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LA PRESSE

La navigatrice Alexia Barrier qui vient de terminer son Vendée-Globe en solitaire après 111 jours de mer et la comédienne Ann-Gisel Glass qui participe comme lectrice à des lectures poétiques gratuites par téléphone 24h/24 et 7j/7 sont mes invitées d’avril.


Articles de cette Rubrique


- LA NEWSLETTER hebdomadaire

- REPORT DU 17e BLUES & POLAR AU 28 AOUT 2021

LA NEWSLETTER hebdomadaire
du jeudi 15 avril 2021
  Sommaire  

JPEG Signé Plantu


Par les mots des écrivains comprendre les bleus à l’âme de la nature humaine. Par la voix du blues, exprimer les maux enfouis en chacun de nous. Pour y découvrir – peut-être – les racines de nos émotions.
DEUX PHRASES POUR LA SEMAINE… Le paradoxe de la vie, c’est qu’il faut aller vers ce qui n’est pas soi. Le philosophe Charles Pépin.

Quand ça ne va pas dans la vie… et qu’il y a un seul poteau au milieu du désert, tu fonces directement dedans ! Florian GAZAN auteur - journaliste (pessimiste) de L’Equipe du soir (Canal 21 de la TNT).


 LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

3718 ! Le nombre de personnes qui suivent Blues & Polar sur le réseau social professionnel Linkedin


 NOS BONS TUYAUX DU CONFINEMENT

 MENUS « A EMPORTER » BONS ET PAS CHERS

* AU CAFÉ DU COURS À REILLANNE (04). JPEG – Le rendez-vous habituel des concerts du week-end, des fêtards en Haute-Provence, de la bonne bière belge ou du verre de Luberon bio au comptoir et de l’andouillette de Thoard-frites-moutarde – sans oublier le foie gras maison – propose des « plats à emporter ». Eh oui, avec le Covid19, le Café de l’ami Antoine Prohom est fermé, mais la cuisine a repris du service pour le « A emporter » car on est à Reillanne – entre Apt, Manosque et Forcalquier – où la solidarité n’est pas un vain mot. Ce n’est pas cher, c’est sain, c’est bio, rustique à souhait et délicieux. Une cuisine du monde avec cette semaine : porc frit, poulet tandoori, couscous de poisson, veau Orloff… Bon App’ !
Et toujours foie gras maison, planches de charcuteries & fromages… Commandez au 07 50 91 50 76 et emportez ! Plats de 9€ à 11€. Desserts du jour : 3,50€.


* LES CALZONES DE « O’PIZZAOIL » A MANOSQUE (04). L’ancien pizzaïolo de la pizzeria La Palice à Manosque (04) – aujourd’hui en vente – vole désormais de ses propres ailes au 12 Rue du Soubeyran à Manosque. Et il livre à domicile après 20 heures en cette période de couvre-feu. Les amateurs de calzones et de vraies pizzas napolitaines avec produits, fromages et farine bio vont y trouver leur compte. A la carte de 10# à 16€. C’est du super ! Tel 04 13 37 08 37. Visitez le site sur internet.
* PLATS GASTRONOMIQUES « A EMPORTER » DE PIERRE GREIN (*) A HYPER U MANOSQUE. Chaque jeudi, vendredi et samedi, Pierre Grein, le talentueux chef étoilé du Bistronomique à Manosque (ancien chef de la Villa Borghèse à Gréoux-les-Bains) propose des plats « à emporter » en bocaux de verre dans le hall de Hyper U. Des recettes savoureuses qu’il réalise en cuisine avec son équipe.

 L’IMAGE DE LA SEMAINE

 GLADY WEST ! Chapeau Madame GPS

JPEG Le fameux système américain Global Positioning System plus communément dénommé GPS est un outil que l’on utilise tous les jours dans notre voiture pour un déplacement inhabituel, pour un itinéraire lointain… et sur notre smartphone désormais. Cette invention qui a révolutionné les départs en vacances et rangé au fond de la boite à gants les fameuses Cartes d’itinéraires Michelin ; ce système devenu vocal également, c’est cette femme, noire, américaine, descendante d’esclave, et issue d’une famille d’agriculteurs, qui l’a créé.
Elle s’appelle Gladys West. Cette mathématicienne a été embauchée en 1956 au Naval Surface Warfare, et c’est là qu’elle a mis au point le système de données et d’analyse par satellite. Le satellite Géosat, c’est elle en 1986. Actuellement, elle vit toujours en Virginie et à son âge elle termine un doctorat. Elle vient d’être honorée cette semaine au Musée de l’armée américaine car le GPS à l’origine était à vocation militaire, comme le système internet. Longue vie Madame !


 LE KIF DE LA SEMAINE

 LA CASSETTE DE TEXAS !

JPEG Sharleen Spiteri l’âme de Texas est en couverture flamboyante, rouge et noire, entre Stendhal et Jeanne Mas, comme la couleur du groupe né en 1989 avec l’envoutant « I don’t want a lover ». « TEXAS HI » tel est le titre de ce 10 ème opus studio du groupe écossais qui doit son nom au film Paris-Texas de Fassbinder dont le guitariste Ry Cooder a signé la musique. Le CD sortira le 28 mai avec de nouvelles compositions nées pendant le confinement, travaillées via internet et une surprise. Eh oui, particularité en 2021, cet opus sort sur 3 supports : en CD, en vynile et... en cassette ! Vous qui écoutez tout en streaming, gratos en payant les artistes au kg de zique, sachez que cet objet - préhistorique aujourd’hui - nous permettait dans années 70 de rouler en 2CV, 4CV, Panhard, MG, Morgan, TR3 ou 4 (pour ceux qui avaient du fric) en écoutant les Stones, Jefferson Airplane, Otis Redding, James Brown ou Blood Sweat & Tears … à fond la caisse ! Sans oublier les enregistrements pirates repiqués sur une radio ou pendant un concert… Mais qui a un lecteur de cassette encore valide aujourd’hui ? Il va falloir retourner aux Puces ou sur les vide-greniers quand ils vont reprendre. Purée Sharleen, quel coup tu nous fais… Au fait, elle était venue aux Festives de Font-Robert à Château-Arnoux avec Texas le 15 juillet 1997. Sa grand-mère était française, et j’avais eu le plaisir de l’interviewer en français pour Le Provençal. Elle adore la France comme tous les Ecossais, notre façon de vivre, notre vin… Rien d’étonnant qu’elle ressuscite avec un brin de nostalgie au cœur, ce petit objet de plastique qui nous a tant fait rêver.
Jean-Pierre Tissier


 LE CD DU MOIS

  MARKO BALLAND & RONAN ONE MAN BAND : "BOOGIECHILLUM" C’EST LA ROUTE DU BLUES !

JPEG Il y a du blues dans tous les pays du monde, et en France, les passionnés du genre, ne manquent pas. Le duo Marseillais-Lorientais Ronan one man band & Marko Balland qui a trainé son harmo de folie de La Marque jaune à San Severino en passant par Café Bertrand et bien d’autres, vient de sortir un petit bijou de CD qui va faire du bruit du Landernau aux calanques... Plusieurs invitésamis de longue date de Marko Balland y figurent : San Severino évidemment, Stéphane Avellaneda rien d’étonnant, Mathieu Pesqué… On peut déjà les écouter sur YouTube sur le titre « Boogie chillum » qui déchire avec son rythme lancinant, puis effréné dans le style de La Grange.. On s’attend à voir arriver John Lee Hooker et les frères Gibbons des ZZ Top sur une vieille Indian pour taper le bœuf… J.-P.T

CD : 10€ + 2,50€ (frais de port). Contact : markoharp@gmail.com *Chèque à l’ordre de Balland marc, 69 Traverse du diable, Les Coteaux de Saint-Julien Bt 4. 13012 Marseille.


 L’INSOLITE DE LA SEMAINE

 LES TRAVIOLES… DE MARSEILLE

JPEG (Editions Gaussen). Les travioles, c’est ainsi qu’on désigne le cheminement piétonnier qui mène depuis la place Castellane jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde. Bien connu des habitants, cet itinéraire est jalonné d’étapes qui présentent un intérêt culturel, patrimonial et paysager. Depuis 2012, à l’initiative du Comité d’Intérêt de Quartier Haut-Breteuil Paradis Edmond Rostand Rome, il est fléché et recommandé par l’office du tourisme de Marseille. Pour prolonger cet effort de valorisation, ce guide, dû à la plume alerte et érudite de Robert Michelesi, permettra de mieux apprécier chacune des vingt étapes de cette randonnée urbaine historique à travers les ruelles discrètes et les escaliers méconnus d’un Marseille chargé d’histoire et d’anecdotes. Une belle idée de balade de proximité dans la période que nous traversons !
Sortie en librairie aujourd’hui jeudi 15 avril 2021. Tarif : 10€. 112 pages. Courriel : contact@editionsgaussen.fr


CONFINEMENT ! ON A TOUJOURS LE BLUES… OLIVIER MAUREL ET BIJAN CHEMIRANI (OPUS NÉO) EN RÉSIDENCE AU THÉATRE DURANCE DE CHATEAU-ARNOUX. - Toujours pas de concerts avec du public, et confinement dans un rayon de 10 km pour quatre semaines ! JPEG Néanmoins, la compagnie Opus Néo s’installe, avec le duo Olivier Maurel (piano) et l’ami Bijan Chemirani (zarb, oud…) au studio d’enregistrement et sur la scène du théâtre Durance pour travailler son projet de CD. Au menu ; la naissance d’un répertoire de compositions chargées des influences des musiques et rythmes traditionnels de la Méditerranée et de l’Orient, mais aussi du jazz, de la world music.. avec l’envie commune de créer des mélodies et atmosphères inscrites dans le paysage sonore contemporain, sans délaisser l’essentielle dimension acoustique. Rappelons que Bijan Chemirani est un immense joueur de zarb habitant notre région, et qu’il a accompagné Sting et Amina Alaoui dans de nombreux concerts. Une référence mondiale du genre ! Il était prévu avec sa sœur Maryam pour un concert de blues iranien en ouverture des Voix de Toutes-Aures en 2017 dans le cadre de Blues & Polar. On espère bien y parvenir un jour. Lien http://www.theatredurance.fr/opus-neo/

 ÉCOUTEZ DES CONCERTS EN STREAMING

JPEG * ARCHIE LEE HOOKER & THE COAST TO COAST BLUES BAND présentent leur nouvel album "Living in a mémory qui ort chez Dixiefrog – Pias le vendredi 16 avril. Archie Leee Hooker (neveu de John Lee Hooker) sera à Paris en promo les 15 et 16 avril. Puis en concert en streaming samedi 17 avril à 20 heures.
ALBUM EN ÉCOUTE ICI le clip "it’s a jungle " ICI
Connectez-vous : https://www.facebook.com/events/282431226601153


  COURS D’HARMONICA DIATONIQUE AVEC CLAUDE DASSE.

JPEG L’harmoniciste tout-terrain Claude Dasse - déjà venu au festival Blues & Polar avec le Mojo Trio pour un concert J-J Cale dans le jardin du Paraïs de Jean Giono - donne des cours particuliers d’harmonica diatoniques. Ces cours sont destinés autant aux débutants qu’aux joueurs confirmés. « L’apprentissage aux techniques de l’harmonica diatonique est travaillé en jouant des styles de musique qui mettent en valeur les sonorités de cet instrument, explique Claude Dasse. L’apprentissage à l’harmonica est à la portée de tout le monde et peut se passer de connaissances en solfège. On travaille d’abord sur la respiration ; qui est un incontournable souvent négligé. » * Tarif des cours : 32 € / heure en face-à- face physique dans son atelier ou 28 € / heure en distanciel par internet. Contact au 06 88 45 09 69. Vous pouvez consulter ses sites https://www.claudedasse.com/cours-dharmonica http://cours-harmonica.com


 NOTRE ALBUM COUP DE CŒUR

  TOPOGRAPHIA de ZOPPA.

