaucoup de morts dans les rangs des musiciens rock de l’époque et chez les fans également. Janis Joplin morte à 27 ans, a souvent chanté avec eux, et il existe quelques CD où elle apparait pour quelques titres. Netflix propose un documentaire très intéressant à découvrir pour ceux qui n’ont pas connu cette période bénie musicalement, mais terrible pour d’autres en proie aux démons de l’époque.

J.-P.T

  *** JOE COCKER MAD DOG WITH SOUL

- Ray Charles, Howlin Wolf, Éric Burdon, Joe Cocker, Neal Black, Billie Holiday. Janis Joplin, Nina Simone... allez savoir pourquoi ces dirty voices (voix sales en français ) éraillées pleines de blues et de Bourbon jusque dans les tripes m’ont toujours ébloui... Et quand Joe Cocker chante Unchain my earth de Ray Charles avec Ray Charles lui-même, à ses côtés sur scène, comme dans un rêve de gosse, c’est bien plus qu’une reprise ! Tout comme à Woodstock où sa prestation légendaire tel un pantin désarticulé vibrant de toutes part dans With a little help for my friend est inscrite pour toujours au panthéon du rock.
Car avec Joe Cocker n’importe quel morceau trouve une nouvelle vie, tout en gardant son originalité. Le documentaire proposé en ce moment sur Netflix retrace la carrière de Joe Cocker tourmentée par les démons de l’alcool et de l’acide. « Il aimait le ciel » y évoque avec émotion son épouse Pam. « C’est une voix qui avait traversé la guerre » poursuit Jimmy Reed son pianiste, ami de toujours. Le 22 décembre 2014, « La plus grande voix du Rock’n’roll « pour Billie Joël s’éteint, fatigué et las, usé de ses excès de jadis et notamment de cette Sacrée bouteille comme le chantait Graeme Allwright, lui-aussi victime de cette addiction.

J.-P.T

  *** MILES DAVIS : BIRTH OF THE COOL

JPEG 1h 55 de concerts, rencontres, interviews, sur un des plus mystérieux musiciens des années d’après-guerre jusqu’à 1991, année de sa mort. Juliette Gréco son amoureuse parisienne, Herbie Hancock, Quincy Jones, et Carlos Santana notamment évoquent ce trompettiste hors du commun.
Un document extraordinaire qui illustre admirablement toutes les facettes de cet amoureux des belles voitures (Ferrari, Maserati..) dont plusieurs ont connu des grosses mésaventures avec l’homme de « So what » au volant. Les années 50-60, c’était encore l’époque où les noirs aux Etats-Unis étaient victimes de la ségrégation avec notamment des pancartes « Interdits aux noirs et aux chiens » , mais la France aussi pouvait être odieuse avec son racisme dit ordinaire. Ainsi, Juliette Gréco alors qu’elle était avec Miles Davies, a voulu aller souper un soir après le spectacle dans un très grand restaurant du bas des Champs-Elysées où elle était bien connue. Le serveur a refusé de leur donner une table. Elle a alors salué ce dernier en lui prenant la main… et en crachant dedans ! Tout Gréco ! https://www.netflix.com/fr/title/80227122

J.-P.T

  *** KEITH RICHARD "UNDER THE INFUENCE"

- S’il est bien un film qu’on peut regarder avec infiniment de plaisir en cette période de confinement, c’est bien le documentaire tourné en 2015 par Morgan Neville sur le plus bluesy des Rolling Stones en la personne de Keith Richard.
Celui qu’on dépeint – et il ne s’en cache pas – comme le plus allumé des « Pierres qui roulent » voue une véritable admiration et un profond respect pour les premiers bluesmen à l’image de son idole Muddy Waters, avec qui il a d’ailleurs joué avec les Stones. Un vrai rêve éveillé pour Keith Richard ! On peut ainsi croiser le géant Howlin Wolf avec qui il finit dans une boite de nuit de Chicago, mais ne se rappelle plus du reste…, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy et Tom Waits. Que du beau monde pendant 1h et 22mn de balade sur la face B de Keith Richard ; celle du compositeur-interprète plein d’humilité et de gentillesse pour les musiciens qui l’accompagnent sur ce premier CD perso. Un film qui fait du bien pour qui a le blues à l’âme.

J.-P.T

Disponible en VOD sur MYTF1 (location 5,99€) et sur YouTube.

 GREEN BOOK de Peter Farelly (2018).

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément... On revoit les images de ce fameux "green book" ( livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme ont encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction ! Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans une cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaiterait se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité... Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995).
JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant….
J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.

 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 Le magnifique et ébouriffant 666 des Aphrodite’s childs (double 33ts - Vertigo)

JPEG - Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  Crosby, Stills, Nash & Young : 4 A Way street

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

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- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.



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