JPEG Participez au crowfunfding lancé pour financer ce 1er album.
- Aux origines de ZOPPA, il y a l’Espagne pour Sylvie Paz, chanteuse et compositrice et la Grèce pour Kalliroi Raouzeou, pianiste, chanteuse et compositrice. Il y a aussi Marseille et la Méditerranée où les deux artistes ont affirmé leur talent, leur voix, leur savoir-faire, leur créativité et leur complicité. Avec ce 1er album, TOPOGRAPHIA – douze compositions originales, chantées en espagnol, portugais, grec et français – Sylvie Paz et Kalliroi Raouzeou ont construit un univers musical original où leurs voix intenses et sensuelles se mêlent, portées par les thèmes de l’exil, de la solitude, de l’amour et de l’espoir. La poésie de Neruda ou de Pessoa n’est jamais très loin dans cette subtile combinaison mélodique aux accents du jazz méditerranéen qui chahute les syncopes. Zoppa est d’ailleurs emprunté à l’expression italienne alla zoppa (à la boiteuse), en référence aux rythmes irréguliers et « bancals » qu’utilise l’aksak des Balkans, Turcs ou Bulgares. Sylvie Paz et Kalliroi Raouzeou ont aussi invité des amis musiciens de France et de Grèce à les rejoindre sur plusieurs titres.
Ainsi le batteur Cédrick Beck et le bassiste Pierre Fénichel habitués de longue date, de l’Atelier des musiques improvisées (AMI) de Château-Arnoux-Saint-Auban fondé par le multiinstrumentiste de tous les talents qu’est Alain Soler.
* Zoppa soutenu par Arts et Musiques en Provence et Sublimes portes (lien ci-contre) pour participer au crowfunding) devrait ouvrir le festival des Voix de Toutes-Aures dans le cadre du 17ème Blues & Polar le samedi 28 août à la chapelle de Toutes-Aures à Manosque.


 TV. A VOIR SUR ARTE.CONCERT

 1976. LE CONCERT HISTORIQUE DE JOHNNY CASH A LA PRISON DE NASHVILLE

- Au début des années 50, Johnny Cash effectue son service militaire en Allemagne où ill assiste à la projection d’un documentaire signé Crane Wilbur intitulé Inside the Walls of Folsom Prison. Profondément marqué par le film et le sort des détenus, il compose alors "Folsom Prison Blues". JPEG Le morceau, l’un des plus cultes dans la carrière de Johnny Cash, devient extrêmement populaire, notamment dans les centres pénitentiaires américains. Le chanteur reçoit de nombreuses lettres de détenus, qui lui demandent de venir interpréter le titre dans leur prison. Et Johnny Cash se lance, dans les années 1950 et 1960 dans une grande tournée dans les prisons du pays, débutée au pénitencier d’État de Huntsville au Texas, et qui culmina avec le fameux concert à la prison de Folsom le 13 janvier 1968. Johnny Cash s’était auparavant déjà produit dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire en 1966.
Plus qu’un simple set devant des prisonniers, ce concert d’anthologie est surtout l’occasion pour Johnny Cash de relancer sa carrière, alors sur le déclin, en raison de sa dépendance à l’alcool et aux amphétamines. Il subit alors des démêlés avec la justice et sa maison de disque, Columbia Records menace de le lâcher. Après une cure de désintoxication à l’automne 1967, l’homme en noir relance son projet d’un album live enregistré en prison. Folsom est le premier à dire oui. Johnny Cash prend alors la route vers l’établissement pénitentiaire, accompagné de son épouse June Carter, des Statler Brothers, et du chanteur Carl Perkins. La suite, on la connait. Et elle est légendaire... En 1976, l’homme en noir effectue un tour de chant mémorable devant les prisonniers du pénitencier Tennessee de Nashville. Il reprend ses plus grands succès comme « Folsom Prison Blues », « Hey Porter » ou « Wreck of the Old 97 ». La star invite également sur scène la chanteuse de rock et de country Linda Ronstadt, le guitariste de bluegrass Roy Clark ou encore l’humoriste Foster Brooks
.
A découvrir absolument ! Lien : https://www.arte.tv/fr/videos/086859-000-A/johnny-cash-behind-prison-walls/e


ON A LU

 NOTRE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE

LES VAGUES REVIENNENT TOUJOURS AU RIVAGE de Xavier-Marie BONNOT

JPEG (Editions Belfond). « Voilà un très beau livre, avec toile de fond la crise migratoire en Europe. On y découvre ses défenseurs et ceux qui la combattent à l’image de l’Extrême-Droite ; mais aussi l’histoire d’une petite Syrienne qui en étant une fille subit la « double-peine » ! Il y a bien sûr une intrigue policière, mais Xavier -Marie Bonnot nous fait très bien pénétrer et comprendre ce problème migratoire. Car même si dans la vie de tous les jours ob essaie de ne pas y penser ; là en lisant ce roman, on prend toutes ces atrocités en pleine figure. J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre et je lirai bien volontiers les autres romans de cet auteur qui est une découverte pour moi. »
Muriel Gaillard

* Retrouvez nos commentaires de lecture sur le site www.blues-et-polar.com Onglet : ON A LU.


 LES NOUVEAUTÉS DU POLAR… ET AUTRES

Parce qu’on ne lit pas forcément que des polars… à Blues & Polar.

 LE PARC À CHIENS de SOFI OKSANEN

JPEG Editions Stock. Sorti le 7 avril 2021. Collection La cosmopolite. Le résumé : Helsinki, 2016. Olenka, assise sur un banc dans un jardin public, observe un couple et leurs deux enfants en train de jouer avec leur chien. Une femme vient s’asseoir à ses côtés. Olenka sursaute : malgré les années, elle la reconnaîtrait entre mille. Après tout, Olenka n’a-t-elle pas ruiné la vie de cette femme, sa soi-disant amie ? Et cette dernière est sans doute ici pour lui rendre la pareille. Elle seule connaît la vérité sur ce qu’a fait Olenka, d’où elle vient et de qui elle se cache. Malgré tout, pendant un court instant, les voici à nouveau réunies, spectatrices impuissantes de la vie qu’elles auraient pu avoir, si elles avaient fait d’autres choix. Faisant alterner son récit entre la Finlande contemporaine et l’Ukraine aux premiers jours de la transition post-Soviétique, Sofi Oksanen raconte avec une acuité rare la trajectoire de ces deux femmes incapables de se libérer du passé. Leurs histoires d’amitié, d’amour, d’ambition et de trahison, résonnent douloureusement dans ce monde où le corps des femmes est souvent réduit à une marchandise. Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli .
Née en 1977 d’une mère estonienne et d’un père finlandais, Sofi Oksanen s’est rapidement imposée comme l’un des auteurs majeurs de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le Prix Fnac et le Prix Femina étranger. Elle est également l’auteure des Vaches de Staline (Stock, 2011), de Quand les colombes disparurent (Stock, 2013), Baby Jane (Stock, 2014) et Norma (Stock, 2017). Ses romans sont traduits dans plus de 50 langues.


 JEUX DE PEAUX de Anouk Shutterberg (Editions Plon).

JPEG Juriste de formation, Anouk Shutterberg travaille dans la communication d’entreprise. Son imaginaire en noir explore la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre pour donner vie à nos pires cauchemars. « Jeu de peaux » son premier thriller, est une plongée en enfer... Le résumé : Initié Japon à la technique du tatouage irezumi, aussi violente qu’ancestrale, le jeune peintre prodige Juliano Rizzoni a signé dix tatouages d’art sur le dos de ses amants et amantes. L’histoire prend une tournure inquiétante lorsque ces peaux tatouées sont déposées anonymement chez Sotheby’s paris pour une mise aux enchères hors normes. Une affaire sanglante qui mènera les enquêteurs – le commissaire Jourdain et l’inspectrice Bunevial – d’un bout à l’autre de la planète dans le milieu de l’Art contemporain. Tarif : 18, 90€. 365 pages. EN COURS DE LECTURE.


 LE SOLEIL ROUGE DU TSAR de Violette Cabesos

(Mon Poche).
JPEG Le résumé : Milena, petite-fille de Russes blancs, a une passion : les trésors perdus de la Russie des tsars. Alors qu’elle s’apprête à partir pour Saint-Pétersbourg où une cache datant de 1917 vient d’être découverte, elle apprend que sa maison de Nice a été saccagée. Sur les murs, d’énigmatiques vers slaves, probablement des références codées à Vladimir le Grand, fondateur de la Sainte Russie. Un siècle auparavant, Vera, ballerine du théâtre Mariinsky, est déchirée entre les faveurs d’un grand-duc, son amour pour un poète anarchiste, et un brûlant secret d’Etat dont sa famille est dépositaire.Au-delà du temps et des frontières, une mystérieuse et terrifiante malédiction semble lier ces deux femmes. Faut-il y croire ? Comment ne pas y succomber ? Au fil d’un suspense historique éblouissant d’érudition, Violette Cabesos nous plonge dans les méandres de la Russie éternelle, sur les traces des Romanov, de Raspoutine et d’obscurs espions du FSB. * 490 pages. Tarif : 9,50€. EN COURS DE LECTURE.


SNOOP BARBAREM de Pélagie Hanotte (Editions BoD. Un premier roman également pour Pélagie Hanotte.JPEG Le résumé : Une famille dans un village de province. Un récit blagueur, affligé ou poétique, qui semble se dérober à la narratrice. Une femme élevant seule des enfants adolescents, dans un quotidien plus ou moins ardu. Un monstre isolé par ses fantasmes. Entre roman psychologique et thriller, Snoop Babarem oscille entre la réalité et les rêves de l’héroïne. Jusqu’au point de non-retour où la limite entre ce qui est imaginé, et ce qui est, se fissure… EN COURS DE LECTURE * Tarif : 6,99€. Site : www.bod.fr

 FACE A LA MER IMMENSE de Lorraine Fouchet

(Editions Héloïse d’Ormesson). PNG Sortie le 1er avril 2021. Le résumé : En devenant romancière, Prune ignorait qu’elle serait aussi marieuse. Pourtant, grâce à l’un de ses livres, un couple va s’unir à Groix. Et elle est conviée à la noce. Elle qui s’était juré de ne plus jamais remettre les pieds sur l’île accepte. Il est peut-être temps de cesser de fuir. Sur place, fuir sera de toute façon impossible : une tempête retient les bateaux à quai. Les invités vont devoir se supporter plus longtemps que prévu... advienne que pourra ! Que serait un mariage sans imprévus, petites vengeances familiales et rencontres sentimentales ? Certains sont là par affection, par politesse, ou pour ne pas dormir seuls. Mais cerné par la mer immense, chacun repartira transformé. EN COURS DE LECTURE.


 TU NE SERAS PLUS MON FRÈRE de CHRISTIAN BLANCHARD

JPEG Editions Belfond. Le résumé. – 2011, Syrie. Kasswara et Kamar, deux frères franco-syriens auparavant très unis, découvrent que l’amour fraternel n’est parfois pas assez fort. Quand le printemps arabe éclate, leurs divergences prennent le dessus. L’un rejoint la rébellion, l’autre demeure un fervent défenseur du régime de Bachar el-Assad. Il n’y a plus de frères maintenant mais deux camps.Tu ne seras plus mon frère mais un ennemi à éliminer.
- 2019, France. Florence Dutertre, assistante sociale, supervise le retour des « lionceaux du califat ». Ces enfants de djihadistes français ont grandi dans des camps syriens sous le commandement de Daech.
Bombes à retardement ou jeunes innocents ? La question ne semble pas se poser pour le sniper qui les exécute un par un à leur arrivée sur le territoire. Terriblement choquée, Florence est pourtant prête à tout pour sauver ces enfants auxquels on a appris à compter avec des grenades… Roman sombre et engagé, Tu ne seras plus mon frère nous plonge dans une Syrie déchirée où les liens du sang définissent les cibles à abattre et décrit, avec la puissance de son intrigue, l’impossible retour des enfants de combattants. EN COURS DE LECTURE


  L’INCONNU DE LA POSTE de Florence Aubenas

(Editions de l’Olivier) JPEG La journaliste grand reporter au Monde revient sur l’assassinat d’une postière et l’accusation de Gérald Thomassin, un acteur vivant comme un marginal. Une histoire vraie, palpitante qui se lit comme un polar.
« La première fois que j’ai entendu parler de Thomassin, c’était par une directrice de casting avec qui il avait travaillé à ses débuts d’acteur, explique Florence Aubenas. Elle m’avait montré quelques-unes des lettres qu’il lui avait envoyées de prison. Quand il a été libéré, je suis allée le voir. Routard immobile, Thomassin n’aime pas bouger hors de ses bases. Il faut se déplacer. Je lui ai précisé que je n’écrivais pas sa biographie, mais un livre sur l’assassinat d’une femme dans un village de montagne, affaire dans laquelle il était impliqué. Mon travail consistait à le rencontrer, lui comme tous ceux qui accepteraient de me voir. »
- Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait.
Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin. * Florence Aubenas est grand reporter au journal Le Monde. Elle a notamment publié La Méprise : l’affaire d’Outreau (Seuil, 2005) et Le Quai de Ouistreham (L’Olivier, 2010), qui a connu un immense succès et redéfini la notion de journalisme d’immersion.


 MIROIR DE NOS PEINES de Pierre Lemaître.

JPEG Sortie mercredi 3 mars 2021. Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire, où la France tout entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches... Et quelques hommes de bonne volonté. Il fallait toute la verve et la générosité d’un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d’un peuple broyé par les circonstances. Puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique...


 LES ENFANTS SONT ROIS de Delphine de Vigan

JPEG Collection Blanche, Gallimard. Le résumé : « La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s’étonna de l’autorité qui émanait d’une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l’obscurité. “ On dirait une enfant ”, pensa la première, “elle ressemble à une poupée”, songea la seconde. Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire. » À travers l’histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d’une époque où l’on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s’expose et se vend, jusqu’au bonheur familial. Mais qui sont ces « enfants rois » ? Kimmy et Sammy sont ce qu’on appelle des enfants influenceurs. Respectivement âgés de six et huit ans dans la partie centrale du roman, ils sont les héros d’une chaîne YouTube gérée par leurs parents depuis qu’ils sont tout petits. D’abord centrée sur le déballage de cadeaux et la consommation de produits divers, cette activité est devenue une sorte de téléréalité domestique mettant en scène leur vie quotidienne.
* Ce phénomène nord-américain, arrivé en France vers 2014, passe inaperçu au point que Clara, pourtant policière, évoque « un monde dont l’existence nous échappe ». Sortie le 04 mars 2021.


 L’ARCHIPEL DES LARMES (Livre de poche)

Le résumé. PNG Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort. Dans les années quatre-vingt, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface. Britt-Marie, Hanne, Malin... À chaque époque, une policière se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices. L’Archipel des lärmes, magistralement construit, nous fait traverser les décennies suédoises en compagnie de femmes hors du commun, avides de justice, et déterminées à arrêter ce monstre.
* Prix du meilleur polar suédois 2019. Traduit du suédois par Anna Postel.


IL Y A 90 ANS… SIMENON S’EN ALLAIT. Monsieur Gallet décédé. (Livre de Poche). JPEG Le résumé. La toute première prise de contact entre le commissaire Maigret et la mort, avec qui il allait vivre des semaines durant dans la plus déroutante des intimités, eut lieu le 27 juin 1930 en des circonstances à la fois banales, pénibles et inoubliables. Inoubliables surtout parce que, depuis une semaine, la Police Judiciaire recevait note sur note annonçant le passage à Paris du roi d’Espagne pour le 27 et rappelant les mesures à prendre en pareil cas. Or, le directeur de la P.J. était à Prague, où il assistait à un congrès de police scientifique. Le sous-directeur avait été appelé dans sa villa de la côte normande par la maladie d’un de ses gosses. Maigret était le plus ancien des commissaires et devait s’occuper de tout, par une chaleur suffocante, avec des effectifs que les vacances réduisaient au strict minimum. Ce fut encore le 27 juin au petit jour qu’on découvrit, rue Picpus, une mercière assassinée. Bref, à neuf heures du matin, tous les inspecteurs disponibles étaient partis pour la gare du Bois-de-Boulogne, où on attendait le souverain espagnol. Maigret avait fait ouvrir portes et fenêtres et, sous l’action des courants d’air, les portes claquaient, les papiers s’envolaient des tables. A neuf heures et quelques minutes arrivait un télégramme de Nevers : Emile Gallet, voyageur de commerce, domicilié à Saint-Fargeau, Seine-et-Marne, assassiné nuit du 25 au 26, Hôtel de la Loire à Sancerre. Nombreux détails étranges. Prière prévenir famille pour reconnaissance cadavre. Si possible envoyer inspecteur de Paris.

 LA FACE NORD DU CŒUR de Dolores REDONDO

. Collection Série Noire, Gallimard. JPEG - Le résumé : Amaia Salazar, détachée de la Police forale de Navarre, suit une formation de profileuse au siège du FBI dans le cadre d’un échange avec Europol. L’intuition singulière et la perspicacité dont elle fait preuve conduisent l’agent Dupree à l’intégrer à son équipe, lancée sur les traces d’un tueur en série recherché pour plusieurs meurtres de familles entières. Alors que l’ouragan Katrina dévaste le sud des États-Unis, l’étau se resserre autour de celui qu’ils ont surnommé le Compositeur. La Nouvelle-Orléans, dévastée et engloutie par les eaux, est un cadre idéal pour ce tueur insaisissable qui frappe toujours à la faveur de grandes catastrophes naturelles. L’association du réalisme cru de scènes apocalyptiques en Louisiane, de rituels vaudous des bayous et de souvenirs terrifiants de l’enfance basque d’Amaia constitue un mélange ensorcelant et d’une rare puissance romanesque. 688 pages. Tarif : 20€.



 LECTURES SONORES ET GRATUITES SUR S.V.P. 03 74 09 84 24

Samedi dernier, en ce printemps des poètes, la Cie Home théâtre de Lille a relancé Le Serveur Vocal Poétique (S.V.P.) qu’elle a créé. Ce dispositif digital permet d’écouter gratuitement des poèmes depuis un téléphone. Le NOUVEAU S.V.P. renait donc au printemps ! Avec de nouveaux poèmes, une nouvelle identité visuelle et un nouveau numéro de téléphone. Et toujours la même intention : donner à entendre de la poésie d’aujourd’hui par un moyen simple et gratuit pour rendre la poésie accessible au plus grand nombre. Pour ce retour en force, 30 poètes et poétesses ont rejoint ce projet et offrent un poème, lus soit par les auteurs eux-mêmes, mais aussi des comédiens et comédiennes.
Appelez le 03 74 09 84 24 et laissez-vous guider pour écouter un ou plusieurs poèmes. Service gratuit : 24h/24 et 7j/7. Courrriel : info@hometheatre.fr Site : www.hometheatre.fr/sv


 L’ALBUM POSTHUME DE GARY MOORE

Un album de huit titres blues inédits grand guitariste Gary Moore est prévu pour le 30 avril chez Provogue Records.
JPEG Après des débuts hard-rock, Gary Moore avait dédié toute la fin de sa carrière au blues. Ce disque contient avant tout des reprises, de Freddie King (I’m Tore Down), Memphis Slim (Steppin’ Out), Elmore James (Done Somebody Wrong), BB King (How Blue Can You Get)… mais aussi une composition originale, In My Dreams, qui rappelle instantanément l’esprit de Parisienne Walkways ou Still got the blues.
L’album sera disponible en format CD, en édition de luxe limitée, avec 4 médiators, deux sous-verres, une carte postale et un sticker, mais aussi en version standard et en vinyle bleu.


ET TOUJOURS SUR ARTE CONCERT

  BETH HART CHAVIRE L’OLYMPIA

- ARTE CONCERT nous propose vraiment, en cette nouvelle période de confinement et de couvre-feu dès 19 heures, des moments de joie et de plaisir avec des concerts captés dans les nombreux festivals organisés en France. JPEG Cette semaine : la chanteuse californienne Beth Hart lors de son concert à Paris à l’Olympia en début 2020. Terrible et empreint d’émotion ; car Beth hart c’est une voix, du coffre, un physique généreux et un passé pas toujours rode.JPEG A découvrir absolument ! Cliquez sur https://www.arte.tv/fr/videos/102497-000-A/beth-hart-paris-olympia-2020/


 BLUES-ROCK

 LANVIN PÈRE ET FILS « APPEL A L’AIDE » CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

- Lundi 8 mars, pour la Journée internationale des Droits des femmes, le comédien Gérard Lanvin et son fils Manu – ancien invité du festival Blues & Polar 2015 à Manosque, en duo avec Neal Black – JPEG ont fait découvrir au public de « C’à vous », l’émission quotidienne de 19 heures avec Elisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Marion Ruggieri, Emilie Tran N’Guyen et Pierre Lescure sur France 5, un morceau country-rock avec violons et trompettes mariachi, baptisée Appel à l’aide . Cette chanson originale a été composée par Manu Lanvin, et tous deux – père et fils - en reverseront les bénéfices à l’Union nationale des familles victimes de féminicides. Appel à l’aide est le premier extrait de l’album Ici-bas écrit et chanté par le père, mais composé et réalisé par le fils, qui paraîtra le 21 mai sur son label, Gel Production. Ce texte est - comme une sinistre prémonition - le premier écrit par Gérard Lanvin, lors du premier confinement. « Cet album est un véritable constat social, a-t-il expliqué. Et les violences faites aux femmes en font malheureusement partie. » Gérard Lanvin a ensuite rappelé avec beaucoup d’émotion le lien affectif extrêmement fort qui le liait au comédien Jean-Louis Trintignant, à sa femme Nadine et à sa fille Marie, morte le 1er août 2003, sous l’avalanche des coups portés par son compagnon, Bertrand Cantat leader-chanteur du groupe rock Noir Désir.
Un Gérard Lanvin qui n’oubliera, ni ne pardonnera jamais, cet acte odieux d’une violence inouïe. Blues & Polar - qui avait projeté une lecture de Giono par Jean-Louis Trintignant dans le jardin du Paraïs et qui pourtant appréciait énormément Noir Désir – non plus ! Appel à l’aide est le premier acte de cette mobilisation contre les violences faites aux femmes. C’est aussi cela la parole du blues ; raconter les choses de la vie, belles ou tristes, mais avant tout : alerter ! Car le Blues est - et demeure – la musique de toutes les émotions.

J.-P.T ​

TROIS CONCERTS À NE PAS RATER

  “LIVE AT KNEBWORTH ’76” AVEC LYNYRD SKYNYRD.

JPEG - Plus de 40 ans après sa création, le groupe américain Lynyrd Skynyrd, icône du rock sudiste, perpétue son héritage avec plus de 30 millions de disques vendus dans le monde à ce jour ; malgré le tragique accident d’avion qui a décimé le groupe en 1977 tuant le chanteur et trois autres membres du groupe dans la catastrophe, ainsi que l’équipage. Le concert historique de Lynyrd Skynyrd au festival de Knebworth en Angleterre le 21 août 1976, devant 150.000 spectateurs, avec Ronnie Van Zant, Gary Rossington, Allen Collins, Steve Gaines, Leon Wilkeson, Artimus Pyle, Billy Powell & The Honkettes, sera disponible le 9 avril en double vinyle + dvd (édition limitée), en cd + dvd, en cd + blu-ray, et en digital. « Live At Knebworth ’76 » retranscrit le concert dans sa pureté et son intégralité avec des hymnes rock qui s’enchainent, comme Sweet Home Alabama, Gimme Three Steps, et Free Bird. En bonus, le Blu-ray propose le documentaire complet If I Leave Here Tomorrow et A Film About Lynyrd Skynyrd film initialement sorti en 2018 et qui explore la musique et l’histoire du groupe. A retenir d’ores et déjà.


 SARAH MCCOY EN CONCERTS VOLANTS SUR ARTE-CONCERT

- C’est une diva, une présence et une Voix ! Sarah Mac Coy sur scène, ça tient presque d’une apparition née du film génial d’Albert Dupontel « Au revoir là-haut » tiré du roman de Pierre Lemaitre, tant son goût pour les masques étranges la transforme en personnage de théâtre balinais… Arte-Concert propose 12 minutes de son concert capté le 1er avril 2019 à l’Institut du monde arabe à Paris. JPEG C’est à découvrir absolument. Car Sarah Mac Coy ne vit pas le blues ; elle le vit ! Nina Simone, Nina Hagen, Janis Joplin et Billie Holiday semblent sortir de ses tripes avec la rage qui les habitaient toutes. Son répertoire est né dans les pianos-bars des Etats-Unis quand elle errait sans but. A ne pas rater quand les concerts et tournées reprendront.

J.-P.T ​

https://www.arte.tv/fr/videos/089168-000-A/sarah-mccoy-en-concerts-volants/
Disponible jusqu’au 24 avril 2021 sur Arte Concert.



LITTÉRATURE

 À REDÉCOUVRIR...

 ROMAIN GARY Les cerfs-volants

JPEG - Les cerfs-volants est le dernier roman signé Romain Gary. Il est paru début 1980… et le 2 décembre 1980, Romain Gary mettait fin à ses jours, au terme d’une existence de 66 ans. Ce roman est un très bel hommage à la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est dédié « A la mémoire ».
- Romain Gary avait initialement prévu de rédiger un opuscule en hommage aux membres de l’Ordre de la Libération fondé par le Général de Gaulle au début de la Seconde Guerre Mondiale pour distinguer et honorer les premiers combattants de la France Libre, qui l’avaient rejoint à Londres. Romain Gary lui-même a été un des premiers à rejoindre De Gaulle. Il a combattu dans les forces aériennes de la France Libre et été fait Compagnon de la Libération en 1944. Gary a renoncé à ce projet d’opuscule dédié à ses compagnons d’armes et a rédigé à la place « Les cerfs-volants ». Mais pour bien comprendre le sens profond de cette œuvre, il faut d’abord rappeler les éléments essentiels de la vie de Romain Gary.
Romain Gary est né à Vilnius en mai 1914. Vilnius est aujourd’hui la capitale de la Lituanie mais à la naissance de l’écrivain, Vilnius ou plutôt Wilno faisait partie de l’empire russe. Né russe, Romain Gary sera naturalisé Français en 1935 à l’âge de 21 ans. Il fait donc partie de ces nombreux Français d’origine étrangère et qui ont tant fait pour la France. Romain Gary est un pseudonyme que l’auteur a adopté pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est né Roman Kacew, au sein d’une famille juive.
La communauté juive était très importante à Vilnius avant la Seconde Guerre Mondiale. Le petit Roman et sa mère Mina, séparée de son mari, quittent Vilnius après la révolution soviétique et se fixent temporairement en Pologne. Ils se sont installés ensuite en France à Nice en 1928. Roman est élève du Lycée Masséna à Nice. Il entreprend des études de droit à Aix-en-Provence puis à Paris. Après ses études supérieures, Roman s’engage dans l’armée de l’Air où il sera instructeur. A partir de là, le futur Romain Gary va connaitre une multiplicité de vies. Aviateur et résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, il sera, une fois la paix retrouvée, écrivain, diplomate, journaliste (notamment pour Time), cinéaste, et toujours grand voyageur, curieux du monde, polyglotte.
Les cerfs-volants constituent donc le point d’aboutissement de la part la plus optimiste, la plus solaire, de la vie et de la pensée de Romain Gary – ici photographié par le grand photographe de mode Jean-Loup Sieff - car il y a des œuvres bien plus sombres de Gary, qui expriment le doute, la tourmente, la peur. Mais Les cerfs-volants appartiennent au monde de la paix, de la consolation, de l’espérance. Avec ce roman, Gary, cet optimiste désespéré, offre au monde le meilleur de lui-même.
C’est donc cet homme aux vies, aux identités et aux aventures multiples qui publie en 1980, à quelques mois de sa mort, Les cerfs-volants.
Le narrateur en est Ludo, orphelin élevé par son oncle Ambroise Fleury, facteur rural et fabricant de magnifiques cerfs-volants, à l’effigie des grandes figures françaises, Montaigne, Hugo, Jaurès, Rousseau, etc. Les paysans normands le surnomment « le facteur timbré ». Quant à lui, Ludo est comme tous les Fleury, hypermnésique. Il n’oublie rien !Le roman décrit l’amour fou que Ludo porte à Lila Bronika, une jeune fille polonaise, depuis ses 10 ans. Ce conte d’amour se déploie dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale et de ses drames. L’oncle Ambroise est déporté à Buchenwald mais revient à la fin du roman avec dans ses mains le cerf-volant De Gaulle. Ce qui frappe d’abord dans ce roman de fin de vie est son caractère apaisé. Les cerfs- volants symbolisent l’audace, la liberté et la poésie.
Le roman est une œuvre cristalline alors que l’auteur a connu au cours de son existence mouvementée tant d’épreuves et de douleurs et qu’il est en proie les dernières années de sa vie à beau- coup de tourments et d’angoisses,
Je conclus cette présentation en soulignant le caractère très original et très émouvant de la conclusion du roman. Gary y rend un dernier hommage aux Cévenols qui en Haute-Loire ont sauvé des enfants juifs de la barbarie nazie. Laissez-moi vous relire cette conclusion lumineuse : « Je termine enfin ce récit en écrivant les noms du pasteur André Trocmé et celui de Le Chambon-sur-Lignon, car on ne saurait mieux dire ». Jean-Charles Bou


 LA FLÈCHE D’OR de Joseph Conrad.

Réédition aux éditions Gaussen avec la sortie d’une nouvelle édition annotée par Georges Reynaud du Comité du Vieux Marseille. Il s’agit du roman dans lequel le grand écrivain Joseph Conrad revient sur sa jeunesse marseillaise. L’éditeur David Gaussen y a ajouté les autres écrits de l’auteur sur Marseille. Sorti le 21 janvier 2021. En cours de lecture.
Le résumé : Dans ce roman, l’un des derniers qu’il ait écrits, Joseph Conrad s’inspire de l’époque où, jeune homme, il était venu à Marseille depuis Cracovie pour apprendre le métier de marin dans les années 1870. Comme Conrad lui-même, Monsieur Georges, jeune étranger fraîchement arrivé à Marseille, fréquente l’aristocratie et la bohème locales, et (c’est le seul élément autobiographique du roman) il est enrôlé dans un trafic d’armes en faveur des partisans de Don Carlos d’Espagne en lutte contre la Première République espagnole. M. Georges croise Rita de Lastaola, aventurière née dans les montagnes du pays basque espagnol élevée dans un milieu populaire et royaliste. Gardeuse de chèvre, elle a ensuite été la maîtresse d’un riche peintre et collectionneur dont elle hérité à sa mort d’une maison à Marseille, et d’une fortune mise au service du prétendant au trône d’Espagne.
La présente édition contient également deux autres textes en rapport avec le passage de Conrad à Marseille ; un extrait de ses Souvenirs ainsi qu’un texte de jeunesse « Le Tremolino », paru aux éditions Le Miroir de la mer. Une première ébauche de ce qui sera La Flèche d’or.
* Georges Reynaud, auteur d’une étude sur Joseph Conrad à Marseille (Comité du vieux Marseille, 2021) a annoté ces textes.
* Joseph Conrad, est né le 3 décembre 1857 à Berditchev, (Ukraine) et mort le 3 août 1924 dans le Kent. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans. Éditions Gaussen Le Cardinal SARL 6, rue Crinas prolongée. 13007 Marseille. Contact : 06 99 56 47 97. Site : www.editionsgaussen.com


LES NOUVEAUTÉS

 PINK FLOYD

  RÉÉDITION DE DELICATE SOUND OF THUNDER (1988)

Warner Music annonce la sortie ce 20 novembre de Delicate sound of thunder (film et l’album live) nommés aux Grammy awards. Il sera disponible en blu-ray, dvd, triple-vinyle, double-cd, édition de luxe et remixé en surround 5.
Disponible en nombreux formats, la réédition de Delicate Sound Of Thunder capture le groupe à son sommet. En complément de l’incontournable album live et de sa captation (restaurée et remontée à partir des films 35mm d’origine et remixée en surround 5.1) présente dans le coffret The Later Years, toutes les éditions comprennent un livret photo de 24 pages. L’édition 4 disques propose un livret photo de 40 pages, l’affiche de la tournée et des cartes postales. Le coffret triple-vinyle 180-grammes contient 9 titres absents de l’album original paru en 1988, tandis que l’édition 2-CD contient 8 titres de plus que l’édition originale.
Pink Floyd a effectué un retour triomphal en 1987. La légendaire formation britannique formée en 1967 venait de perdre deux de ses membres fondateurs : le claviériste/chanteur Richard Wright, qui avait quitté le groupe pendant les séances d’enregistrement de The Wall en 1979, et le bassiste et parolier Roger Waters, qui était parti pour démarrer une carrière solo en 1985, peu de temps après la sortie de The Final Cut, en 1983.
Le guitariste/chanteur David Gilmour et le batteur Nick Mason ont relevé le défi avec l’enregistrement de l’album multi-platine A Momentary Lapse Of Reason, qui avait également vu le retour de Richard Wright.
Sorti en septembre 1987, A Momentary Lapse Of Reason a été rapidement salué par les fans du monde entier qui se sont précipités pour assister à la tournée qui avait démarré quelques jours après la parution de l’album. Cette tournée avait accueilli plus de quatre millions de fans à travers le monde pendant plus de deux ans, un record et une célébration du talent et de l’intérêt sans bornes voué à Pink Floyd.
Originellement filmée par Wayne Isham en août 1988 au Nassau Coliseum de Long Island, (visible sur Arte concert) l’édition 2020 de Delicate Sound Of Thunder puise ses sources dans plus de 100 bobines de négatifs 35mm originaux soigneusement restaurés et transférés en 4K, puis intégralement remontés par Benny Trickett, à partir des images restaurées sous la direction artistique d’Aubrey Powell/Hipgnosis. Le son a également été remixé à partir des bandes multipistes d’origine par Andy Jackson, l’ingénieur du son de longue date de Pink Floyd, avec le concours de Damon Iddins. Pink Floyd lors de cette tournée avait à ses côtés : Jon Carin (claviers, chant), Tim Renwick (guitare, chant), Guy Pratt (basse, chant), Gary Wallis (percussions), Scott Page (saxophone, guitare), Margret Taylor (chœurs), Rachel Fury (chœurs) et Durga McBroom (chœurs).
La set list mêle avec soin les nouveaux titres et les classiques de Pink Floyd, parmi lesquels des extraits de The Dark Side Of The Moon (Time, On The Run, The Great Gig In The Sky et Us And Them), la chanson-titre de Wish You Were Here, Comfortably Numb et un cathartique Run Like Hell tirés de The Wall. L’édition 2-CD comprend tous les titres de A Momentary Lapse Of Reason dont le puissant Learning To Fly, le lyrique On The Turning Away et le fascinant Sorrow.
Témoignage au sommet de la puissance créative de David Gilmour, Nick Mason et Richard Wright, Delicate Sound of Thunder de Pink Floyd est une expérience riche et galvanisante pour tous les fans de rock.
Official Website : https://www.pinkfloyd.com/


  SUR NETFLIX

 REMASTERED : THE TWO KILLINGS OF SAM COOKE.

Ce documentaire (1h 14) réalisé en 2019 par Kelly Duane retrace la courte vie du chanteur noir Sam Cooke assassiné mystérieusement à 33 ans
JPEG Adulé dans les années 50-60 autant par les noirs que par les blancs, il a été - 20 - ans avant Mickaël Jackson - la première star noire-américaine. Mais la ségrégation régnait toujours ! « Les publics étaient séparés dans les concerts comme le rappellent Quincy Jones, Dionne Warwick et Smokey Robinson dans le film. Noirs en haut entassés au balcon, et les blancs assis devant la scène ». Ses prises de position sans concession en faveur de la lutte pour les Droits civiques des « colored », sa proximité avec Malcom X fondateur des Black Panthers, avec le champion du monde de boxe Mohamed Ali et le pasteur Martin Luther King, son admiration pour les textes de Bob Dylan et Joan Baez, et son passage au Ed Sullivan show sur la télé des blancs, lui coûteront d’être surveillé par le FBI et d’être dans le viseur du Ku Kux Klan. Sa mort, le 11 décembre 1964 assassiné dans un motel de Los Angelès reste une énigme, tant la version des faits – tué par une prostituée qu’il aurait tenté de violer alors qu’il avait toutes les femmes à ses pieds - ressemble à un véritable traquenard monté de toutes pièces. Personne n’ayant entendu le ou les coups de feu et les douilles retrouvées ne correspondant pas au revolver en cause…
Première star noire-américaine - vingt ans avant Mickaël Jackson – le crooner formé au gospel qui venait de découvrir et aimer le rock’n’roll d’Elvis et des Rolling Stones est mort assassiné, comme Malcom X en 1965 et Martin Luther King en 1968. Et à l’instar d’Otis Redding décédé tragiquement dans un accident d’avion le 10 décembre 1967, dont la chanson Dock of the bay est sortie peu après sa mort, le dernier disque de Sam Cooke A change is gonna come est sorti dix jours plus tard et a connu un succès sans précédent. Comme un cri, ce 45 tours était annonciateur d’un mouvement en marche qui a généré en 1964 les émeutes de Watts,, et qui se poursuit encore aujourd’hui avec le slogan Black lives matter né spontanément avec le meurtre de Georges Floyd cette année par un policier arrogant et ignoble digne du Ku Kux Klan.
Les premières paroles de A change is gonna come (Un changement va arriver) en attestent :
Eh bien, il fait sombre dans la ville Well, it’s dark in the city J’ai perdu ma fierté I’ve lost my pride Les lumières dans les rues cachent les étoiles à mes yeux The lights in the streets hide the stars from my eyes Ça a été très long à venir It’s been a long, long time coming Mais je sais que le changement va arriver But I know that change is gonna come Et c’est trop dur de vivre And it’s too hard living Mais j’ai peur de mourir But I’m afraid to die Parce que je ne sais pas ce qu’il y a là-haut Cause I don’t know what’s up there Juste au-delà du ciel Just beyond the sky.
Un film très instructif qui rafraichit la mémoire de certains ayant oublié le statut de la population noire, bien après la fin de la ségrégation. Les témoignages de Dionne Warwick et Quincy Jones sont particulièrement émouvants, à nous filer la nausée.

Jean-Pierre Tissier

ALBUMS

 ROSAWAY, C’EST POP ON THE WAY !

JPEG - Le duo musical improbable (flûte traversière et batterie) composé de Rachel Ombredane et Stéphane Avellaneda vient de sortir son nouvel EP de 5 titres avec de supers invités : Adam Ahuja (Orgue Hammond et synthétiseurs ) qui a joué avec Robert Randolph, Ana Popovic… ; Joey Peebles (Trombone Shorty), Rob Lee (Mike Zito) et Doug Belote (Derek Trucks et Robben Ford) sur le morceau Mama used to Say. De cette union franco-américaine est née une pop métissée, nerveuse, résolument contemporaine, chantée en anglais par la voix aérienne, aux accents soul et gospel de Rachel Ombredane. Une artiste au destin singulier. En effet, après des études en flûte traversière et un cursus de chant lyrique, Rachel a eu envie d’explorer d’autres horizons musicaux qui l’ont projetée sur la scène du Zénith et des plateaux de télévision en qualité de choriste de Ed Sheeran, Jain, ou Brocken Back… Le batteur Stef Avellaneda a fait ses premiers roulements et frappes au sein du Mercy Blues band - le groupe de son père Jean-Paul Avellaneda, ancien guitariste de Luther Allison - avant de rejoindre sur scène l’explosive guitariste Serbe Ana Popovic. Devenu son batteur officiel, il a sillonné les routes, joué dans une trentaine de pays, et partagé la scène avec de grands musiciens (Jonny Lang, BB King, Keb Mo, Buddy Guy…). En 2015, les Drummies Awards le classent dans le Top 5 des batteurs mondiaux (catégorie blues). Stef que l’on a connu gamin sur scène aux côtés de Jean-Paul son père, a joué à plusieurs reprises au festival Blues & Polar ainsi que Rachel venue sur scène pour un morceau avec Mercy, lors du Blues & Polar 2016 au parc de la Rochette. Son talent n’a d’égal que sa gentillesse et sa modestie. Il a également joué avec Jean-Baptiste Guégan (FR), Ben Poole (UK), Carlos Johnson (USA), Robyn Bennett (USA-FR), et Billy C Farlow. * Le clip de Rosaway On Your Way Up a été tourné en Haute-Provence : https://www.youtube.com/watch?v=exDbkm1M9Gk&ab_channel=RoSaWayMusic
Liens : https://ropeadope.lnk.to/DREAMER


  LE 8 DE THE INSPECTOR CLOUZO

- Laurent Lacrouts et Mathieu Jourdain, les deux rock-farmers landais du groupe The Inspector Cluzo, vient de sortir leur huitième album, The Organic farmers season- Unplugged live … au marché de Mont-de-Marsan ! En effet, ces bluesmen pas comme les autres creusent leur sillon tout en conservant leur statut d’agriculteur. Ainsi, comme le souligne nos confrères de Sud-Ouest à côté de leurs boîtes de foie gras, confits d’oie et autres rillettes, ils proposaient le pack de leurs huit albums, sur cd ou vinyle.
The Organic farmers season est un album acoustique enregistré au Théâtre de Gascogne, au Biarritz Casino Barrière et au Krakatoa de Bordeaux. Il a été mixé par l’Américain Vance Powell. Il s’agit de l’enregistrement de la tournée acoustique de février 2020 effectuée , avec les musiciens américains du Tennessee, Eleonore Denig (violon), Melodie Chase (violoncelle), et Eric Montgomery (piano). Il est en vente sur les plateformes et en CD ou triple vinyle), sur la boutique en ligne du groupe…. ou au Vynil Café à Mont-de-Marsan !


 LE RETOUR DE GANAFOUL

Jack Bon et son groupe avaient clôturé le festival Blues & Polar 2017 à Manosque. Avec ce disque vinyle inédit, le groupe de rock originaire de Givors au sud-ouest de Lyon revient avec dix titres enregistrés… il y a 45 ans ! C’est l’histoire d’un retour inespéré. Le groupe Ganafoul, fondé dans les années 70 dans la région lyonnaise, revient sur le devant de la scène avec un album inédit. Dix chansons enregistrées à leurs débuts en 1975, qui ont été retrouvées et dépoussiérées, pour ressortir début septembre. Il s’agit d’un come-back inattendu pour ce groupe qui a connu son heure de gloire dans la deuxième moitié des seventies et qui s’est replongé dans ses archives. Ganafoul, c’est l’histoire de cinq copains, avec Jean-Yves Astier au chant, les guitaristes Edouard Gonzalès et Jack Bon, Yves Rothacher à la batterie et le regretté bassiste Philippe Veau, décédé en 1982 dans un accident de voiture.
Ce disque inédit lui est d’ailleurs dédié. Des riffs doublés, des solos harmonisés, des questions-réponses... tout le vocabulaire de la guitare rock seventies est là. Du "sider rock", c’est ainsi que le groupe qualifie son style musical singulier. "Sider" vient de sidérurgie, et le nom du groupe "Ganafoul" signifie "comme un fou" en argot givordin. c’est en formule "power trio" que Ganafoul va connaître le succès. Jack Bon prend le chant principal, écrit et compose les morceaux, en anglais cette fois. Un blues-rock endiablé bien ancré dans son époque, et inspiré des grands groupes anglophones : de Led Zeppelin à ZZ top, en passant par Status Quo ou AC/DC.... dont ils assureront les premières parties.
Jean François Convert (France Culture)
* Ce disque est disponible en commande directe au label Simplex Records (contact : simplexrecords@orange.fr )


  CINÉ-TÉLÉ : LA BIBLIOTHÈQUE MUSICALE

 TV. REPLAY SUR ARTE CONCERTS

 L’ÉTONNANTE ÉPOPÉE DE LAUREL CANYON foyer créatif du rock made in USA…

La chaine culturelle franco-allemande Arte présente un brillant portrait du quartier de Los Angeles investi par la scène folk-rock, dont The Doors et Zappa, de 1965 à 1975. Deux épisodes de 78 mn disponibles jusqu’au 11 novembre 2020. Entre Sunset Boulevard et Mulholland Drive, Laurel Canyon est un quartier formé de cottages dans les collines luxuriantes typiques de Hollywood. À partir de 1965, Frank Zappa ayant montré la voie, une communauté de musiciens s’y installa progressivement, à une époque où le folk devenait électrifié sous l’influence des Beatles. Les groupes se nommaient The Byrds, The Doors ou The Monkees, ils associaient hommes et femmes (The Mamas and the Papas), Noirs et Blancs (Love). Ils jouaient au Troubadour et au Whisky a Go Go, en faisant le bœuf avec Jim Morrison et Manzarek des Doors, prônaient l’amour et pas la guerre, batifolaient nus autour des piscines, désinhibaient leur créativité en consommant joints et autres acides. Joni Mitchell déclenchait des passions et de nouveaux groupes naissaient de collaborations entre des voisins aussi talentueux que David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young. La réalisatrice Alison Ellwood réussit chaque parti-pris, tandis que deux photographes de l’époque et leurs clichés (Nurit Wilde et Henry Diltz) sont au cœur de ce documentaire passionnant et en deux épisodes. Fans des « Seventies », vous serez gâtés car on y retrouve des documents pris sur le vif de l’époque par les témoins photographes qu’ont été Nurit et Henry. On leur doit beaucoup… Laurel Canyon fut une bulle qui a fini par exploser au matin des années 1970….

J.-P.T


  PINK FLOYD AU NASSAU COLISEUM DE NEW YORK (1988)

- Quel beau cadeau nous a fait Arte cette semaine en diffusant le premier concert de l’ère Pink Floyd sans Roger Waters, mais avec David Gilmour, Nick Mason et Richard Whright et un trio de choristes aux voix d’enfer. Un concert entièrement bleuté coïncidant avec la sortie du double album Delicate sound of thunder . Un moment historique car en 1988, les smartphones n’existaient pas, et c’est la télévision exclusivement avec 27 caméras qui a fixé ces deux heures vibrantes pour l’éternité. A voir et revoir sans modération !

J.-P.T

 SUR NETFLIX.

BOB DYLAN "Rolling thunder revue" de Martin Scorsese.
JPEG En véritable alchimiste, Martin Scorsese mélange les mythes et la réalité pour évoquer la tournée Rolling Thunder Revue de Bob Dylan, dans une Amérique alors en pleine en mutation en 1975. Ce documentaire de 2h 22 mn est sorti en juin 2019.

  LE GRATEFUL DEAD ET JERRY GARCIA.

The Other one : the long strange trip of Bob Weir. (1 h 24). Découvrez l’histoire de Bob Weir, de son amitié profonde avec Jerry Garcia et de son succès comme membre du Grateful Dead. Un des groupes les plus influents de tous les temps bien que moins populaire aujourd’hui que les Stones, les Beatles, les Doors voire les Kinks dont les morceaux illustrent de nombreuses pubs, souvent automobiles. Pourtant, le Grateful dead a marqué les années psychédéliques que furent la fin des années 60 avec une incursion dans les années 70. C’était l’époque des soirées sous alcool, sous acid, sous LSD, sous héroïne… et il y a eu beaucoup de morts dans les rangs des musiciens rock de l’époque et chez les fans également. Janis Joplin morte à 27 ans, a souvent chanté avec eux, et il existe quelques CD où elle apparait pour quelques titres. Netflix propose un documentaire très intéressant à découvrir pour ceux qui n’ont pas connu cette période bénie musicalement, mais terrible pour d’autres en proie aux démons de l’époque.

J.-P.T

  *** JOE COCKER MAD DOG WITH SOUL

- Ray Charles, Howlin Wolf, Éric Burdon, Joe Cocker, Neal Black, Billie Holiday. Janis Joplin, Nina Simone... allez savoir pourquoi ces dirty voices (voix sales en français ) éraillées pleines de blues et de Bourbon jusque dans les tripes m’ont toujours ébloui... Et quand Joe Cocker chante Unchain my earth de Ray Charles avec Ray Charles lui-même, à ses côtés sur scène, comme dans un rêve de gosse, c’est bien plus qu’une reprise ! Tout comme à Woodstock où sa prestation légendaire tel un pantin désarticulé vibrant de toutes part dans With a little help for my friend est inscrite pour toujours au panthéon du rock.
Car avec Joe Cocker n’importe quel morceau trouve une nouvelle vie, tout en gardant son originalité. Le documentaire proposé en ce moment sur Netflix retrace la carrière de Joe Cocker tourmentée par les démons de l’alcool et de l’acide. « Il aimait le ciel » y évoque avec émotion son épouse Pam. « C’est une voix qui avait traversé la guerre » poursuit Jimmy Reed son pianiste, ami de toujours. Le 22 décembre 2014, « La plus grande voix du Rock’n’roll « pour Billie Joël s’éteint, fatigué et las, usé de ses excès de jadis et notamment de cette Sacrée bouteille comme le chantait Graeme Allwright, lui-aussi victime de cette addiction.

J.-P.T

  *** MILES DAVIS : BIRTH OF THE COOL

JPEG 1h 55 de concerts, rencontres, interviews, sur un des plus mystérieux musiciens des années d’après-guerre jusqu’à 1991, année de sa mort. Juliette Gréco son amoureuse parisienne, Herbie Hancock, Quincy Jones, et Carlos Santana notamment évoquent ce trompettiste hors du commun.
Un document extraordinaire qui illustre admirablement toutes les facettes de cet amoureux des belles voitures (Ferrari, Maserati..) dont plusieurs ont connu des grosses mésaventures avec l’homme de « So what » au volant. Les années 50-60, c’était encore l’époque où les noirs aux Etats-Unis étaient victimes de la ségrégation avec notamment des pancartes « Interdits aux noirs et aux chiens » , mais la France aussi pouvait être odieuse avec son racisme dit ordinaire. Ainsi, Juliette Gréco alors qu’elle était avec Miles Davies, a voulu aller souper un soir après le spectacle dans un très grand restaurant du bas des Champs-Elysées où elle était bien connue. Le serveur a refusé de leur donner une table. Elle a alors salué ce dernier en lui prenant la main… et en crachant dedans ! Tout Gréco ! https://www.netflix.com/fr/title/80227122

J.-P.T

  *** KEITH RICHARD "UNDER THE INFUENCE"

- S’il est bien un film qu’on peut regarder avec infiniment de plaisir en cette période de confinement, c’est bien le documentaire tourné en 2015 par Morgan Neville sur le plus bluesy des Rolling Stones en la personne de Keith Richard.
Celui qu’on dépeint – et il ne s’en cache pas – comme le plus allumé des « Pierres qui roulent » voue une véritable admiration et un profond respect pour les premiers bluesmen à l’image de son idole Muddy Waters, avec qui il a d’ailleurs joué avec les Stones. Un vrai rêve éveillé pour Keith Richard ! On peut ainsi croiser le géant Howlin Wolf avec qui il finit dans une boite de nuit de Chicago, mais ne se rappelle plus du reste…, Sonny Boy Williamson, Buddy Guy et Tom Waits. Que du beau monde pendant 1h et 22mn de balade sur la face B de Keith Richard ; celle du compositeur-interprète plein d’humilité et de gentillesse pour les musiciens qui l’accompagnent sur ce premier CD perso. Un film qui fait du bien pour qui a le blues à l’âme.

J.-P.T

Disponible en VOD sur MYTF1 (location 5,99€) et sur YouTube.

 GREEN BOOK de Peter Farelly (2018).

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément... On revoit les images de ce fameux "green book" ( livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme ont encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction ! Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans une cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaiterait se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité... Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

MES DISQUES COLLECTOR (la bibliothèque)

  ISLE OF VIEW des PRETENDERS

(enregistrement live en studio à Londres en 1995).
JPEG Mon CD collector de la semaine, est un monument de délicatesse et d’émotion. Isle of view c’est avant tout la superbe voix de Crissie Hynde fondatrice des Pretenders associée pour une émission TV à Londres, au quatuor Duke en 1995. Et avec la talentueuse Louisa Fuller au violon sur Sens of purpose. On y trouve aussi Private life avec cet incroyable son de guitare acoustique semblant cirer la voix de Crissie Hynde comme pour la transformer en bijou serti d’or. Tout comme I hurt you et Isle of view qui donne son nom àl l’album. Bref, un album incroyable et merveilleux - parmi mes préférés de la nuit des temps - où toutes les chansons sont belles tout simplement et empreintes d’émotion. Car il y a un esthétisme fou dans la voix de Crissie qui nous prend aux tripes comme lorsqu’on est amoureux. Tout est parfait. Génial pour la route, seul , au volant, le soir au couchant….
J.-P.T
PS : Si vous avez l’album en vinyle, il atteint les 200€.

 GWENDAL Mon Joli scooter (1977)

JPEG - Quelle arrivée tonitruante dans le paysage musical français – mais d’abord breton - que celle de Gwendal, groupe nantais de fusion jazz-rock, aux accents celtiques au cœur des années 70. Comme du Pink Floyd qui aurait croisé le barde Glenmor, puis tapé le bœuf avec le violoniste Jean-Luc Ponty pour transformer les vieilles légendes de Cornouailles en musique. D’ailleurs, la magnifique couverture du 33 tours est signée Henki Bibal – pointure mondiale de la BD aujourd’hui - et on y voit tous les mystères de la lande bretonne avec ces vieilles en coiffe se baladant courbées, entre des dolmens et menhirs pris dans le brouillard. C’est cette atmosphère que Bruno Barre (violon), Youenn Leberre (flûtes & bombardes), Jean-Marie Bernard (guitare), Roger Schaub (basse), Ricky Caust (mandoline) et Arnaud Rogers (batterie) restituent dans leur discographie. A découvrir !

J.-P.T

 666 Le magnifique et ébouriffant 666 des Aphrodite’s childs (double 33ts - Vertigo)

- Nous sommes en juin 1972. Quel choc ai-je eu lors de la sortie de ce double album baptisé 666 relatant l’Apocalypse de Jean, composé par Vangélis Papanathassiou, avec la voix extraordinaire de Demis Roussos portant les paroles de Yannis Tsarouchis (en grec) et de Costas Ferris (en anglais), la batterie de Lucas Sideras, la guitare de Silver Koulouris ; bref les Aphrodite’s childs interprètes du célèbre It’s five a clock qui résonne toujours dans le monde entier. Mais ce sera leur 3ème et dernier disque. On ne retrouvera plus ensemble ces belles voix planantes haut perchées, mélodiques et magnifiques, célestes et provocantes par moment… Mais pour l’occasion de ce disque devenu légendaire, quelques guests de haut niveau avaient été invités à l’image du violoniste-saxophoniste de Zoo Michel Ripoche, et de l’extraordinaire actrice-chanteuse Irène Papas dont le fameux vocal Infinity simulant un orgasme sur fond de percussion ferait toujours rougir aujourd’hui.
666, c’est un mix de morceaux très différents des uns des autres allant du hard rock au psychédélique avec un zeste de référence au diable. Ce qui valut à l’album d’être censuré dans certains pays. Mais bien plus que le diable, c’est la jouissance vocale jubilatoire d’Irène Papas qui aura gêné les bien-pensants… Un disque qui n’a pas pris une ride !!!

Jean-Pierre Tissier

  Crosby, Stills, Nash & Young : 4 A Way street

JPEG - Cet album de légende n’est pas un simple 33 tours d’époque, comme les autres, mais bel et bien deux 33 tours « historiques » enregistrés en public au Fillmore East de New York le 2 juillet 1970, au Chicago auditorium le 5 juillet 1970, et au Forum de Los Angeles le 26 juin 1970.
David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, malgré des tensions entre eux, et une séparation temporaire du groupe, sont alors à l’apogée de leurs talents vocaux… et politiques.
On retrouve ainsi le merveilleux et éternel morceau magnifique qu’est « Ohio » empreint de gravité et d’émotion, car ce titre écrit par Neil Young, est inspiré de la fusillade de Kent State University où quatre étudiants ont été tués par des policiers lors de la répression d’une manifestation le 4 mai 1970.
Si vous n’avez jamais entendu ce double album, partez à sa découverte, car c’est toute l’histoire des Etats-Unis en 1970 qui s’y déroule, comme un prolongement de mai 68 en France, et trouve encore un prolongement navrant et triste aujourd’hui, avec l’assassinat de George Floyd par un policier à Minnéapolis.
Ce double 33 tours « A Way Street » est incontestablement celui que je prendrais avec moi sur une ile déserte, s’il n’en fallait qu’un !

Jean-Pierre Tissier

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 LÉO FERRÉ & ZOO « LA SOLITUDE » (1971).

JPEG En janvier 1970, à l’Olympia à Paris, (c’était mon premier reportage photo pour Télé Magazine) Léo Ferré était venu voir les Moody Blues dans le cadre du festival 333 réunissant de nombreux participants du festival de Woodstock dont Richie Heavens, Rory Gallagher & Taste, Renaissance, Family, Yes… et les Moody Blues, alors N°1 des ventes avec Nights in white satin. Après bien des incidents techniques, il était 1 heure du matin quand ces derniers sont montés sur scène, devant un Léo fatigué comme tout le public, mais qui avait une idée derrière la tête… Et il l’évoque d’ailleurs dans son titre C’est Extra avec la laconique phrase « Les Moody blues qui s’en balancent… ». Incontestablement, l’éventuel projet avec les auteurs du légendaire « Nights in white satin » ne verrait jamais le jour et c’est avec le formidable groupe français Zoo - sans leur chanteur habituel Joël Daydé – que Léo Ferré se lancera dans la pop-music en 1971 pour un 33 tours qui n’a pas séduit les puristes de l’époque. Mais moi, amateur de fusion des genres, OUI ! Car il y avait, outre les textes magnifiques de Léo Ferré, des musiciens de très haut niveau dans ce Zoo là avec Michel Hervé (basse), André Hervé (orgue, guitare électrique et piano), Christian Devaux (batterie), Daniel Carlet (saxs, flûte et violon électrique), et le très éclectique violoniste Michel Ripoche qui avait la particularité incroyable d’avoir été sélectionné en équipe de France de football lorsqu’il était junior et évoluait au FC Nantes. Il avait le choix entre passer pro ou devenir musicien pro ! Et il a choisi la musique. D’où le début d’une courte amitié avant qu’il ne parte au Brésil rejoindre pour un temps Clayton Thomas fantastique chanteur de Blood, sweat & tears pour y marier futbol et musique. Et pour avoir eu le plaisir de voir Ferré à la Mutualité à Paris pour le concert de la fédération anarchiste, et Zoo en concert sous d’autres cieux plus rock, permettez-moi d’écrire : quelle belle époque !

J.-P.T

 The Beatles llive at the BBC 1962-1965.

Sorti en 2013. Les Fabulous four de Liverpool ont participé à de nombreux shows à la BBC de mars 1962 à juin 1965. Ce double CD propose pas moins de 63 titres sur les 88 qu’ils ont proposées aux auditeurs de la plus célèbre radio du monde. Celle qui a propulsé les Kinks, les Who,les Stones.. mais aussi les Monty Phyton. On retrouve, outre leur répertoire, les voix de John, Paul, George et Ringo entre les morceaux. Un vrai document !

J.-P.T

 Johnny Rivers et son légendaire titre de 15 minutes John Lee Hooker enregistré en 1965 en public au Whisky a gogo à Los Angelès (USA).

JPEG - Sûr que là, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… C’était pile-poil le mien, quand ce disque de Johnny Rivers a mis le feu et le frisson chaque soir dans les boites bretonnes pendant l’été 1969 dès que les premières notes d’égrenaient sur la platine. Un rythme de blues lent qui petit à petit grandissait avec de faux-airs du Baby please don’t go de Van Morisson et des Them, et du Satisfaction des Stones, à la façon d’un titre précurseur du Rock’collection de Laurent Voulzy… 30 ans plus tard ! Car Johnny Rivers était parfaitement inconnu en France, hormis du ceux qui avaient eu la chance de le découvrir en 1965 à l’Olympia à Paris, en première partie des Kinks. Mais c’est le Ricain véritable juxe-box des tubes rock, blues, et rythm’n’blues de l’époque qui avait supplanté Ray Davies et ses succès comme All day and all the night ou You really got me… On a dansé comme des fous là-dessus, le temps d’un été, car un titre de 15 minutes sur une radio française, ça ne passe jamais. Mais de temps à autre, un DJ inspiré ou un beau-frère lors d’une soirée festive ressort le 33 tours collector… et ça marche toujours !

J.-P.T

 Nine below zero Live at the Marquee club

JPEG JPEG Né en 1979 en prenant pour nom de scène celui d’un titre de Sonny Boy Williamson, Nine below zero est alors composé de Dennis Greaves (guitare), Peter Clark (basse), Mickey Stix Burkley (batterie) et de l’extraordinaire harmoniciste-chanteur Mark Feltham. Ils écument alors pubs et clubs en Angleterre en électrifiant ce blues qu’ils apprécient tant. Le disque enregistré en public au mythique Marquee club est un étendard de la musique anglo-saxonne des années 80. Mélangeant punk, rock et blues. Dans la lignée de Doctor Feelgood, avec en plus la virtuosité animale de Mark Feltham à l’harmonica ; champion du monde du genre Toutes catégories pour moi. Mon idole, quoi ! 40 ans plus tard, ils sont toujours là. En version acoustique ou électrique, c’est toujours un très grand moment. Pour avoir pu les écouter il y a une quinzaine d’années à la cave de Font-Robert à Château-Arnoux, et les interviewer ensuite aux côtés des musiciens locaux de Dirty Water qui avaient assisté à leur concert au Paradisio à Amsterdam dans les années 80, je peux vous assurer qu’il y a eu de l’émotion et de la fraternité musicale en coulisses. C’est ça le rock quand il rejoint le blues.

J.-P.T


- Michel Petrucciani Both worlds (1997). JPEG Véritable météore du piano jazz, Michel Petrucciani est mort à New York le 6 janvier 1999, à l’âge de 36 ans. Il souffrait depuis sa naissance de la « maladie des os de verre ». Sa carrière musicale et discographique n’aura duré que 19 ans, mais dix-sept albums enregistrés en studio et sept en « live » témoignent de son énergie incroyable, du plaisir qu’il avait sur scène, et de ce toucher délicat sur ce clavier qu’on pensait toujours bien trop grand pour lui, mais qu’il parcourait en s’y allongeant presque parfois, comme pour faire corps avec les notes.. Cet album Both worlds sorti en septembre 1997, et dont je ne me lasse jamais est un événement dans sa carrière car pour la première fois, c’est un groupe dans toute son entité qui est sur scène. Même s’il en est le leader, il ne joue pas les leaders, et se mêle dans l’ensemble comme Blood, sweat and tears dans les années 70. Il est donc entouré de Steve Gadd (batterie), Anthony Jackson (guitare), Bob Brookmeyer (trombone), Flavio Boltro trompette) et Stefano Di Battista (saxophone). Et c’est cette joyeuse troupe que l’on a pu voir au festival Jazz à Manosque d’Ollivier Gérard à cette époque, et quelques années auparavant à Château-Arnoux au Festi-Jazz de Robert Pasquier. Both worlds nous entraine dans un tas d’émotions très différentes comme un voyage musical dans le monde entier avec notamment Petite Louise et le savoureux Guadaloupe. Le képi de Manosque... Mais Michel Petrucciani, c’est aussi pour moi un souvenir extraordinaire vécu lors de sa venue à Manosque, alors que nous dînions avec ses musiciens tardivement après le concert sur la Place des marchands. La Police est passée pour faire une observation, à la dizaine de personnes présentes – dont votre serviteur JPT - car quelques riverains avaient émis auprès du commissariat une certaine gêne due au bruit des conversations qui en toute honnêteté ne devaient nullement dépasser la norme. C’était encore l‘époque où les policiers avaient un rigide képi. Et Michel Petrucciani du haut de ses 91 centimètres a expliqué, droit dans les yeux, au policier venu demander de baisser d’un ton « qu’il faisait la collection des chapeaux et qu’il lui manquait un vrai képi de la Police Nationale ». Stupeur et silence du groupe qui s’est demandé s’il y avait là de l’ironie provocante ou de la sincérité derrière tout ça… Le policier manosquin ne connaissant pas Michel Petrucciani, je suis allé lui expliquer qui était ce grand pianiste…. Et un quart d’heure plus tard, à ma grande surprise, le policier est revenu sur la Place des marchands pour offrir à Michel Petrucciani le képi de ses débuts dans la Police Nationale. Un instant très fort ! La photo a été immortalisée aussitôt et est parue dans Le Provençal le lendemain. Un immense souvenir !
J.-P.T

  Roy Buchanan live stock

JPEG Enregistré en public au Town hall de New York, le 27 novembre 1974. - Bluesman blanc et guitariste virtuose mort bien trop jeune à l’âge de 49 ans en 1988, Roy Buchanan a été un référence du blues teinté de rock dans les années 70. Son jeu de guitare tonitruant et délicat à la fois, fait penser aux accents toniques ou lyriques que pouvaient avoir Alvin Lee de Ten years after, Rory Gallagher de Taste ou Johnny Winter. JPEG Ce disque enregistré en public résume parfaitement bien l’émotion qu’il dégageait. Un CD collector empreint d’âme, de spleen et de rêve. Bien dans l’air du temps actuel où la musique fait parmi de nos remèdes au confinement.

J.-P.T

Le concert de Dr Feelgood avec Lee Brillaux et Wilko Jonson au Southend Kursaal à Canvey island en novembre 1975. JPEG C’est sur cette île de 18,5 km2 au nord de la Tamise qu’est né le nouveau rock anglais. C’est là que Dr Feelgood, mais aussi Gary Brooker et Procol Harum, ont amené ce nouveau son (le Pub rock) qui a remué bien des foules. Ce DVD auquel je suis très attaché retrace un concert de 1975 de Dr Feelgood, avec les historiques fondateurs du groupe que sont Wilko Johnson et le regretté Lee Brilleaux qu’on avait pu voir au festival Jazz à Manosque en 1993, sur le parking de la Villette, un an avant sa mort, avec – excusez du peu - Paul personne et les Blues Brothers le même soir ! Une programmation de l’ami Olivier Gérard à l’époque. Les temps ont bien changé depuis… Au sein de Dr Feelgood, Robert Kane a remplacé Lee Brilleaux au chant et à l’harmonica à la mort de ce dernier, et Steve Walwin en a fait de même peu après pour Wilko Johnson. Depuis plus de 25 ans, avec Phil Mitchel (basse) et Kevin Morris (batterie), le groupe compte donc la même force et pour les avoir vus et interviewés pour Le Provençal à Avignon, Marseille, Gap, Arles… il y a toujours la même énergie sur scène. Un groupe sympa, attachant dont le guitariste Steve Walwing effectue chaque année un tour de l’Angleterre à vélo afin de récolter des fonds pour les enfants handicapés. Il avait d’ailleurs été très étonné que je connaisse cet aspect privé de son personnage, lors d’un après-concert autour d’une bière à Gap. Et cela m’avait valu un très beau moment de journalisme loin des questions habituelles sur le riffs de guitare dont il a le secret sur Down by the jetty. Un DVD empreint de souvenirs et d’humanité.
J.-P.T

 La musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l’échafaud par Miles Davis. Enregistrement édité par Fontana.

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« Ce CD a été enregistré en décembre 1957 à Paris dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, comme me l’a raconté au dans les années 70, le comédien Maurice Ronet, partenaire de Jeanne Moreau dans le film, lors d’une séance photo à son domicile parisien pour Télé magazine. Le film était projeté sur grand écran dans l’amphithéâtre et Milles Davis accompagné par Barney Wilen (sax), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (basse) et Kenny Clarke (batterie) jouait en improvisant sur les scènes qui défilaient devant lui, en noir et blanc.
C’était la nuit, et l’ambiance était très détendue. Jeanne Moreau était là. A un moment, Miles Davis - lors de la séquence « Diner au motel « - a perdu un petit morceau de peau de sa lèvre supérieure. Et ce bout de peau s’est coincé dans l’embouchure de sa trompette. Néanmoins, il a continué à jouer avec ce vibrato inattendu… Il a même demandé à Louis Malle s’il voulait qu’on recommence pour que ce soit plus propre, mais ce coup du sort s’est transformé en coup de génie. On est resté sur cette prise. » Un disque toujours aussi magique à écouter.

Il existe aussi – toujours chez Fontana – un vynile 33 tours consacré au Jazz sur l’écran sur lequel on trouve face A Ascenceur pour l’échafaud avec dix morceaux choisis parmi les 26 séquences musicales du film. Et sur la face B, des extraits de bandes originales de deux films d’Edouard Molinaro : Des femmes disparaissent enregistré par Art Blakey et les Jazz Messengers et Un témoin dans la ville avec une BO composée par Barney Wilen.
JPEG L’ambiance y est autant blues que jazz, et j’ai eu le grand plaisir de pouvoir me faire dédicacer ce disque par Art Blakey lui-même sur un coin de table de La Bonne Etape, le beau restaurant étoilé de la famillle Gleize à Château-Arnoux, lors d’un déjeuner fantastique en tout petit comité aux côtés de mon « modèle », le regretté André Francis, mythique journaliste créateur de « Pour ceux qui aiment le jazz » sur Paris Inter. C’était quelques heures avant le concert d’Art Blakey à FestiJazz, le très grand festival imaginé dans les années 80 à la Ferme de Font-Robert par Robert Pasquier et sa bande.

Jean-Pierre Tissier

 "Blue & Lonesome" ou l’ADN des Stones de Willie Dixon à Howlin wolf

- Ce n’est certes pas le plus connu de leurs albums, mais c’est peut-être celui dont ils rêvaient juste pour eux seuls, comme une brioche qu’on s’enfile au petit matin entre potes parce qu’on en a envie tout simplement, et les férus de blues, dont nous faisons partie. « Le blues est notre ADN affirment depuis longtemps Keith Richard et Mick Jagger, et avant eux, le regretté Brian Jones qui tape le bœuf depuis longtemps assis sur un nuage avec Robert Jonson, BB King, John Lee Hooker, Willie Dixon, Muddy Waters, et tant d’autres. Tous ceux qui sont - avec les voix de Bessie Smith, Sarah Vaughan, ou Billie Holiday – aux racines du blues et de la condition des noirs aux USA. Et il suffit de revoir le très beau film qu’est Greenbook pour comprendre tout ce que cette musique à de chair de poule et de frisson dans son sang. Au travers de ce CD réalisé en trois jours à la mi-décembre 2015, les Stones - car Ron Wood et Charlie Watts étaient là-aussi - n’auront pas occupé la tête des charts, mais se sont souvenus qu’en 1962 à leurs débuts, ils jouaient du Chicago blues. Et que cette musique- là n’a pas besoin des grands stades ras de public jusqu’à la gueule pour exister. Une cave, des grattes, quelques bonnes bières, une voix plutôt dirty , quelques harmonicas (Eh oui, ça change parfois de tonalité pour les diatoniques !) et des potes ; c’est ça le blues ! Entre espoir et mélancolie, entre amour et tristesse. La vie quoi !

J.-P.T

  Blues & Polar rime avec Gallimard chez Bue Note

JPEG Avec le temps libre dont on dispose actuellement, contraint et forcé, via notre confinement, il suffit parfois de soulever quelques piles de livres ou de vieux CD pour dénicher une perle. Ainsi cette édition spéciale du label Blue Note alliant Blues & Polar (avec l’esperluette) qui a inspiré notre logo il y a 18 ans. Cette initiative géniale est née de l’esprit jazzy du journaliste-écrivain-épicurien ancien de Nice-Matin et amateur de bon vin, Patrick Raynal, directeur de la Série noire chez Gallimard de 1991 à 2004. Pour ce CD compilation célébrant les 60 ans du label Blues Note fondé en 1939 par Alfred Lion - émigré allemand fuyant l’Allemagne nazie et passionné de jazz – on retrouve Miles Davis et Cannonball Adderley dans « Les feuilles mortes » enregistré en mars 1958, T-Bone Walker et son « Stormy Monday » (version originale de 1947), Memphis Slim, Muddy Waters, John Lee Hooker, Herbie Hancock, Dexter Gordon, Art Blakey, John Coltrane dans « Blue train » enregistré en 1957, et aussi Jimmy Rogers pour un « That’s allright » qui nous met tous d’accord. 72 mn et 34 s de bonheur absolu entre joie et mélancolie ; mais surtout espoir !

J.-P.T

 CINÉMA : ON A VU ET ON A AIMÉ

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"Les Faussaires de Manhattan" de Marielle Heller

- Mélancolie profonde en toile de fond ; le blues de la vie, en fait ! Ancienne auteure à succès, Lee Israël remarquablement interprétée par Melissa Mac Marthy est aujourd’hui sans le sou, mais son caractère plutôt bien trempé (dans le whisky surtout !) ne lui permet pas de s’intégrer aux simples boulots du quotidien. Son petit appartement en désordre atteste d’un côté dépressif frôlant la zone rouge, et seul son vieux chat parvient à la faire sourire. Loin des gratte-ciel et du clinquant, criblée de dettes, plutôt attirée par les femmes, malgré un physique ingrat, elle s’imagine par hasard une vocation de faussaire, via des courriers épistolaires de personnalités du cinéma ou de la littérature aperçus chez un marchand de livres anciens, et dont le prix équivaut à un coup de crayon sur ses dettes. Arrive Jack, ami gay en perdition, fauché lui-aussi malgré ses allures d’éternel gentleman. Le parcours des deux amis en cohabitation urbaine sera très chaotique, mais l’art d’imiter à la perfection, voire plus, le style des grands auteurs met plus que du beurre dans les épinards de Lee…. jusqu’au jour où la supercherie sera découverte par le FBI. Les Faussaires de Manhattan est une histoire vraie superbement portée à l’écran par Marielle Heller, sans clichés ni grosses ficelles sur les gays et lesbiennes. Tout est dans la pudeur, la délicatesse et les sentiments. A voir absolument !

Jean-Pierre Tissier

 Green book : sur les routes du sud... de Peter Farelly

JPEG On ressort de la projection, ému aux larmes, heureux aussi, et en colère profondément...
On revoit les images de ce fameux "green book" (livre vert de voyage attribué à la communauté noire en déplacement ) comme on encore les gitans nomades et autres gens du voyage aujourd’hui en France, et on en a la stupéfaction !
Tout comme on a la nausée lorsque le Dr Don Shirley pianiste noir virtuose de musique classique qui se produit dans une soirée privée avec tout le "gratin" blanc du Sud des States est invité à se rendre... dans les cabane au fond du jardin par un domestique (!) alors qu’il souhaite se rendre aux WC de la maison... Et qu’on est en 1962 !!
Avec une BO géniale qui réunit le son des sixties aux USA et une jam-session de folie dans un bar, "Green book" outre sa vertu pédagogique et historique qui en embête certains nous rappelle que c’est Elvis Presley qui emmena BB King à la TV américaine ; là où les "blacks" n’étaient pas admis. Et qu’il subjugua tout le monde par sa virtuosité...
Encore une fois le blues montre bien qu’il est la musique du quotidien, de toutes les émotions et du cœur. "Green book" est un film d’utilité publique qui en dit long sur la complexité des hommes, de leurs dirigeants, et de leurs contradictions multiples.

J.-P.T

 L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam

Fantasmagorique et abracadabrantesque !
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- On l’attendait depuis vingt-cinq ans, après des affres, des vicissitudes, des drames, des morts même sur ce tournage tourmenté - encore en démélé avec la justice - où le regretté Jean Rochefort devait tenir le premier rôle à l’époque.
"L’Homme qui tua Don Quichotte" signé Terry Gilliam tient d’un mariage réussi entre les Monty Phyton, Dario Fo et la comédia del arte... avec une pincée de Fellini pour la fantasmagorie étonnante et merveilleuse qui se déroule à la fin du film, de nuit dans un château en Espagne. On n’y rit pas à gorge déployée mais avec une intériorité profonde qu’on savoure comme un verre de Château Margaux...dans lequel surnagerait un piment oiseau.
Bref, allez voir cette fresque étonnante aux formes de frasques nageant entre rêve et réalité. Et cela fait du bien !

J-P.T

"Everybody knows d’Asghar Faradi

Suspense garanti !
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- Réalisé avec pour premiers rôles, le superbe couple (à la vie comme à l’écran) Pénélope Cruz et Javier Bardem, "Everybody knows" a été le film d’ouverture (ovationné) du festival de Cannes 2018. Un thriller plein de suspense, de questionnement, sans police, ni gendarmerie (ou si peu...) et sans violence,vu avec bonheur au cinéma Le Lido à Manosque qui vit ses derniers mois d’existence en attendant le futur complexe à 8 salles de la place de la Villette.
Tout est dans la finesse du cinéaste iranien Asghar Faradi qui filme avec beauté une joyeuse noce andalouse - d’où le suspense naît - comme une scène de théâtre digne de "La Noce chez les petits bourgeois" de Berthold Brecht, puis nous entraîne dans le vignoble espagnol et ses secrets de famille.
Un drame psychologique avec une fin ouverte où chacun peut imaginer ce qu’il veut. Superbe !

J.-P.T

"La Villa " de Robert Guedigian pour revenir sur terre et aux vrais sentiments

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- Après le choc de « La Mise à mort du cerf sacré », authentique film de cinéma réunissant Nicole Kidmann et Collin Farell, mais si terrifiant et cruel au final, il était important, en cette période avançant vers Noël de retrouver du cœur, de l’âme et du sens avec un film de Robert Guédiguian.
Son tout dernier, dénommé « La Villa », et qui se déroule justement, sur la Côte bleue, presque à huis-clos dans une grande maison aux murs blancs surplombant la fascinante calanque de Méjean, près d’Ensues-la-Redonne.
Là où le décor magique de la mer et des pins y prenant racines, a le don de vous transporter aussi loin qu’en Grèce en un simple regard, malgré la période automnale choisie.
Là où les silences signés Serge Valetti – homme de polar et de théâtre – ont une valeur de dialogues et de paroles explicites ; et Guédiguian les exploite tout naturellement avec sa famille du 7e Art habituelle : Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Jean-Pierre Daroussin auxquels s’ajoutent Robin son Stévenin et Anaïs Demoustier.
Rien d’inutile devant la caméra ; comme une parcimonie d’images destinées à nous faire pénétrer ces retrouvailles familiales autour d’un patriarche touché par un AVC… La vie, la fin de vie, l’amour, la famille, les drames, l’ancien monde ouvrier aujourd’hui quasiment disparu….
Autant de sujets récurrents que Robert Guédiguian aborde comme toujours avec pudeur et délicatesse, via des comédiens taiseux aux antipodes des pagnolades marseillaises. Mais l’essentiel est dit ! Tout comme cet ajout inattendu d’actualité, où des enfants de migrants fuyant les zones de conflit de l‘autre côté de la Méditerranée, sont retrouvés tapis dans la colline d’Ensues.
« Des gens qui ont donné de l’eau à des migrants sont aujourd’hui condamnés par la justice commentait avec colère Robert Guédiguian venu en début de semaine présenter son film sur France Inter. Alors que ce sont ceux qui n’ont pas donné d’eau qui devraient être condamnés… »

Une phrase qui résonne comme les cris de liberté poussés avec joie par la bande à Guédiguian sous le viaduc de la Redonne.. Ca, Guédiguian ne pouvait pas s’en empêcher !

J.-P.T

"Au -revoir là-haut " ’Albert Dupontel. Plus qu’un film ; une oeuvre d’art !

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- Tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître récompensé par le Prix Goncourt en 2013, "Au-revoir là-haut", le film de l’humoriste Albert Dupontel est un véritable coup de poing, en forme de coup de foudre et de coup de cœur, comme rarement vu sur grand écran depuis "Éléphant man". La guerre effroyable des tranchées de 14-18 y est filmée avec une vérité crue qui nous scotche à notre siège pendant quelques petites minutes - une éternité pourtant ! - tant on se sent aspiré sous terre, par les tirs d’obus, les explosions, et l’enfer de feu venu de la mitraille.
Mais c’est la poésie émanant de cette "Gueule cassée" magnifiée par des masques réparateurs qu’auraient pu signer Jean Cocteau qui porte ce chef d’oeuvre au point qu’on a l’impression de marcher sur un fil de sentiments divers et inattendus au fur et à mesure que l’on avance dans le temps. L’escroquerie de la vente de monuments aux morts (fait réel) aux municipalités se transforme petit à petit en polar, avec de l’amour, du fric à gogo... mais le destin (on vous laisse découvrir ça) sera au bout du chemin.
On retrouve un Niels Arestrup, magnifique lion de scène, et une distribution où les comédiens de la Comédie française théâtre Laurent Lafitte et Michel Vuillermoz sont tout simplement superbes de vérité.
Un très grand film dont on ressort ébloui avec des étoiles plein la tête...

J.-P.T



UN LIEU À DÉCOUVRIR

 LA MAISON DU BLUES À CHATRES-SUR-CHER

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- Jack Garcia génial créateur de la Maison du Blues - unique concept du genre en France, au cœur du Berry à Châtres-sur-Cher - nous a reçus avec une grande fraternité, dans son fief, pour le concert du Jersey Julie Blues band.
Une formation biterroise, mais néanmoins très internationale avec une chanteuse-saxophoniste américaine hors du commun, non sans rappeler Janis Joplin par le charisme, la voix et l’allure, mais avec un jeu de sax aux réminiscences du glorieux Jr Walker dans les années 70.
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Ce blues chaud venu du bayou en a scotché plus d’un, à commencer par votre serviteur totalement sous le charme de ce quartet drivé par un épatant Jimmy à la batterie, un excellent clavier, et un guitariste-chanteur dont le timbre fleurant bon l’Occitanie donne aux paroles ricaines, la couleur de la Louisiane et du bayou avec beaucoup de naturel.
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- Si d’aventure vous êtes dans le secteur de Tours, Orléans, Blois, Châteauroux, Vierzon, Bourges ou Romorantin, allez découvrir ce véritable Café associatif tenu par Jack Garcia, son équipe, et toute une bande de joyeux bénévoles évoluant dans l’esprit de Blues & Polar eux-aussi. Merci de l’accueil Jack.
* La nouvelle vidéo réalisée par Jack Garcia sur la Maison du Blues à Chatre-sur-Cher fait découvrir la belle ambiance de ce club si fraternel… Pour ouvrir la vidéo, cliquer sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=c5aFBtMfDks

- Ce lieu intimiste de concert que Blues & Polar (voir ci-dessus) a découvert récemment est une réussite inespérée avec 456 adhérents (en 4 mois) et une fréquentation régulière pour l’ensemble des concerts (19 concerts avec 45 personnes en moyenne) avec un public majoritairement local (350 adhérents de la région).
Des musiciens français et étrangers ont déjà fait don de tenues de scènes, de guitares, Bottleneck ou harmonicas dédicacés… Récemment Sandra Hall a fait don d’une tenue de scène. Ce Musée témoignera de cette incroyable histoire en pleine ségrégation et de ses évolutions".
* L’’ouverture du Musée a eu lieu le samedi 6 avril 2019, avec la participation de Bobby Rush et son Band à la Pyramide de Romorantin.

J.-P.T

* La Maison du Blues, 42 rue du 11 novembre 1918 à Châtres-sur-Cher (Loir-et-Cher) est ouverte le vendredi de 17 h 30 à 23 heures. Le samedi de 20 heures à minuit avec un concert à 21 heures (10 €). Courriel : lamaisondublues@gmail.com
Tel 06 66 42 70 24. Réservations 06 24 77 71 58.



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